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Fiche: Comprendre l'Hindouisme

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Par   •  4 Mai 2016  •  Fiche  •  3 112 Mots (13 Pages)  •  625 Vues

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COMPRENDRE L’HINDOUISME

Alexandre ASTIER


AUX ORIGINES DE L’HINDOUISME

La civilisation de L’indus et les Indo-Européens.

La civilisation de l’indus est la plus ancienne civilisation urbaine du sous-continent  Indien. Certains éléments de l’Hindouisme remontent peut-être à cette période (certaines fonctions de Shiva, le yoga, le culte des déesses, l’importance des bassins et de l’arbre…). Cette grande civilisation s’effondre rapidement vers 1800-1700 avant notre ère. A la même époque des populations indo-européennes (les Aryas) pénètrent en Inde. Elles apportent avec elles leur langue, le Sanskrit et  leur religion qui est à l’origine des textes sacrés des védas. Les Aryas partagent avec les autre peuples Indo-européens une idéologie commune caractérisée par 3 grandes fonctions ; la souveraineté religieuse, la force physique, l’activité économique.

Les populations indigènes de l’Inde, après avoir été longtemps dominés par ces Aryas, ont ensuite fait émerger dans la civilisation indienne certaines de leurs cultes et valeurs.PL.

Les trois feux mis en place pour toute activité rituelle dans l’Inde védique correspondenr aux 3 grandes fonctions :

  • Un feu, chargé de transmettre les offrandes aux dieux, est en relation avec le ciel et la liturgie.
  • Un feu est lié à la défense et édifié contre les démons qui risquent de venir troubler le sacrifice.
  • Un troisième feu correspond au mettre de maison et à sa femme. Il représente symboliquement la terre, la fertilité et donc la puissance du nomre.

Charles Malamoud  a demontré que les « 3 buts de l’homme » correspondent aux 3 fonctions indo-européennes :

  • Le dharma est l’ordre, chacun doit le respecter, il arrive en tête et incarne la puissance de la souveraineté.
  • L’artha est l’intérêt, c’est le plus actif des trois, il motive l’action et la guerre.
  • Le kâma est le désir, responsable, entre autre de la procréation.
  • Un 4ème but, typiquement indien a été rajouté pour former ce système classique nde l’hindousme : moksha ; la délivrance.

On retrouve le ternaire Sagesse, Force et Beauté.

Les véda, textes sacrés

Les védas sont les plus anciens textes sacrés de l’Inde. Ils composent la « shruti » (« audition »). Selon la tradition, ce seraient les paroles que les voyants « rishis » ont vus et transformé en sons. Ils se présentent donc comme la révélation d’une parole éternelle, une connaissance sacrée émise par l’absolu, le « brahman ». Ils sont à la base des cultes et des spéculations de l’Inde ancienne. Ils montrent une conception optimiste de la vie et une croyance infaillible dans les pouvoirs des rituels. Le véda (qui a le sens de « savoir ») est composé de 4  grandes sections :

- Le rig-véda (Savoir des strophes)

- Le Yajur-véda (savoir des formules sacrificielles)

- Le Sâma-véda (savoir des mélodies)

- L’Atharva-véda (savoir d’Atharva, nom d’une famille de prètres)

Ce dernier, composé postérieurement aux trois premiers n’a pas la même autorité. On appelle les 3 premiers la « triple science ».

Chacun de ces védas rassemblent des textes de natures différentes :

  • Les Samhitâ, hymnes, qui constituent le cœur de chaque recueil.
  • Les Brâhmana, commentaires sur les sacrifices. Plus récents que les samhitâ, ces textes contiennent des descriptions du déroulement des sacrifices et des interprétations sur le symbolisme de ces rites. Ils utilisent pour cela des mythes et des légendes.
  • Les Âranyaka « forestiers », textes ésotériques, postérieurs aux Brahmana.
  • Les Upanishads, qui prolongent les 2 précédents et contiennent une remise en question profonde des textes les plus anciens.
  • Les vedânga, qui ne font pas partie de la « shruti » mais de la « smriti », tradition de la mémoire humaine. Ils sont des suites techniques des véda.

Les dieux védiques

Les dieux védiques, qui n’ont pas de personnalité très marquées, correspondent plutôt à des fonctions et types d’activités. Lorsqu’un dieu est invoqué, il tend à devenir la divinité principale, dominant tout le reste du Panthéon.

Ces dieux peuvent être favorables ou hostiles aux hommes selon la bonne marche des rites.

Indra est le grand dieu guerrier.

Mitra et Varuna sont les gardiens de l’Ordre.

Agni est le feu du sacrifice, la lumière et la force de vie.

Soma est l’incarnation du breuvage divin.

Ces grands dieux vont perdre leur place prééminente dans la suite de l’évolution religieuse de l’hindouisme.

Principes fondamentaux : le soi, l’Absolu et la réincarnation.

La création du monde résulte de 2 versions :

  • soit de la force du désir de l’Un, qui donne naissance à « Prajâpati » qui est le « père de tous les êtres »  (créateur) et s’identifie au monde, au temps et au sacrifice.
  •  soit du sacrifice d’un géant primordial ; le « purusha » qui est l’univers dans sa totalité, passé, présent et à venir.

L’Au-delà reste dans l’imaginaire védique, assez peu structuré. La notion de jugement des morts n’existe pas.

Les spéculations principales, dans les Upanishads, portent sur le Soi et l’Absolu. « Tu es Cela ». Chaque homme possède un Atman, sorte d’âme individuelle de nature divine et donc identique à l’Absolu (Brahman), réalité suprême et essence de tout ce qui existe. Tant que l’homme n’a pas réalisé cette identité, il demeure pris dans un cycle de renaissance ou réincarnation ; c’est la loi du Karman, ou chaque acte entraine des conséquences.

L’intégration de l’Atman dans le Brahman provoque la délivrance ou libération, but ultime de l’hindouisme.

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