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Analyse pratique professionnelle sur l'anxiété

Rapport de stage : Analyse pratique professionnelle sur l'anxiété. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  9 Novembre 2017  •  Rapport de stage  •  2 524 Mots (11 Pages)  •  464 Vues

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La salle de surveillance post-interventionnelle accueille l’ensemble des patients relevant d’une surveillance post-anesthésique et ayant subi une intervention chirurgicale.  Elle permet d’accueillir et d’installer le patient en toute sécurité, confortablement et selon les prescriptions médicales et anesthésiques. Elle permet la surveillance et le maintien des grandes fonctions vitales, à prévenir et traiter toutes complications, évaluer et prendre en charge la douleur. La SSPI se situe à proximité des sites opératoires et permet l’adhésion de tous les patients dès la fin de l’intervention. Chaque poste est équipée d’une arrivée de fluides médicaux, d’une prise de vide, d’un cardioscope, d’un saturomètre, d’un appareil de mesure de la pression artérielle et d’un moyen de réchauffement du patient.

La situation que je vais décrire se déroule un matin. La patiente rentre en salle de surveillance post-interventionnelle après une fibroscopie. Lors de l’installation, j’explique à la patiente que tout s’est bien passé et qu’elle se trouve en salle de réveil. Je constate également que la patiente a eu quelques petits gaz. Après avoir installé la patiente, j’effectue mes surveillances et je demande à la patiente si elle a mal quelque part et si elle a eu des gaz. Je palpe son abdomen et je constate qu’il est rigide. Elle me répond qu’elle a mal nulle part et qu’elle a eu juste quelques gaz. Je continue à effectuer mes surveillances toutes les 10 minutes. Elle me pose beaucoup de questions auxquelles je réponds. D’après son dossier, la patiente a effectué plusieurs interventions et examens ses dernières semaines dont une cholécystectomie. Plus tard, lorsque je vais voir la patiente, elle me dit qu’elle n’arrive pas à avoir de gaz. Elle me demande si cela est grave et si cela est normal que ce soit aussi long. Je lui réponds que parfois cela peut mettre un peu plus de temps que chez d’autre personne mais qu’elle n’a pas à s’inquiéter, cela va finir par arriver. Je lui propose de changer de position et de se mettre sur le côté pour que cela puisse peut-être l’aider. Elle change de position et me dit qu’elle se sent mieux comme cela. Je lui dis que je reviendrais la voir dans 10 minutes. Un peu plus tard, j’entends des pleurs. Je vais donc voir la patiente pour voir ce qu’il se passe. Quand j’arrive auprès d’elle, je vois que la patiente pleure, je lui demande si tout va bien. Elle me dit qu’elle ne sait pas exactement pourquoi elle craque, elle en a marre, que cela fait plusieurs jours qu’elle est hospitalisée et qu’elle craque un petit peu. Elle précise également que c’est la pression qui redescend et qu’elle se sent seule, cela fait plusieurs jours qu’elle n’a pas vu sa fille. Je lui réponds que oui effectivement je comprends, cela fait du bien de redescendre la pression et de faire sortir ses émotions. Elle dit que de ne toujours pas avoir de gaz, l’angoisse. Je lui réponds qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, que cela va arriver, qu’il ne faut pas se focaliser dessus, qu’il faut qu’elle se détende. Je lui précise surtout qu’elle a eu quelques gaz à l’arrivée dans la salle de réveil. J’ai tenté de la rassurer. Pendant toute la discussion, ma main était posée sur son épaule afin de la rassurer. La patiente a fini par arrêter de pleurer. Avant de repartir, je constate que la patiente a eu une tension élevée. Je suis allée transmettre à l’infirmière que la patiente avait une tension élevée mais que c’était surement du à son angoisse. L’ide a donc été voir la patiente. Elle lui a touché l’abdomen et lui a dit qu’il fallait qu’elle évacue les gaz. Lorsque l’infirmière est partie, la patiente m’a confié qu’elle n’avait pas apprécié le ton de l’infirmière et qu’au contraire, cela l’avait encore plus angoissée. Je n’ai pas trop osé répondre à la patiente sur ce sujet. Je lui ai juste répondu de se détendre et que les gaz finirait par venir. Peu de temps après, l’IDE est venu me voir et me dire qu’avec les patients comme cela, il fallait les laisser tranquilles et ne pas trop leur parler. Quelques minutes plus tard, la patiente a eu suffisamment de gaz. Son abdomen était souple. La patiente était donc rassurée. Elle m’a avoué que le fait de ne pas avoir de gaz, l’avait angoissée et cela l’avait bloqué pour évacuer les gaz. J’ai donc pu préparer la sortie de la patiente selon le protocole du service. J’ai également précisé sur les transmissions qu’elle était angoissée.

Quels sont les symptômes permettant de voir qu’un patient est anxieux ? Comment réagir face à l’anxiété d’un patient ? Ai-je bien réagi ? Quelles améliorations puis-je faire la prochaine fois ? Comment aurais-je du réagir face à l’énervement de la patiente à propos de l’IDE ?

L’anxiété́ est définie comme « un sentiment diffus de malaise, d’inquiétude, de nervosité́ ou d’angoisse, engendré par une menace que la personne n’arrive pas à nommer avec précision». Françoise Molière s’appuyant sur les travaux du Docteur Ness explique bien ce phénomène, puisque selon elle, « l’anxiété́ se caractérise par une inquiétude disproportionnée par rapport à la réalité́ des menaces. Elle se manifeste par des troubles psychologiques et physiques ». En psychologie, c’est un état émotionnel de tension nerveuse, de peurs fortes et souvent chronique. L’état psychique se caractérise par l’attente d’un danger imminent indéterminé́, accompagné de malaise, de peur et de sentiment d’impuissance .Ainsi l’anxiété́ se définit comme une forte crainte d’origine indéterminée dont l’objet n’appartient pas à la réalité́, elle peut donc se traduire par une peur de l’inconnu qui pousse par conséquent à se forger son opinion sur le sujet, impliquant une modélisation de ses représentations parfois anxiogènes.

Les différentes manifestations de l’anxiété sont : sudation, tachycardie, hypertension artérielle, polypnée, pâleur, troubles du sommeil, difficulté de concentration, difficulté à trouver ses mots pour s’exprimer, attention accorder aux détails, sentiment de solitude…

Dans cette situation, on remarque que la patiente a une attitude et des gestes de nervosité. Elle pleure, elle pose beaucoup de questions, elle s’énerve, elle a des difficultés à se concentrer ou se détendre, elle a une hypertension artérielle, elle a l’impression de se sentir seule, elle a du mal à expliquer son mal-être. 

Il existe différentes façon de réagir à l’anxiété d’un patient. Il convient de les connaitre et de les utiliser au mieux pour gérer l’anxiété d’un patient. 

L’accueil est le premier contact entre le soignant et le soigné au sein du service. Les premiers instants d’une rencontre sont déterminants pour la suite de l’hospitalisation, il se doit donc d’être de qualité́. Il est donc primordial d’accueillir correctement le patient afin de lui donner certains repères qui lui permettront de s’adapter plus facilement à sa nouvelle situation. L’accueil représente aussi un moment d’écoute et d’informations pour le patient. Par exemple celui-ci n’est pas au courant du déroulement de son hospitalisation, et cela le rend anxieux. L’entretien permet de prendre le temps de lui expliquer les différentes étapes de son hospitalisation et ainsi le rassurer. L’accueil est donc une mise en relation entre deux ou plusieurs personnes qui nous amènent à développer la relation soignant - soigné auprès d’une personne anxieuse. 

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