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Le travail est-il nécessaire au bonheur ?

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Par   •  29 Avril 2021  •  Dissertation  •  1 609 Mots (7 Pages)  •  383 Vues

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Dissertation philosophie

« Le travail est-il nécessaire au bonheur ? »

        « Faire quelque chose qui est fait de moi » (J. Butler). Selon l’une des définitions du travail par Marx, celui-ci nous indique que « le travail est une action naturelle de l’Homme envers la nature, visant former des choses utiles. ». Le bonheur est définit par un état stable et durable de tranquillité et de sérénité. Un travail réalisé peut apporter satisfaction, tout comme l’Homme heureux est un Homme entièrement satisfait. De nos jours, on pourrait supposer que le travail a pris un sens péjoratif dans notre société, comme étant une contrainte à vivre, pénible et comme étant un obstacle à notre bonheur. Pourtant, le travail est ce qui nous permet de se développer, de nous construire, et permet d’assouvir nos besoins. A-t-on besoin de travailler afin d’atteindre le bonheur ? Nous étudierons premièrement comment celui-ci est nécessaire au bonheur, puis nous verrons comment il peut conduire au malheur, et enfin nous allons voir comment faire alors pour que le travail amène au bonheur.

        

        Pour commencer, le travail est nécessaire au bonheur puisqu’il est l’accomplissement d’un effort, dont le résultat sera la fierté et la satisfaction de celui qui l’aura réalisé. De plus, il permet à ce dernier d’évoluer, et d’apprendre, comme l’école apprend à ses élèves à cultiver leur intelligence, ou tout simplement de combler ses besoins, comme l’agriculture vivrière permet de combler le besoin se nourrir pour survivre. Le travail permet un enrichissement, culturel comme dans l’Art, qui se veut être une façon à l’Homme de donner vie, de donner un sens à ses pensées, ses émotions, ses désirs, en usant de sa créativité, et en quelque sorte de les extérioriser, non comme on pourrait les extérioriser par la simple parole ; social comme dans beaucoup de métiers où il est nécessaire de s’exécuter en équipe, avec l’exemple de médecins et infirmiers, une équipe du rugby ou tout autre sport collectif qui nécessite aux Hommes de se rassembler afin d’achever leur travail ; économique comme dans le monde du travail, où quand on accède à un emploi, on est rémunéré. Ensuite, ce gain va être utilisé à combler des désirs nécessaires et naturels, comme la nourriture, un domicile, ou des désirs non nécessaires comme aller au cinéma, s’acheter un téléphone, ou réserver ses vacances. Ainsi cet argent gagné grâce au travail accomplit, apportera du bonheur au travail de ce en quoi il est dépensé.

        Une autre raison pour laquelle le travail a une place importante dans le bonheur, est qu’il apporte un certain divertissement nous empêchant d’avoir à penser à notre condition, et ainsi d’en déprimer. En effet, une thèse de Pascal soutient que « tout le malheur des hommes vient que d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre », et suggère que le manque de divertissement serait la cause de choses douteuses ou malheureuses que font les Hommes, et la conséquence de leurs malheurs. Ainsi un roi qui choisi de mener une guerre, choisi ce travail par manque de divertissement et d’autres travaux à faire, et donc à éviter le malheur que l’ennuie lui apporterait, éviter d’y penser. De plus, se fixer l’objectif d’accomplir un travail, peut être une façon de donner un but à sa vie, de se donner une raison de vivre. Le désir de travailler apporte bonheur lorsque l’Homme est persuadé que celui-ci donne un sens à sa vie, en quelque sorte un sens du devoir, comme un juge donne un sens à sa vie en jugeant objectivement les personnes et de faire justice en servant la loi en fonction de ses valeurs. Paradoxalement, le bonheur s’acquiert en exerçant un travail sur soi. D’après Épicure, dans la « Lettre à Ménécée », la méthode qui permet d’être heureux à coup sûr se décompose en quatre discours dont chacun est la réponse à un tourment auquel l’Homme peut faire face. Ce qui lui restera à faire, c’est de travailler sur ses tourments afin d’atteindre l’ataraxie. C’est ainsi que le travail est nécessaire pour atteindre le bonheur.

        Néanmoins, le travail est un obstacle au bonheur s’il est contraint, non épanouissant ou dangereux pour l’Homme. Le travail peut entraver nos libertés, comme l’esclavage ou l’exploitation, mais également avoir des conséquences sur la santé physique et morale, faire un burn-out, passer un moment de sa vie en tant que soldat en période de conflit, etc. On peut être malheureux de travailler si l’objet qui découle de notre travail ne nous appartient plus dans le sens où il n’a pas de valeur de fierté et de satisfaction à nos yeux. Et c’est ce que la société capitaliste créé avec la production à la chaîne, où les ouvriers ne trouvent plus de plaisir à fabriquer l’objet de leur travail. C’est une thèse que Marx avance, et ce qui peut être à l’origine du malheur que le travail fait endurer aux Hommes. En partant de l’idée que l’Homme laisse une partie de lui-même dans son travail et qu’une partie de son travail s’imprègne dans l’Homme, ce dernier devient aliéné, et l’objet de sa création est ainsi dépourvu de l’humanité qu’il devrait avoir, devenant sans valeur aux yeux de celui qui l’a créé. Devenir aliéné par son travail change l’Homme, qui devient alors étranger à lui-même, et finit par empêcher son épanouissement, jusqu’à ne devenir qu’un maillon d’une entreprise qui a tout contrôle sur lui, le mécanisant. En l’empêchant d’être lui-même, il ne peut répondre à ses réels désirs, et enfin échapper au bonheur.

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