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Explication De Texte: extrait du Traité théologico-politique de Baruch Spinoza sur l’homme face à l’obéissance

Mémoire : Explication De Texte: extrait du Traité théologico-politique de Baruch Spinoza sur l’homme face à l’obéissance. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  9 Mai 2015  •  1 465 Mots (6 Pages)  •  3 296 Vues

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Cet extrait du Traité théologico-politique de Baruch Spinoza écrit en 1670 aborde le thème de l’homme face à l’obéissance. Il traite des différentes réactions lorsqu’un ordre est donné à une personne. On notera que la thèse de l’auteur est la suivante : tout homme qui reçoit un ordre peut lui seul déterminer son action, c’est-à-dire qu’il peut le faire en attendant quelque chose en retour ou alors le faire sans que son action n’ait d’intérêt pour lui-même : dans ce cas là, on pourra qualifier la personne d’esclave. Dans son cas, ces personnes sont des sujets (individus sous l’autorité d’un souverain). On peut diviser cet extrait en quatre parties. L’auteur commence par nous donner définition stéréotypée de l’esclavage. Puis Spinoza nous donne sa propre définition de l’esclavage. Ensuite vient la partie principale de cette thèse : l’esclavage face à l’obéissance. Enfin l’auteur abordera la notion d’obéissance dans un pouvoir étatique. Après avoir examiné les différentes étapes de ce raisonnement, nous verrons sur quels points il paraît discutable.

L’auteur commence par introduire son thème avec une définition du mot sujet dans le sens humain du terme. En effet, le philosophe se situe au XVII siècle et la présence de sujets est importante dans les familles riches. Par exemple, les rois possédaient tous des sujets pour répondre à leurs besoins et les conseiller. De plus, ces personnes n’avaient presque aucun droit et étaient donc obligées d’exécuter les ordres reçus.

Spinoza écrit ensuite aux lignes 2-3 : « une opinion vulgairement répandue nomme esclave celui qui agit sur l’ordre d’un autre ». Lorsque l’auteur utilise l’expression « opinion vulgairement répandue », on peut dire que celle-ci est connotée négativement et que donc l’auteur pense en réalité le contraire de ce qu’elle affirme. Par exemple dans l’armée, les supérieurs hiérarchiques donnent des ordres aux personnes qu’ils commandent. Cependant, ces personnes ne sont pas pour autant esclaves car ils ont choisi de travailler pour la nation. La deuxième partie de la phrase du texte « et homme libre celui qui se conduit comme il le veut » ne fait que confirmer ce que l’on a dit précédemment, c’est-à-dire qu’un homme libre ne peut pas en réalité faire ce que bon lui semble car il doit respecter des règles et des lois. Par exemple, un citoyen ordinaire est considéré comme une personne libre mais il ne peut pas tuer ou voler car des lois le lui interdisent.

La phrase suivante : « Cette manière de voir n’est pas tout à fait conforme à la vérité. » (ligne 4), nous dit explicitement que la phrase précédente n’est pas cohérente à la réalité.

Le rôle de cette première partie aura été d’introduire le sujet en le stéréotypant, en liant directement les mots ordres et esclaves, ainsi que libre et conduire comme il le veut.

Nous allons maintenant voir comment on définit une personne esclave ou pas.

La phrase « en fait, l’individu entraîné par son désir au point de ne plus rien voir ni faire de ce qu’exige son intérêt authentique est soumis au pire des esclavages » se situe au début du cœur de son sujet. Le philosophe nous explique comment une personne devient esclave : une personne voulant acquérir un bien ou autre chose d’une autre personne va au final, sans se rendre compte, devenir esclave de cette personne. Pour illustration, les valets d’un roi pouvaient être considérés comme esclaves car ils devaient faire tout ce que le roi voulait pour parfois, au final, ne rien obtenir en échange.

La phrase (lignes 6-7) : « Au contraire, on devra proclamer libre l’individu qui choisit volontairement de guider sa vie sur la raison », indique le contraire de la phrase précédente. En effet, d’après Spinoza, un homme libre est pour lui un homme qui a la faculté de bien discerner le vrai et le faux, le bien et le mal et se sert de cette faculté pour décider ces choix, sans aucune influence extérieure.

Le rôle de ce passage a été de définir correctement comment une personne est perçue comme esclave. Cette analyse permettra par la suite de savoir si une personne qui reçoit un ordre, est considérée ou non comme esclave.

Le passage « quand à la conduite déclenchée par un commandement, c’est-à-dire l’obéissance, bien qu’elle supprime en un sens la liberté, elle n’entraîne cependant pas immédiatement pour un agent la qualité d’esclave » (lignes 6-10) signifie que lorsqu’on reçoit des ordres, nous sommes contraints

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