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Peut-on vraiment dire que l’humain a ses chances de déceler les secrets ésotériques de l’univers?

Étude de cas : Peut-on vraiment dire que l’humain a ses chances de déceler les secrets ésotériques de l’univers?. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  14 Mars 2021  •  Étude de cas  •  1 211 Mots (5 Pages)  •  90 Vues

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Peut-on vraiment dire que l’humain a ses chances de déceler les secrets ésotériques de l’univers?

Dans notre société du 21e siècle, le savoir prend une place fondamentale. Des milliers de chercheures dans le monde sacrifient leur vie entière dans l’espoir de faire avancer l’humanité, lui permettre de passer à un nouveau stade de son évolution et de découvrir les subtilités qui régissent l’univers. Or, certains individus estiment que la recherche du savoir ne mène à rien, car Dieu, tout puissant, a la destinée de l’homme entre ses mains. Malgré l’inflexibilité de la religion, la soif incessante de savoir chez l’humain la poussée, tout au long des âges, à développer des domaines d’étude tels que les mathématiques, la métaphysique et la philosophie, pour comprendre le monde qui nous entoure. Cependant, peut-on vraiment dire que l’humain a ses chances de déceler les secrets ésotériques de l’univers? Cette question est controversée. Nous verrons la réponse du philosophe Platon, pour lequel le monde n’est qu’une copie du monde des Idées, défini par Platon comme étant un monde supérieur au monde sensible, en conséquence de quoi, l’humain ne peut pas espérer connaitre l’origine du monde, car il a toujours existé. À l’inverse, Aristote répond positivement à la question, car pour lui, le monde supralunaire est non mu et c’est cette immobilité éternelle qui est le moteur de l’univers.

Platon, père du dualisme ontologique, renoue avec l'enquête des présocratiques sur la nature du changement et de la permanence. En effet, il avance que le monde sensible, soit la réalité perçue par nos sens faillibles, est jonché de finitude, d’imperfection et d’illusions. Il en conclut que le monde sensible appartient au règne de l’opinion, car la perception du réel par nos sens peut varier d’une personne à une autre et vu qu’il s’avère que rien n’est immuable, on ne peut pas posséder une connaissance sur quelque chose qui est fini. Inversement, Platon nous parle du monde des formes intelligibles qui est constitué de réalité immatérielle, infinie, incorruptible et parfaite. D’ailleurs, le philosophe met l’âme humaine dans cette catégorie et la considère comme ayant tous les savoirs, mais cette dernière, étant pervertie par le corps, les a oubliées. De plus, Platon semble admettre trois principes à savoir Dieu en tant qu’intelligence universelle, soit un créateur qui est en dessous du monde des Idées, la matière en tant que support de l'illusion et de la corruption et l'Idée en tant qu'essence de toute chose matérielle. On peut donc cerner dans le dualisme ontologique de Platon que l’humain connaît déjà l’origine du monde, mais cette connaissance est enfouie au fond de son âme. Néanmoins, tout comme il est impossible de dessiner fidèlement l’Idée qu’on a d’un cercle sur une feuille, car la matière pervertit et rend imparfait ; il est impossible pour l’humain de faire une copie fidèle imageant l’origine de l’univers dans le monde sensible. Cela porte à croire que Platon serait contre le fait que l’humain puisse un jour pouvoir. Sortir « l’origine du monde » du monde des formes intelligibles pour l’appliquer au monde sensible.

L’empirisme d’Aristote se rapproche beaucoup de la façon de penser moderne. En effet, en rejetant le dualisme de Platon, Aristote revalorise l’importance des sens dans notre compréhension du monde en affirmant que les sens ne se trompent pas, mais que c’est leur interprétation qui peut être erronée. Aristote conclut également que la connaissance et le vivant s’organisent selon une conception gradualiste avec l’humain au sommet de la chaine qui possède des capacités cognitives et sensitives. Le philosophe ajoute que l’esprit est dépendant du corps et qu’il ne peut pas exister sans enveloppe charnelle. De plus, pour Aristote, la métaphysique est la plus importante des sciences, car elle s'occupe des vérités supérieures au monde sensible; elle recherche les causes du principe premier, soit la structure ontologique immanente de la substance des choses qui est un principe intrinsèquement unitaire qui n'existe que par lui-même et qui est autosuffisant. Ensuite, Aristote avance que pour comprendre une chose, il faut saisir ses quatre causes, soit la cause formelle qui est définie par la forme de la chose, la cause matérielle qui est définit par la matière de quoi est constitué une chose, la cause efficiente qui est la personne qui fait cette chose et la cause finale qui désigne le but ultime d’une chose. Finalement, il existe pour un Aristote trois types de substances. Il y a des substances sensibles qui naissent et se dégradent qui est appelé les substances sublunaires. Il y a également des substances incorruptibles comme les étoiles et les planètes qui sont éternellement immobiles et enfin une substance transcendante, désignée comme étant un Dieu, qui est la cause absolue de tout ce qui est mobile. Ces dernières font partie du monde supralunaire. On peut donc cerner dans l’empirisme d’Aristote que tout ce qui est mobile est mu par une substance extérieure, mais il doit exister un principe premier absolument immobile, qui est une action pure et qui est le moteur du mouvement de l'univers. On peut donc en conclure qu’Aristote serait en clin à croire que l’humain peut espérer connaitre l’origine du monde, car le mouvement de l'univers étant éternel, il est nécessaire qu'il existe aussi un principe premier pour le provoquer.

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