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Analyse De Pratique En Psychiatrie sur Mr N atteint d'une psychose de type schizophrénie hébéphrénique à structure perverse

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Par   •  25 Février 2014  •  1 883 Mots (8 Pages)  •  2 182 Vues

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Situation

Mr. N est arrivé le 10 septembre 2013 à 11h30 au Pavillon C.. C'est un patient connu du service, atteint d'une psychose de type schizophrénie hébéphrénique à structure perverse. Il vient pour rupture de traitement. A son arrivée, Mr N est anxieux, il a des propos délirant, suicidaire, et se sent persécuté .

Mr N. est arrivé dans le service, de son plein gré depuis son domicile.IL est hospitalisé avec son consentement. Son hospitalisation est donc une HL (hospitalisation libre). Aux vues de son état psychologique, le médecin psychiatre demande qu'il soit installé en chambre d'isolement pour éviter toutes tentatives de suicide ou risque de violence avec les autres patients, et rapprochement avec les mineures .

Après avoir passé deux jours en chambre d'isolement, en pyjama bleu, et retrait des objets à risques, Mr N. intègre une chambre normale et récupere ses affaires.

Nous sommes le dimanche 29 septembre, il est 9h00, je suis en salle de transmissions. Je remarque que sur le tableau des plannifications, le recueil de données de ce patient est à réaliser. Je propose donc à L’infirmière du matin de réaliser ce dernier. Je prends le DSI du patient et relis les résumés des hospitalisations précédentes afin de préparer au mieux l'entretien. En sortant de la salle de transmissions, je remarque que Mr N. est seul en salle de détente devant la télévision. Je m'approche vers lui, et lui demande si il est possible de m'accorder un peu de temps afin de remplir quelques informations manquantes au niveau de son dossier. Il accepte sans aucun probleme et me suit.

Je me rends dans sa chambre pour remplir les pages du dossier de soins infirmier relatives au recueil de données du patient. Je rentre avec lui dans sa chambre, et lui propose de prendre place. Mr N. s'assoit sur son lit. Je me présente : « Bonjour, je suis Edouard, étudiant infirmier. Je voudrais vous poser quelques questions afin de completer la feuille de renseignements administratifs si ça ne vous dérange pas ». « Ok, Pas de problème » me répond-t-il. J’ai donc mis la présence et fermé la porte. « Est-ce que ça vous dérange si je m’assoie ? ». Il me répond que non. J’ai donc été m’asseoir sur la chaise du bureau, bien en face de Mr. N, le haut du corps détendu et les bras posés sur mes genoux.

Pendant cet entretien, Mr N. répond aux questions de manière claire, adapté et logique. Il parle même de détails plus personnels comme ses deboires dans sa vie. Cependant, il est très mefiant. J’adapte donc mes questions et mon ton : ma voix est calme et posée. Je le regarde bien en face quand je lui pose les questions.

En abordant les sujets tel que la consommation de toxiques actuelles, Mr N à tendance à se braquer et à baisser la tête. Puis son expression change : « Je ne fume plus de drogue. » me dit-il, tête baissée avec un sourire narquois que j'entrepercois. Interieurement, à ce moment la, je me sent mal à l'aise, mais je ne laisse rien percevoir. J'aborde alors un autre sujet avec des questions ouvertes moins agressives, qui favorise l'échange et la bonne continuité du soin. Ce recueil de données ne doit pas être perçu comme un « interrogatoire de police ».

A la fin de l’entretien, je le remercie et lui propose de le raccompagner dans un des salons afin de se joindre à une activité avec d'autres patients – l’infirmière me l’avait demandé pour éviter qu’il reste seule dans sa chambre où l’on ne pouvait pas –je cite – « l’avoir à l’œil ». Il accepte.

Nous retrouvons d'autres patients commencant un jeux de cartes. Mr N se joint à eux pour y participer.

Je retourne au bureau avec le DSI du patient pour transmettre les informations recueillis à l’infirmière.

Problématique

Quelles sont les règes et les notions à respecter lors d'un entretien IDE avec un patient atteint d'une psychopatologie ?

Analyse

Tout d’abord, dans le décret n°93-221 du 16 Février 1993 relatif aux règles professionnelles des infirmiers et infirmières, l’article 2 invoque que « l’infirmier ou l’infirmière exerce sa profession dans le respect de la vie et de la personne humaine. Il respecte la dignité et l’intimité du patient et de la famille. » et l’article 4, quant-a-lui, mentionne que « Le secret professionnel s’impose à tout infirmier ou infirmière et à tout étudiant infirmier dans les conditions établies par la loi.

Le secret couvre non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu’il a vu, lu, entendu, constaté ou compris. ». En choisissant de lui poser les questions dans une pièce indépendante (comme sa chambre) où nous pouvons faire l’entretien dans un milieu calme ; en fermant la porte et en mettant la présence, j’indique à mes collègues que je suis en entretien avec la personne, et donc évite d’être dérangé. Je respecte également le secret professionnel en réalisant l’entretien de manière à se que les données personnelles recueillis ne puissent être entendu par un tiers. J’instaure un environnement propice à l’échange, et qui met la personne en confiance pour me donner les informations dont j’ai besoin – en lien avec la compétence 6 « communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins » avec les items « met en œuvre les conditions propices à la communication – porte une attention à la personne ».  Ces deux articles sont également en lien avec la compétence 1 « Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine infirmier » avec l’item « Recueille des informations dans le respect de la déontologie et des règles professionnelles ».

Ensuite, je mobilise également la compétence 2 « concevoir et conduire un projet de soins infirmiers » avec l’item « Recherche le consentement du patient » : je lui demande si je peux lui poser des questions, si je peux m’assoir. En faisant

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