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La Crise Des Subprimes

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Par   •  29 Décembre 2011  •  2 598 Mots (11 Pages)  •  1 278 Vues

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Rapport sur la crise des subprimes.

La fameuse crise des crédits hypothécaires risqués (subprimes) ne cesse à ce jour de produire, par ricochet, des effets négatifs touchant les grandes places financières partout dans le monde. Des fonds d’épargne, des banques d’affaires, des spéculateurs et d’autres investisseurs… tous lésés et se déclarent de plus en plus touchés par la crise de l’immobilier américain malgré un premier silence qui cachait l’ampleur de la dépréciation de leurs actifs financiers. Loin de là, même les Etats développés se voient touchés par cette crise qui fait craindre une récession de l’économie mondiale tirée par la ‘puissante’ économie américaine.

Cet événement, important par son ampleur certes, me pousse en réalité à méditer le contexte dans lequel il s’inscrit qui est cette globalisation financière qui a permis la constitution d’un marché de capitaux intégré et mondialisé jouant ainsi un rôle positif grandissant dans le financement de l’économie mondiale mais présentant également un revers de la médaille qui consiste en un risque beaucoup plus grand dont les retombées ne sauront être limitées à l’échelle intérieure des Etats et ceci est dû au développement considérable de mécanismes de financement complexes et compliqués, tels que, à titre indicatif, les produits dérivés : contrats à termes, options, swaps, ou les opérations de titrisation des créances (subprimes et autres), …

Pour s’intéresser plus particulièrement au problème des subprimes, il faudrait tout d’abord retracer l’origine de la crise avant de développer sur les répercussions qu’elle a eues sur les marchés financiers internationaux et les banques des pays développés pour ensuite mettre le point sur l’éventuel impact sur le système bancaire marocain.

L’ORIGINE DE LA CRISE DES SUBPRIMES

Le terme anglophobe subprime est un dérivé de prime lending rate qui est le taux d’intérêt accordé aux emprunteurs les plus fiables qui disposent de la capacité de remboursement de leurs crédits. Alors que subprime (ou surprime) renvoie vers un crédit plus risqué puisque consenti à des ménages dont le revenu modeste ne garantit pas forcément le remboursement des sommes dues.

Le marché des subprimes s’est largement développé aux Etats-Unis à partir de l’année 2001 (passant de 200 milliards USD en 2002 à 640 milliards USD en 2006). Cette tendance haussière se trouve alors justifiée par plusieurs facteurs.

Tout d’abord, la politique des taux d’intérêt directeurs très bas pratiquée par la FED a permis de mettre à la disposition des prêteurs une masse importante d’argent facile et bon marché qu’il fallait exploiter. Les prêteurs se sont mis alors à accorder des crédits hypothécaires subprimes aux ménages dont les revenus sont modestes parce que d’un côté ces crédits sont très rentables (surprime liée au risque élevé) mais aussi parce que qu’une loi à vocation sociale (Community Reinvestment Act,1977) les oblige à octroyer un certain seuil de crédits pour acquisitions de logements au profit des ménages les moins riches.

Un autre fait qui a aussi participé à cette tendance haussière des prêts hypothécaires risqués est que les prêteurs aux Etats-Unis ne sont pas systématiquement des banques, ce qui laissait pratiquer des souscriptions laxistes voire mêmes frauduleuses dans certains cas (des familles bien notées qui avaient droit aux crédits prime se sont vues octroyées des crédits subprimes - plus chers).

En effet, les crédits subprimes étaient certes considérés comme individuellement risqués mais collectivement plus sûrs et rentables puisque le marché immobilier américain était en pleine croissance, le prix du foncier observait une augmentation régulière (dernière baisse en 1945) et rien ne laissait imaginer que la donne va changer.

Ayant besoin de liquidités mais aussi cherchant à répartir le risque lié aux crédits consentis, les organismes prêteurs ont transformé leurs portefeuilles de créances (y compris les crédits subprimes) en titres (via une opération dite de titrisation) de façon à pouvoir les vendre sur les marchés financiers. Les créances ‘titrisées’ n’étaient pas toutes risquées mais vendues en réalités sous forme de groupages qui contenaient et des créances sûres et des créances risquées voire très risquées (subprimes). Ce groupage a bien induit en erreur les organismes internationaux de notation du risque financier, notamment la fameuse agence Standard & Poor’s - S&P qui a attribué une note très favorables (triple A) à ces créances groupées, chose qui a encouragé de grands investisseurs internationaux (grandes banques internationales, fonds spéculatifs (Hedge Funds), …) à y investir en masse, tenant en considération la notation favorable, les taux de rémunération élevés et la flambée des prix des maisons hypothéquées.

Cependant, le marché américain opère un retournement qui va s’avérer fatal. D’une part, la FED a mis fin à sa politique d’argent bon marché en augmentant progressivement ses taux directeurs (de 1% à 5,25 entre 2004 et 2006) ce qui a impacté directement la capacité des ménages à rembourser leurs mensualités qui deviennent plus conséquentes (crédits à taux variables) grevant ainsi leur pouvoir d’achat. De plus en plus de ménages se retrouvent alors en cessation de paiement ce qui poussait les prêteurs à saisir les maisons des ménages en difficulté afin de récupérer la créance restant due. Les faillites personnelles des ménages se multiplient et conséquemment des prêteurs, notamment les entreprises spécialisées dans les crédits hypothécaires à risque (Expl. New Century Financial Corporation) rencontrent de grandes difficultés les conduisant vers la faillite puisqu’ils n’arrivaient plus, vu la dépréciation de la valeur des maisons hypothéquées, à récupérer la totalité de leurs créances sur les ménages défaillants.

Et c’est ainsi que la finance mondiale s’est vue touchée par les ‘déboires’ de l’affaire des crédits subprimes américains lorsque les investisseurs internationaux qui ont financé l’économie américaine en ‘misant’ sur ces crédits trop risqués n’ont encaissé que les pertes générées, proportionnellement à leur degré d’implication (volume investi).

Sans la mondialisation financière, ce problème aurait dû rester une affaire américaine interne. Mais, le cours réel des choses montre que cette mondialisation est repartie sans détour, les problèmes arrivent certes, mais l’enjeu

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