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Le rire

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Par   •  22 Mars 2019  •  Cours  •  1 426 Mots (6 Pages)  •  132 Vues

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Le Rire

Celui qui fait rire détient-il un réel pouvoir ?

Le sujet nous invite à réfléchir sur le pouvoir du rire.

On entend par « pouvoir » : pouvoir de persuasion, ou de séduction, thérapeutique, contestation (religieuse, politique, social,…), exclusion. « celui qui fait rire peut être un humoriste un caricaturiste, un philosophe, fabuliste, comédien, dramaturge, clown, le chanteur.

La thèse : L’humour possède un pouvoir thérapeutique dans une certaine mesure.

L’argument :

  • L’auto dérision contribue à apaiser des complexes.

ex : Jamel Debbouse, mimi matie, guillaume Batz

  • La rigolo-thérapie : Le rire permet de diffuser des endorphines favorisant un bien être mental. On sait que le psychisme peut rendre malade c’est ce qu’on appelle somatiser  (Ex : L’ulsère, zona, etc…), Donc le psychisme peut améliorer dans une certaine mesure l’état de santé (ex : Méthode Coué ou effet placébo). Méfions-nous de la rumeur selon laquelle rire 15min par jour prolonge la vie.

Ex : intouchable, vol au-dessus d’un nid de coucou

  • L’humour est une arme défensive contre le tragique de la condition humaine, c’est une pirouette, un pied de nez à la misère humaine.

Ex : Blaise Pascal « l’Homme est condamné à se divertir pour éviter la contemplation de ses misères »

Figaro personnage de l’auteur Beaumarchais « je me presse d’en rire de peur d’en être obligé d’en pleurer »

  • L’humour à une valeur refuge, il est aussi une forme de pudeur pour protéger l’autre et ne pas le gêner.
  • L’humour permet de désamorcer des tensions  quand le temps monte.

L’humour à également un pouvoir de contestation, il exerce un contre-pouvoir, il nourrit une forme de résistance.

Dans l’histoire le pouvoir religieux c’est toujours méfié des caricaturistes, des écrivains dont l’arme d’attaque était l’humour, la satire. Visiblement ce sont des adversaires à prendre au sérieux si l’on en croit la censure.

L’argument :

- L’humour désacralise les mythes fondateurs érigés par le pouvoir religieux. Globalement l’autorité s’impose par la peur : enfants les parents font peur avec certains mythes (ex : croquemitaine, Dahu), à l’âge adulte, le pouvoir religieux à voulu soumettre les esprits par d’autres mythes tels que l’enfer, le jugement dernier, le purgatoire (invention au XIIIe siècle).

- Tout humour est jugé blasphématoire ce qui coupe court à toute discussion possible sur l’aspect religieux. Si l’on a plus peur de ces mythes, on s’en libère et du coup c’est toute l’autorité religieuse qui s’effondre.

-D’après la loi française ce ne sont pas les croyances qu’il faut respecter mais les croyants. Les religions sont des idéologies relatives sur le plan temporel, sur le plan géographique, qui doivent être soumises comme les idéologies politique à l’examen critique.

-La religion est considéré par les gens du peuple comme vraie, par les gens sage comme fausse, et par les gens du pouvoir comme utile.

Tiré du film le nom de la rose « Le rire libère de la peur et sans la peur il n’y a pas de foi »

Thèse :

-Les régimes autoritaire n’apprécie guère l’humour, car il décrédibilise l’autorité. Il donne une leçon d’humilité à ceux qui ont un égo surdimensionné.

Le pouvoir politique s’entoure de symbole de grandeur  qui fait sa légitimité. La caricature compromet cette stratégie de communication, il inverse les rapports de force. Montaigne « On a beau être assis sur le plus haut des trônes du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ».

-Parfois l’humour peut être outrancier, calomnieux. (ex : Charlie hebdo caricature de Stromae ; Marie-Anne le voyou de la république).

-A force de représenter les hommes politiques comme des crapules, des menteurs, ou de tourner en dérision la politique, l’humour peut entrainer une crise de la citoyenneté. Le citoyen finit par se dire que les politiciens sont tous des guignols.

L’humour à également des vertus de persuasion.

-L’humour augmente le capital sympathie d’une personne.

Ex : Les hommes politiques cherche à faire de l’humour pour établir une connivence.

Benjamin Brafman avocat de DSK., séduit le jury par l’humour.

L’humour à une fonction cognitive (intelligence, savoir) : Il rend plus réceptif au sujet sérieux, il instruit de manière didactique et ludique.    

Ex : La Fontaine, Molière … Dénoncé les tares de la société. Il vaut mieux des discours ludique que de long discours soporifique.

Toutefois il faut avoir une maturité intellectuelle et un capital culturel pour comprendre les sous-entendus et éviter des méprises.  

Ex : Montesquieu « l’esprit des noirs »

La thèse : Enfin, l’humour à un pouvoir d’exclusion :

Le rire est fédérateur mais quand on rit, on rit souvent au détriment d’une personne ou d’une catégorie de personne. Le rire à quelque chose de pervers, car on laisse libre cours à sa méchanceté refoulé en toute bonne conscience puisque c’est pour rire. Il n’empêche que l’histoire prouve que la caricature, les stéréotypes, les noirs, les juifs, les arabes, les homosexuels ont servaient  d’instrument de propagande pour inférioriser puis discriminer ses catégories de personnes.  

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