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Spleen LXXVII, Spleean et Idéal, Les Fleurs du Mal, Baudelaire

Commentaire de texte : Spleen LXXVII, Spleean et Idéal, Les Fleurs du Mal, Baudelaire. Recherche parmi 296 000+ dissertations

Par   •  17 Juin 2017  •  Commentaire de texte  •  981 Mots (4 Pages)  •  4 535 Vues

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 SPLEEN LXXVII est le dernier poème de la section Spleen et Idéal des Fleurs du Mal, de Baudelaire.

Les fleurs du mal sont un recueil de cent poèmes d’époques et d’inspirations très diverses. On peut déjà remarquer l’aspect paradoxal voir provoquant qui reflète la personnalité de Baudelaire.

BAUDELAIRE est un poète du 19ème siècle :

Qui a cherché dans la création poétique une revanche sur les épreuves de la vie. IL a exercé une influence considérable sur la poésie ultérieure en l’orientant vers le REFUS DU MONDE, vers l’EXPLORATION DE TOUTES LES REVOLTES ET DE TOUS LES REVES.

Quatre poèmes se succèdent sous le même titre de Spleen. Ils traduisent chacun l’état douloureux d’un être hanté par les souvenirs, obsédé par la maladie et la mort et livré aux angoisses et aux hallucinations.

 Entre attente et angoisse, comment ce poème illustre la manière dont le Spleen prend possession de l’esprit du poète ?

ON assiste à une progression dramatique originale en 3 temps :

  1. ON assiste à la montée progressive de l’angoisse 

Tout d’abord on constate que le poème est composé de deux phrases inégales.

 La première phrase décrit La montée progressive de l’angoisse qui est scandée par les 3 propositions subordonnées circonstancielles de temps dont le retour régulier traduit le caractère progressif et inexorable du spleen. Cette strucutre syntaxique suggère en effet l’impossibilité d’échapper au Spleen qui se diffuse dans l’atmosphère. Mais cette anaphore rappelle également, par sa répétition, l’ennui temporel de l’habitude, le rappel immuable du même évènement.

  1. Dans la strophe 1 : il y a un sentiment d’oppression « le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » cette comparaison montre que Baudelaire sent le ciel qui se resserre au-dessus de lui, comme confiné dans un monde qu’il cherche à fuir.
  2. Dans la strophe 2 : On retrouve le terme « cachot humide », « murs » « se cognant » qui sont le champ lexical de l’enfermement. On retrouve également le terme « chauve-souris » « araignée » au v. 11. L’angoisse est suggérée par la référence à ces animaux effrayants.

 Les champs lexicaux celui de l’enfermement et du bestiaire animale se complète pour peindre une atmosphère oppressante et glauque.  

  1. Strophe 3 : il en ressort une forme de Claustration verticale avec la comparaison de la pluie en barreaux. On peut relever également « murs » qui évoque la verticalité signifiant la limite.

 Baudelaire est enfermé …voir pris au piège « araignées » « filets » 

Dans les 3 premières strophes on remarque une gradation, une progression de la souffrance partie d’une impression de désespoir, qui progresse jusqu’au plus intime de son corps.

EN effet L’espace se restreint en même temps que l’angoisse augmente. La restriction de l’extérieur nous permet d’accéder à l’intérieur du poète.

  1. ENSUITE La Crise de Nerf et l’éclatement hystérique du désespoir    

 …. Font irruption à la 4ème strophe :

RUPTURE : Il y a une rupture au niveau syntaxique avec l'arrivée de la proposition principale après les trois propositions subordonnées, puis une rupture au niveau de la structure avec le connecteur « tout à coup » (v13, adverbe de manière). CETTE RUPTURE MARQUE LE DEBUT DE LA CRISE

  «  des cloches TouT  à coup sauTent avec furie » il s’agit d’une allitération en T qui témoigne du vacarme des cloches, d’une certaine brutalité  impression de mitraillèrent.

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