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BTS NRC ECO DROIT Devoir 01

Étude de cas : BTS NRC ECO DROIT Devoir 01. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  17 Janvier 2017  •  Étude de cas  •  2 741 Mots (11 Pages)  •  478 Vues

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PARTIE 1 ECONOMIE

Le chocolat est une denrée réputée à travers le monde, qui connaît une explosion croissante depuis les années 1990. Qu’il soit noir, au lait ou blanc, sa conception nécessite des fèves de cacao, qui elles deviennent rares. En quoi le marché du cacao est il en danger ?

 

I- Le cacao, une denrée rare

 

Il faut savoir que le cacao est produit pour 90% de l’offre mondiale par seulement 8 pays qui ont une forte ressource de cacaotiers. Ils sont situés à proximité de l’Équateur, qui a un climat propice avec son climat humide, ombragé et chaud pour développer au mieux les fèves de cacao. Ces pays détenant la production sont à la fois situés en Amérique du Sud, le Brésil, l’Equateur, la Malaisie  et la République Dominicaine, mais notamment par quatre pays d’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, et le Nigéria.

L’Europe est le premier consommateur  de chocolat avec environ la moitié de la consommation mondiale, suivit de près par les Etats Unis.

Cependant, la demande mondiale de cacao a augmenté ces dernières années par le fait que les pays émergeant comme la Chine, l’Inde et le Japon qui sont pris ces dernières années par une passion pour le chocolat.

En d’autres termes, pour la première fois, c’est plus de quatre millions de tonnes de cacao qui ont été consommés, soit 32% de plus qu’il y a dix ans.

Le cours du cacao lui a progressé de près de 9% selon le journal le « Wall Street », qui aurait même atteint un niveau historique de 9%. En effet, la côte de la tonne de cacao à New York, le 8 mars 2013 était de 2104 points pour se retrouver à +21,8% quelques mois plus tard, soit 2564 points au 6 septembre 2013.

Etant donné l’augmentation de la demande (+32% en 10 ans), et l’augmentation des prix (+9%) on en déduit que les pays producteurs ont du mal à adapter leur production à la demande.

Graphiquement, la courbe de la demande se déplace vers la droite, alors que la courbe de l’offre se déplace moins vite. Il y a donc une inadaptation du marché.

Ainsi, l’offre de cacao n’augmentant pas suffisamment pour répondre à la demande croissante, cela pourrait aboutir à une pénurie de la précieuse matière première.

 

Afin d’éviter cette pénurie, les producteurs ont tout intérêt a augmenter leurs prix. Le nombre de consommateur qui ont une capacité d'achat sera donc restreint, ce qui réduira la demande. Ainsi l'offre sera proportionnel à la demande.

 

II- Le cas du Cameroun

 

Comme il en est le cas de l’Afrique de l’Ouest, au Cameroun, il faut environ huit ans à un plant de cacaoyer pour devenir mature et produire des cabosses. Or, dans ces pays, les producteurs ne sont pas armés pour répondre rapidement en quantité et en qualité en hausse de la demande de cacao.

En effet, l'extrapolation nous montre que la majorité des producteurs ont plus de 50 ans, et les jeunes générations ne semblent pas intéressée à reprendre la relève. Dans leur fermes indépendantes de petites tailles, les producteurs ne peuvent donc pas produire quantitativement et qualitativement de manière plus intense. Ils sont donc dans l’incapacité de répondre à cette hausse constante de la demande.

 

Les producteurs de cacao reçoivent entre 15% et 8% du prix international moyen pour chaque kilo de cacao vendu au moment de la récolte. Mais il y a dans ces pays en développement des dysfonctionnement de marché majeurs, en effet l’écart des prix entre Yoko-Douma et Mbanga situés respectivement à 800km et 60km de Douala, peut aller jusqu'à 50%.

Cet écart non négligeable est dû au fait que les producteurs n’ont pas accès aux informations requises pour négocier au mieux les conditions de ventes de leurs produits. Mais aussi car les acheteurs et exportateurs sont bien mieux informés, surtout de la qualité requise par le marché international et du cours international de référence au jour le jour. Le marché du cacao au Cameroun ne respecte donc pas les principes d'une concurrence pure et parfaite.

Ces asymétries dans l’accès aux informations pourtant essentielles sur les marchés des produits de base, nuisent non seulement à l’efficacité des marché, mais aggrave la situation des petits producteurs.

On peut donc en déduire qu’au Cameroun, le marché du cacao ne fonctionne pas de façon optimale.

 

Mais pour faire face à ce problème, étant donné que les agriculteurs pauvres ont peu de chances d’obtenir un prix équitable pour leurs produits car ils ne connaissent les valeurs des marchés au delà de leurs villages, ceux ci sont prêt à payer pour obtenir ces précieuses informations. Internet permet d’avoir accès aux marchés à travers des sites internet tels que INFOSHARE, qui donne accès aux dernières nouvelles du marché aux milliers de planteurs de cacao vivant dans les régions éloignées du Cameroun.

Pour les villageois n’ayant pas accès à internet, ils ont tout de même la possibilité d’obtenir ces informations grâces aux émissions radiodiffusées et de les utiliser pour fixer des prix qu’ils soient à la fois équitables et réalistes.

III – Un marché dont le développement est aussi rapide

qu’incontrôlé.

La hausse de la demande de chocolat, qui reste une denrée limitée et dont le renouvellement se veut long, entraine de lourdes conséquences sur les pays d’Afrique de l'Ouest.

En effet, les pays producteurs du célèbre or brun connaissent une déforestation intense. Ce phénomène va en s'aggravant dû à la demande de plus en plus accrue. Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest partageant ce bien commun qu'est la forêt se sont mobilisés pour préserver celle-ci. Cette action est soutenue par le gouvernement Ivoirien.

L'intervention de l’État se veut nécessaire dans le marché du cacao afin de régulariser plusieurs défaillances, notamment concernant le principe de transparence des informations et en particulier celle des prix qui n'est pas respecté. En effet les producteurs n'ont pas accès aux informations requises pour négocier leur prix, tel que le prix du cacao et le taux de change journaliers.

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