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LA VIOLENCE SELON LE JUDAÏSME

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Par   •  6 Octobre 2021  •  Dissertation  •  2 022 Mots (9 Pages)  •  241 Vues

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MAXIME RODGERS

OLIVIER JOBSON

(Groupe 5C)

LA VIOLENCE SELON LE JUDAÏSME

Travail présenté à

Monsieur Manuel Campeau-Voinson

dans le cadre du cours

Éthique et Cultures Religieuses, 5e secondaire

COLLÈGE MONT-SAINT-LOUIS

Le 19 février 2021

La violence (guerre, etc.) selon la bible hébraïque et les juifs conservateurs

Pour commencer, il m’est évident qu’il faille parler de la violence plus générale (meutres et autres violences n’ayant pas un conflit ou des répercussions à l'échelle gouvernementale ou politique) et ce selon les juifs ultra pratiquants et conservateurs, dit juifs hassidiques, une communauté se référant principalement à la Torah et à l’Ancien Testament pour les fondements de leurs principes et de leurs façons de penser. Il est important de commencer par le fait que la violence est l’un des thèmes centraux de l’Ancien Testament, qui est le fondement du courant hassidim, né au début du 18e siècle. Ce courant est ultra conservateur et croit fermement tous les principes ou du moins la plupart des principes enseignés dans la Torah. Bien évidemment les juifs de notre époque ne sont pas des barbares ou un peuple sanguinaire; loin de là, mais leurs récits religieux datant d’une tout autre époque, parlent d’un peuple autrefois différent et barbares, tels que nous le démontre le récit de la guerre Sainte de Josué; récit dans lequel Josué, le “successeur” de Moïse, se verra attribuer la tâche (par Dieu) de mener le peuple de Dieu (Israélites) jusqu’à la Terre Promise. Or, un peuple habite déjà ces terres, que faire dans ce cas? Un simple génocide… Il est d’ailleurs écrit dans le récit de Josué: Tout lieu que fouleront vos pieds, je vous l’ai donné… personne ne pourra te résister tout au long de ta vie.” (Josué 1,4-5). Ce simple verset du récit de la guerre sainte de Josué décrit le radicalisme et la violence qui pouvaient être permise par Dieu à l’époque, alors qu’aujourd’hui, même les ultra pratiquants ne recourront jamais à la violence. Après cela viens la question du meurtre, qui reste la forme la plus directe de violence et la plus interdite. Assez simplement, les juifs n’ont pas la permissions de tuer, dans L’Exode 20.13 il est écrit “Tu ne tueras point”. Simplement directe, la Torah ne permet pas l’homicide, et ce peu importe les raisons.

Selon la bible hébraïque et les juifs hassidiques (donc plutôt conservateurs), la guerre peut avoir plusieurs motifs différents, 3 ressortent autant dans l’Ancien Testament que dans la Torah ou dans la Mishnah (aussi connue sous le nom de Torah Orale), ces raisons sont le suivantes: obligatoire en cas d’attaque ennemie, prescrite par Dieu et la Torah et la guerre d’option, à visée exclusivement politique ou économique. La troisième raison est probablement celle considérée comme étant la plus obsolète, car, à l’époque de la rédaction du Talmud (une partie de la Torah, un peu comme un chapitre de la Bible), les raisons invoquées pour les guerres étaient rarement économique ou politique et ces guerres étaient extrêmement rares puisque celles-ci devaient être déclenchées par le roi. La deuxième raison, soit les guerres qui sont prescrites par la Torah ou par Dieu, également connues sous le nom de guerres saintes. Cette raison sera invoquée de plus en plus souvent et ces guerres devinrent cruciales lors de la période pendant laquelle les juifs perdirent leur indépendance en tant que peuple (soit du 3e au 1er siècle avant notre ère). Ces guerres furent, d’un certain point de vue, vitales à la survie du judaïsme en tant que religion, car c’est grâce à ces guerres saintes que le peuple juif put retourner sur les terres sacrée d’Israël et de Palestine. Sans ce retour, le judaïsme aurait bien pu avoir disparu aujourd’hui. La première raison (la guerre est obligatoire en cas d’attaque ennemie) sera surprenamment rarement évoquée et l’on ne possède aucun exemple du temps relatant à l’écriture de la Torah permettant de déduire une attaque contre les tribus d’Israël. Plus généralement, la guerre était perçue comme étant non seulement une guerre opposant deux peuples, deux rois/dirigeants ou deux cités, mais surtout une guerre opposant les dieux de chacun des camps. Lorsqu’un État était vaincu, ses dieux l’étaient aussi. Plusieurs règles régissaient la guerre à cette époque; notamment le fait qu’il fallait toujours proposé la paix et l’option de se rendre à l’État attaqué, que si la ville attaqué refusait la proposition de paix proposées par l’attaquant, il fallait supprimer tous ses habitants pour les empêcher de contaminer les autres par leurs pratiques barbares; dans la Torah (Deutéronome 20:11), il est écrit que

 "Quand tu t'approcheras d'une ville pour l'attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t'ouvre ses portes, tout le peuple qui s'y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n'accepte pas la paix avec toi et qu'elle veuille te faire la guerre, alors tu l'assiégeras. Et après que l'Éternel, ton Dieu, l'aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l'épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l'Éternel, ton Dieu, t'aura livrés. C'est ainsi que tu agiras à l'égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l'Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire".

 Lorsque l’on parle de la suppression de tout habitant, on ne parle que des hommes aptes à se battre, les femmes et enfants ou infirmes étaient fait prisonniers. Un rite relativement sanguinaire était pratiqué à l’époque par la plupart des peuples barbares; ce rite consistait à massacrer tous les survivants de certaines villes (ce rite serait d’ailleurs la cause de la disparition de certains peuples).  Il reste tout de même important que le peuple d’Israël était loin d’être un peuple guerrier et loin de là, ils étaient, au contraire, bien souvent réduis à l’esclavage et furent les martîres de l’humanité durant bien des millénaires et ce uniquement à cause de leurs croyances.

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