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Approche Culturelle Du Sport

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Par   •  2 Avril 2012  •  2 703 Mots (11 Pages)  •  1 274 Vues

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Approche culturelle du sport

Le goût pour le sport témoignerait d’un grand manque de culture. Selon Maurice Barres, écrivain et homme politique français du XIXème siècle, le sport « fait des ignares et des cardiaques, des brutes et des éclopés ». Mais en réalité, le sport ne produit pas que cela. En effet, tous les participants entrent dans le sport, mais de manières différentes : celui qui marche pour faire ses courses n’est pas disportif mais ne fournit pas les mêmes efforts que celui qui pratique la randonnée en montagne. De même, le golf, le parachutisme, sont considérés comme des sports mais sont très différents d’autres sports tels que le foot, l’athlétisme…Aussi comment peut-on définir le sport ? Quand est-il apparu ? Comment sa pratique s’est-elle développée ? Qu’est ce que le sport nous amène sur le plan physique, psychologique ? Social, culturel, économique ? Quelles sont ses limites, ses dérives ? Dans une première partie, nous définirons ce qu’est le sport ; puis nous et enfin nous analyserons ses différentes fonctions sociales.

*I-Qu’est ce que le sport ? : Quelques* définitions.

Etymologiquement, le mot « sport » dérive de l’ancien français « desport » qui signifie « divertissement, plaisir physique ou de l’esprit ». Or, il faut savoir que les sociologues, les historiens et les philosophes s’entendent rarement sur la définition du sport. En effet, il semble difficile de définir cette notion car elle est le reflet de l’évolution socioculturelledu monde. Les auteurs anciens ne voyaient dans le sport qu’une « forme dégradée de pratiques rituelles et sacrées » ou qu’une « forme d’activités imposées par les nécessités de la vie ( par exemple, à l’époque préhistorique (ou encore maintenant chez les tribus primitives) , l’homme devait courir pour chasser et ainsi pouvoir se nourrir).

La notion de « sport » (et non plus de « desport » qui incluait les jeux de sociétés et de l’esprit) est utilisée pour la première fois en France en 1828. En 1919, le baron Pierre de Coubertin (historien et pédagogue français qui ressuscita les Jeux Olympiques à l’ère moderne) donnait une définition assez guerrière du sport : « le culte volontaire et habituel de l’exercice musculaire intensif appuyé sur le désir de progrès et pouvant aller jusqu’aux risques ». En 1925, G. Hebert définit le sport comme étant « n’importe quel genre d’activité physique qui passe par la réalisation d’une performance dont l’exécution repose sur une durée, une distance, un danger, des adversaires et aussi sur soi-même ». Aussi a-t-il créé une méthode naturelle d’éducation physique (connue sous le nom d’hébertisme) qui se distingue de la gymnastique suédoise et de la spécialisation sportive. En 1928, Jean Giraudoux soutient que le sport participe à l’hygiène de l’âme et permet le redressement du corps. Jean Meynaud, homme politique français, décrit en 1966 l’univers sportif en trois dimensions : le sport pratique, le sport spectacle et le sport argent. En 1968, Michel Bouet , dans« Signification du sport », pense que le sport n’a pas de fonction médiatrice d’une expression, qu’il ouvreau corps humain « une vie pour soi où il s’éprouve en ses valeurs propres ». De ce fait, il distingue le sport qui, contrairement aux jeux d’adresses (billard, échecs,…), implique que le corps soit au cœur même de l’action (et non pas son simple support). Le sociologue allemand Norbert Elias définit le sport comme « une activité de groupe organisée qui repose sur une compétition entre au moins deux parties, qui requiert un effort physique et on s’y affronte en respectant des règles connues qui, si elles autorisent la force physique, limitent la violence.

Actuellement, l’on peut donc définir le sport par quatre éléments : nécessité d’un effort physique (force, adresse) , de la compétition, une activité pour laquelle les règles sont codifiées et universelles, et qui est sous la tutelle d’une fédération (associations, clubs sportifs).

Ainsi, l’on voit que la définition du sport a évolué avec le temps, elle s’est précisée. Aussi peut-on se demander quand est vraiment apparu le sport moderne (tel que nous le connaissons de nos jours).

II-La jeunesse du sport moderne.

A cette question concernant le sport moderne s’opposent généralement deux conceptions différentes.

A. Le sport est éternel

Le sport serait « éternel », c'est-à-dire un phénomène universel qui a toujours existé et partout sous diverses formes. Ceux qui soutiennent cette thèse parlent de « sport antique »( en Grèce notamment avec les Jeux Olympiques) et de « sport médiéval » ( au Moyen Age, la pratique sportive était une préparation militaire pour les nobles). Selon François Baillette, ce serait un « invariant culturel ». En effet, comme le disent W.Decker et J-P Thuillier, « le sport n’est pas né aOlympie. L’Egypte connaissait déjà des scènes sportives, de lutte notamment, dès le troisième millénaire avant notre ère, et les Romains ont peut être créé le sport moderne, avec ses spectacles de masse, ses clubs puissants et ses enjeux financiers colossaux ». De même, le philosophe Bernard Jeu analyse le sport comme étant « une parenthèse tribale en plein cœur de l’industriel ». La compétition sportive constituerait des rites de passage dont la victoire serait synonyme de triomphe sur la mort, la défaite une mort a soi-même , ainsi que la ligne de symétrie d’un terrain de jeu symboliserait la ligne de partage entre le monde des vivants et celui des morts. Le sport susciterait également une sorte d’émotion quasi religieuse, combinée à des techniques afin d’atteindre les buts que les sportifs se fixent : B. Jeu croit fermement a un « humanisme sportif ».

III. Les fonctions sociales du sport.

A présent, nous allons voir l’impact que le sport a sur la société et les individus, dans plusieurs domaines, les bienfaits aussi bien que les risques et les limites.

A. Enjeux de santé.

D’un point de vue physique et physiologique, la pratique sportive contribue à une bonne santé (il est recommandé d’exercer une activité physique pendant au moins une demi-heure chaque jour). Elle sollicite différents muscles et fait travailler le système cardio-vasculaire. Elle prévient

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