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Du Contrôle Des Marchés Publics Au Trafic De Stupéfiants

Rapports de Stage : Du Contrôle Des Marchés Publics Au Trafic De Stupéfiants. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  20 Février 2012  •  700 Mots (3 Pages)  •  592 Vues

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Avec l’expansion de l’intervention de l’Etat dans l’économie — par l’intermédiaire de la création d’organismes tels que la Caisse pour le Mezzogiorno et l’Organisme national des Hydrocarbures (ENI) et le lancement d’imposants programmes de travaux publics — décidée, dans les années 1950, par le parti disposant de la majorité relative, la Démocratie chrétienne, avec le soutien du plus important parti d’opposition, le Parti communiste italien, la mafia de "rurale" devient "urbaine", attirée par les nouvelles formes de profit : la construction, les marchés généraux et les marchés publics. Dans ces secteurs, elle se présente tout d’abord sous la forme traditionnelle de protectrice, imposant des pots-de-vin aux chefs d’entreprises, finissant par gérer en propre l’initiative entrepreneuriale, qui peut compter sur des méthodes efficaces pour "décourager" la concurrence et accaparer les financements publics. C’est au cours ce ces années que les rapports entre "cosche" mafieuses et partis politiques deviennent particulièrement étroits. La mafia en effet ne montre vis-à-vis d’eux aucun intérêt "idéologique", mais se contente de diriger les électeurs vers ceux qui fournissent les plus importantes garanties en termes de conservation de son propre pouvoir, notamment dans le domaine économique. "La mafia était le secret honteux de l’ensemble des partis — note Mme Sterling —, même si pour certains il était plus honteux que pour d’autres. Les communistes eux-mêmes avaient leurs péchés en la matière". L’entrée de certains mafieux au sein d’associations maçonniques est elle-même dictée par l’opportunité que celles-ci offrent en matière d’élargissement du réseau de contacts, surtout dans les milieux financiers et judiciaires.

Après avoir dépassé, sans subir de dommages structurels, les premiers procès — qui se déroulèrent à Catanzaro et à Bari à la fin des années 1960 —, la mafia, au cours de la décennie suivante, profitant par ailleurs de l’engagement de l’Etat dans la lutte contre le terrorisme, accomplit une œuvre de renforcement de grande ampleur de son tissu organisationnel dans le but de l’adapter aux scénarios criminels qui s’étaient modifiés. Et, en effet, au cours de ces années-là, la contrebande de tabacs élaborés à l’étranger puis le trafic de stupéfiants, qui comportent un afflux massif de liquidités, imposent aux "cosche" mafieuses d’opérer un raccord opérationnel, indispensable pour éviter des "conflits de compétence". Les différentes "familles" — gouvernées par un "représentant" — sont regroupées selon un critère de contiguïté territoriale et confiées au contrôle de "capi-mandamento " (chefs mandataires), qui, à leur tour, font partie d’un organisme collégial supérieur, la "Commission" ou "Cupola". La structure rigide de la hiérarchie, le code de comportement sévère et les profits importants rendent indéfectible l’intervention "sanctionnatoire" à chaque fois que — de l’intérieur ou de l’extérieur — est en cause l’intégrité de l’organisation mafieuse. Le comportement vis-à-vis des institutions lui-même, tout en obéissant au critère de la "cohabitation" utilitariste, commence à se faire plus conflictuel,

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