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Étude de l'évolution des ventes chez Renault et Citroën

Commentaire de texte : Étude de l'évolution des ventes chez Renault et Citroën. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  7 Décembre 2013  •  Commentaire de texte  •  611 Mots (3 Pages)  •  469 Vues

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Rarement les deux constructeurs français n'auront connu de fortunes aussi diverses. Alors que les ventes de PSA Peugeot Citroën ont progressé de 12,5% le mois dernier en France -sur un marché en hausse de 6,2%- celles du groupe Renault1 ont plongé de 18,2%. Sur les cinq premiers mois de l'année, le premier voit ses immatriculations augmenter de 5,6% ; le second enregistre un repli de 8%.

La contre-performance de Renault s'explique «à plus de 95% par des problèmes d'approvisionnement, en particulier sur les moteurs Diesel, qui nous manquent aujourd'hui cruellement», ce qui retarde les livraisons, assure Bernard Cambier, le directeur commercial France du groupe. «Nous nous sommes trompés dans notre planification ­industrielle en sous-estimant la reprise de la demande française et mondiale en fin d'année dernière», détaille-t-il.

Sur certaines Clio Diesel, les délais de livraison courent même jusqu'à novembre. D'où la décision, prolongée en juin, de brader la version essence de ce modèle à 7990 euros, dans l'espoir d'attirer les clients vers cette motorisation.

Si les volumes de la marque ­Renault baissent de 13,6% en mai, Dacia, la filiale low-cost du constructeur2, s'effondre carrément (- 37%). La marque roumaine est victime de l'arrêt, fin 2010, du bonus gouvernemental de 2000 euros pour l'achat d'un véhicule roulant au GPL (gaz de pétrole liquéfié). Or la Sandero GPL représentait 40% des ventes de Dacia l'an passé. La Sandero et le 4×4 Duster ont par ailleurs pâti de la pénurie de moteurs ­Diesel.

Au global, Renault affirme que son «carnet de commandes est supérieur de 10% à celui de l'année dernière à la même époque». Ce qui devrait permettre «de retrouver notre part de marché sur la seconde partie de l'année, à mesure que les voitures seront livrées», souligne Bernard Cambier.

Gamme vieillissante

Quoi qu'en dise le constructeur au losange, «il faut aussi bien reconnaître que sa gamme n'est pas très séduisante par rapport à ses concurrents», glisse un expert du marché, la plupart des modèles étant assez âgés. L'Espace date en effet de 2002, la Clio, de 2005, quant aux Twingo et Laguna, elle sont sorties en 2007. Or le groupe ne lancera pas de nouveautés avant la mi-2012, avec sa Zoé électrique3, suivie à l'automne de la même année de la Clio 4. De quoi s'inquiéter d'ici là pour la part de marché de Renault, tombée à 20,5% sur la période de janvier à mai, contre 22,1% en 2010 et 25,4% en 2005.

À l'inverse, son rival PSA bénéficie à plein de lancements récents. «Nous sommes un peu à la peine sur les petites voitures depuis la fin de la prime à la casse, mais ce sont cette année sur les véhicules de taille moyenne et supérieure que la bataille se joue, des créneaux en croissance sur lesquels nos 3008, 5008 et 508 fonctionnent bien», se félicite Marc Giulioli, directeur marketing France de Peugeot. Parallèlement, Citroën, après la DS3, vient de commercialiser la DS4, deuxième modèle de sa ligne premium.

Contrairement à Renault, qui a gelé le développement des successeurs de la Vel Satis et de l'Espace pendant la crise, cette montée en gamme permet à la fois à

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