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Le contrat, un outil qui sécurise l’entreprise

Fiche de lecture : Le contrat, un outil qui sécurise l’entreprise. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  20 Novembre 2022  •  Fiche de lecture  •  2 634 Mots (11 Pages)  •  67 Vues

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      3        Le contrat, un outil qui sécurise l’entreprise

1. La sécurisation de la période précontractuelle dans la relation commerciale        

A. L’encadrement des phases de la négociation

Avant de conclure certains contrats, il est nécessaire pour les parties de disposer d’un temps de pourparlers. C’est une phase pendant laquelle des informations vont être communiquées et des négociations engagées (exemples : une compagnie aérienne envisage une commande de 100 avions à un avionneur ; en 2018, l’entreprise Bayer a voulu acheter la société Monsanto…).

Il n’y a aucune obligation de contracter après des pourparlers, mais ces derniers doivent respecter certaines règles :

  • la bonne foi : avoir un comportement conforme aux attentes de l’autre partie ;
  • l’obligation d’information : communiquer les éléments dont l’autre partie doit légitimement avoir connaissance ;
  • l’obligation de confidentialité : les informations communiquées ne peuvent être divulguées à des tiers.

En cas de comportement fautif pendant cette période, une partie peut être condamnée à des dommages et intérêts. Ces dommages et intérêts correspondront aux frais et au temps passé durant ces pourparlers. En revanche, ils ne pourront être évalués sur le montant du gain perdu par la non-réalisation du contrat (car cela risquerait d’assimiler la phase précontractuelle à la formation même du contrat).

B. L’encadrement des projets à finaliser

Une partie peut ne pas être prête à contracter dans l’immédiat tout en souhaitant apporter à l’autre partie des garanties pour l’avenir. Elles peuvent convenir :

  • d’un pacte de préférence : une partie s’engage à proposer un bien en priorité à une autre partie. Par exemple, M. Timaso souhaite vendre sa propriété qui comprend une résidence principale et une dépendance. Pour autant, il aimerait ne céder dès maintenant que la résidence principale pour permettre à son fils de terminer ses études dans cette ville en logeant dans la dépendance. Les acquéreurs veulent acheter l’ensemble de la propriété et sont prêts à patienter jusqu’à la fin des études du fils pour la dépendance. Ils veulent néanmoins être certains que M. Timaso ne proposera pas la dépendance à un tiers et lui demandent donc un pacte de préférence ;
  • d’une promesse unilatérale : le vendeur promet à l’acquéreur potentiel (qui n’est donc pas engagé) de céder son bien quand ce dernier se décidera. Par exemple, M. Timaso souhaite vendre sa propriété qui comprend une résidence principale et une dépendance. Pour autant, conserver l’utilisation de la dépendance pour stocker des meubles lui convient et les seuls acheteurs potentiels qui se soient manifestés n’ont pour l’instant que le budget de la résidence principale mais attendent une rentrée d’argent d’ici quelques années : la promesse unilatérale convient parfaitement pour les assurer que la dépendance ne sera pas acquise par un tiers sans leur accord.

2. La sécurisation de la période contractuelle

A. Les règles liées à la formation du contrat        

  • L’existence et la validité du consentement

Un contrat se forme par l’échange des consentements : une offre de contracter rencontre une acceptation de contracter. Il y a donc un accord de volonté que l’on nomme « consentement ».

Ce consentement, pour être licitement donné, doit être existant et :

  • libre : il n’a pas été obtenu par une violence morale (harcèlement) ou physique (« couteau sous la gorge ») ;
  • éclairé : le consentement ne doit pas être vicié par :
  • une erreur : c’est-à-dire une fausse croyance sur un élément important relatif à l’objet du contrat (erreur sur la chose) ou sur la personne du contractant (erreur sur la personne),
  • un dol : c’est une manœuvre frauduleuse destinée à tromper l’autre contractant.

  • La capacité et le contenu du contrat

Outre le consentement lui-même, la validité d’un contrat nécessite que :

  • les parties en présence soient juridiquement capables de contracter :
  • pour une personne physique : elle ne doit pas être mineure (tolérance en pratique pour les petits actes de la vie courante) ou majeure protégée,
  • pour une personne morale : la personne physique qui la représente doit être habilitée à engager la personne morale ;
  • l’objet de ce contrat (le livre lui-même) soit licite : il n’est pas contraire à l’ordre public et existe bien (un bien dont on commande la fabrication existe bien dans l’avenir).

  • Les sanctions en cas de défaut de formation du contrat

Un non-respect concernant les conditions de formation du contrat va en générer la nullité : le contrat ne prend pas fin, mais est censé n’avoir jamais existé. Les parties seront donc remises en l’état où elles se trouvaient avant l’existence de ce contrat. On distingue :

  • la nullité relative : elle protège un intérêt privé et peut être demandée par la partie protégée (par exemple, un contractant victime de violence) ;
  • la nullité absolue : elle protège un intérêt général et peut être demandée par le ministère public ou toute personne ayant intérêt à agir (par exemple, un contrat de location d’un organe humain).

         

B. Les dispositions spécifiques dans un contrat

Celui qui, dans un contrat, bénéficie de la prestation ou du bien (concrètement le client) doit aussi participer de la réussite du contrat en s’impliquant pour ce qui relève de son rôle et en communiquant les informations nécessaires. Par exemple, un concepteur de logiciels pourra ne pas voir sa responsabilité engagée si son produit ne convient pas aux besoins du client si celui-ci n’avait pas exprimé de commentaires ou de réserves lors des tests avec les versions d’essai.

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