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Analyse de pratique professionnelle

Rapport de stage : Analyse de pratique professionnelle. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  17 Décembre 2018  •  Rapport de stage  •  2 023 Mots (9 Pages)  •  156 Vues

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APP du 1er stage :

Dans le cadre de l’unité d’enseignement Analyse de pratique, je vais vous présenter une situation de soin qui à suscité en moi une réflexion dans le pratique rencontrée, se déroulant dans un cabinet libéral dans lequel j’ai effectué un stage de 5 semaines. L’établissement dans lequel j’ai effectué mon stage, est composé de deux infirmières. Elles prennent en charge entre 20 et 30 patient par jour, elles travaillent de 6h à 13h puis reprennent leur tournée de 16h30 jusqu’à 20h.

Lors de ce stage, j’ai pu observer de nombreuses pratiques relatives à la prise en charge de soins à domicile. Dans un premier temps je vais vous exposer mon analyse d’une sitaution vécue lors de mon stage, le questionnement qu’il a suscité, puis des actions correctives pour améliorer la situation décrite.

Description de la situation vécue :

Tout au long de ce stage, je me suis occupée de Mme S, 85 ans, présente dans la tournée des infirmières depuis plusieurs années,elles ont commencé à la prendre en charge pour des soins d’hygiène et de confort.

Concernant ses antécédents médicaux, Mme S présente la maladie d’Alzheimer à un stade très avancé.

Au quotidien, cette patiente n’arrive pas à réaliser ses soins d’hygiène personnel et a besoin d’aide pour être nourri. De plus, Mme S. est installée dans un fauteuil roulant, un jour sur deux, puisqu’elle rencontre d’importantes difficultés pour se mouvoir. En ce qui concerne le recueil des souhaits, sa fille s’occupe d’elle et est la personne de confiance. En revanche, il n’y a pas de directives anticipées.

Au regard de sa pathologie, des soins infirmiers relevant du rôle propre, mais également du rôle prescrit, sont à réaliser quotidiennement: Prise des constantes, soins d’hygiène et administration de ses médicaments.

Depuis le premier jour de mon stage nous prenons en charge cette patiente pour la toilette le matin. Nous venons entre 9h et 10h au domicile de sa fille pour s’occuper d’elle.

La situation qui a suscité un questionnement sur la prise en charge de cette patiente, s’est effectué lors de ma 3ème semaine de stage. Depuis 3 semaine j’étais simplement observatrice du soin effectué, je participais a la dispensation du matériel, ou encore des transferts, mais je ne réalisais pas encore la toilette, jusqu’au jour ou l’infirmière m’a demandée, par manque de temps ce jour là, de réaliser la toilette du haut (visage + buste), pendant qu’elle faisait celle du bas (jambe + toilette intime). J’ai acceptée sans vraiment me rendre compte de la difficulté que ce soin allait me procurer.

 

Mme S, était auparavant une femme battue, elle a donc conservé une certaine méfiance, qui se manifeste par des contraction musculaire dès lors que l’on s’approche d’elle. Etant donné qu’elle ne communique plus avec le monde extérieur en raison de sa maladie, il apparaît compliqué d’avoir un consentement éclairé de sa part. Ainsi pour rendre le soin le plus bienveillant possible, l’infirmière et moi même, expliquons la moindre chose que nous nous apprêtons a faire, sans aucune réponse de sa part, ni même un regard. Pendant les 3 premières semaines je ne me rendais pas vraiment compte a quel point Mme S se contractait lors du soin, et c’est uniquement lorsque j’ai du réaliser la toilette du haut que j’ai finalement pris conscience de la difficulté du soin à effectuer.

Comment laver quelqu’un, lorsque celui-ci se contracte et devient complément prostré sur lui même ? Est ce une forme de refus ? Ou simplement une méfiance ? C’est à ce moment là, que l’on se rend compte qu’un simple soin peut devenir maltraitant face à une personne démente.

Lors de ce soin, j’ai essayé de faire participer Mme S pour qu’elle puisse lever son bras en l’encourageant ou encore en lui caressant l’épaule, de façon a ce que je n’ai pas trop à forcer pour lui lever le bras et lui laver le haut du corps, mais ce fut un échec. Elle resta prostrée sur elle même, bras croisée m’obligeant ainsi de forcer pour lui lever le bras et ainsi la laver.

Quelques temps après cet évènement, j’ai ressenti de la gêne et une certaine culpabilité vis-à-vis de Mme S. En effet, avec du recul, j’ai réellement l’impression d’avoir imposé le soin à la patiente, sans prendre le temps de la réflexion. Je pense avoir fais subir à Mme S. le soin ; et cela m’interpelle fortement. Ce questionnement me renvoie à la notion de maltraitance, au non respect de la dignité d’autrui et à une certaine forme de violence (force utilisée pour lui soulever le bras) ; concepts qui ne correspondent en aucun cas à la professionnelle que j’ai envie de devenir.

D’un point de vue théorique, la législation concernant les droits des patients ne cesse d’évoluer, comme le prouve la loi du 4 Mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle insiste sur le respect de la dignité de chaque individu et stipule « qu’aucun acte médical, ni qu’aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, et ce consentement peut être retiré à tout moment »

Néanmoins, une personne démente a, par définition, une atteinte des fonctions supérieures. De ce fait, j’ai trouvé intéressant de me questionner quant à la gestion d’un refus de soins chez une personne présentant une maladie d’Alzheimer.

Questionnement :

Face à cette situation, je me suis immédiatement posée plusieurs questions, relevant majoritairement du savoir :

  • Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?
  • Comment se manifeste-t-elle ?
  • En raison d’une altération des fonctions supérieures, peut-on parler de refus de soins chez une personne démente ?
  • Si oui, comment y faire face ?

Analyse :

Les échanges tout au long du stage avec les infirmières présentes, la lecture d’ouvrages, les enseignements théoriques délivrés par des professionnels de santé, m’ont permis de répondre à ces différentes questions. Néanmoins, ces éléments m’ont également fait prendre conscience, que la prise en soins d’une personne présentant une démence de type Alzheimer est spécifique et complexe.

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