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Cours de philosophie

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Par   •  10 Janvier 2016  •  Cours  •  34 507 Mots (139 Pages)  •  858 Vues

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CHAPITRE I     LA PHILOSOPHIE : Définition et historique                                 page 3

CHAPITRE II    INDIVIDU  ET  SOCIETE                                                  page 14

CHAPITRE III   CONSIDERATION GENERALE SUR LA MORALE                            page 19

CHAPITRE IV  L’INCONSCIENT : INTRODUCTION A LA PSYCHANALYSE   page 23

CHAPITRE V    PROBLEMES DE  LA   LIBERTE                                        page 29

CHAPITREVI   TRAVAIL : PRODUCTION ET ECHANGES                                page 32

CHAPITRE VII  LE LANGAGE : STATUT ET PROBLEMES                                page 37

CHAPITRE VIII    LA CULTURE                                                                page 42

CHAPITRE IX   PROBLEME DE L’ESTHETIQUE                                            page 47

CHAPITRE X    L’EPISTEMOLOGIE : CONSIDERATIONS GENERALES                page 50

CHAPITRE XI   LE DISCOURS DE LA METHODE : Eléments d’explication                page 52

CHAPITRE XII  A PROPS DU MENON DE PLATON                                        page 56

CHAPITRE XIII  ELEMENTS DE METHODES POUR LA DISSERTATION                page 58

CHAPITRE XIV  LE COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE                  page 61

CHAPITRE XV    SUJETS CORRIGES                                                        page 63

La PHILOSOPHIE : Définition  et Historique

PROBLEME DE DEFINITION

Traditionnellement, l’exercice d’une entreprise commence par la définition de celle-ci afin d’acquérir une connaissance claire de ce que l’on entreprend. L’activité philosophique pourrait obéir à ce principe s’il n’y avait pas un ensemble de préjugés dont elle est l’objet et dont il faut d’abord rendre compte.

  1. Signification et portée de l’entreprise philosophique

Pour un être qui réfléchit, il arrive fatalement qu’un jour, on voit surgir devant soi une triple interrogation : « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». Ce questionnement sur notre nature traduit une de nos caractéristiques fondamentales que l’on peut ainsi énoncer. L’être humain ne peut vivre sans s’étonner de ce qu’il est et de son propre destin. Cet étonnement est justement selon certains auteurs la source de la philosophie. On admet donc qu’il convient de s’étonner pour commencer à philosopher. En conséquence, si l’on veut avoir une vision correcte de la réalité et des phénomènes, il devient nécessaire de pousser l’étonnement au maximum de manière à ce que rien n’échappe à notre investigation. Cependant à force de s’étonner de tout, le philosophe a fini par créer certains préjugés dans la manière dont le sens commun le perçoit. C’est ainsi que pour ce dernier la philosophie est inutile en raison du fait que les questions que se pose le philosophe paraissent sans rapport avec le vécu quotidien des hommes. Les préoccupations essentielles  de la société ne semblent nullement interpeller l’attention philosophique. D’ailleurs, il est souvent reproché aux philosophes d’être dans les nuages, d’essayer de savoir ce qui se passe dans le ciel sans prendre garde à ce qui se passe devant lui, à ses pieds.

En réalité, ces positions du sens commun sont plus des pré jugements que des jugements rigoureusement argumentés. De fait, l’étonnement à propos de notre être et de notre destin doit être vécu comme un point de départ et non comme une fin. Il doit conduire à une réflexion approfondie sur notre passé, sur nos désirs et nos comportements actuels, sur l’orientation qu’il convient de donner à notre vie. En empruntant un tel chemin, la philosophie assure dès lors une fonction critique qui la place aux antipodes d’une vaine spéculation. Par ailleurs, l’étonnement philosophique n’ayant pas de limites et portant surtout, on se rend compte de l’existence d’une autre dimension de la philosophie c’est à dire sa capacité à abolir le sacré. En effet, l’une des interrogations constantes des philosophes est de savoir « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ». Répondre à cette question que c’est parce que Dieu l’a voulu n’est pas totalement satisfaisant pour la philosophie. C’est à cause de cette insatisfaction perpétuelle que la philosophie est qualifiée de subversive et surtout que le philosophe est souvent perçu comme un partisan de l’athéisme. Ce sont là d’autres préjugés du sens commun qu’il faut remettre en question. En effet bien des philosophes sont solidement ancrés dans leurs convictions religieuses et d’ailleurs la réflexion philosophique que peut rencontrer la foi en un lieu que l'on appelle la théologie. Lorsqu’on réussit à s’éloigner des présupposés du sens commun, on observe alors que la pratique philosophique ne revendique que de nous éclairer dans nos choix et de nous équilibrer dans nos comportements.

Diversité des auteurs et des définitions

De manière curieuse, le mot philosophie serait la création d’un mathématicien grec Pythagore de Somos (580-500 avant J-C) qui refusait le qualificatif de sage pour se définir plutôt comme un ami, un amoureux de la sagesse. Homme très cultivé mais profondément modeste, cet auteur réussissait en quelque sorte l’équilibre parfaite entre le savoir et la vertu qui sont justement dans la Grèce antique les deux composantes de la sophia. Ainsi cette dernière loin d’être une possession est en fait une recherche perpétuelle. Un savoir qui est toujours remis en question est une vertu qui doit présider à tous nos comportements. La modestie dont fait preuve Pythagore traduit un fait ; c’est que la philosophie est une activité de réflexion fondée à la fois sur une grande rigueur et aussi une grande tolérance. Pour l’essentiel, les définitions proposées par des philosophes sur leur propre pratique recoupent les exigences de l’approche pythagoricienne. Dans « Les leçons de l’histoire de la philosophie », l’auteur allemand HEGEL (1770-1831) écrit « La philosophie est une activité libre….elle fortifie, élève, affermit l’esprit en soi .». Il y a là une évocation de l’activité réflexive et de l’influence positive qu’elle exerce sur l’esprit. De plus, le même auteur voit dans la philosophie l’oiseau du soir. C’est en ce sens qu’il est amené à dire : « La philosophie est la chouette de Minerve qui ne prend son vol qu’à la tombée de la nuit. ». Cet aspect crépusculaire de la philosophie est pour montrer que sa fonction consiste à formuler avec cohérence les significations des faits qui se déroulent. C’est donc une tâche d’interprétation qui oblige la philosophie à être très attentive à tous les faits de l’existence. Parmi ces faits de l’existence, il y a la dimension du passé à propos de laquelle le philosophe camerounais Martien TOWA écrit ; « La philosophie ne commence qu’avec la décision de soumettre l’héritage philosophique et culturel à une critique sans complaisance. ». Une telle position au-delà de son aspect audacieux a le mérite de montrer que si la philosophie est critique, elle est aussi autocritique. Il s’agit ici d’inviter les penseurs africains à cesser d’idéaliser leur propre passé, à mettre en évidence ses aspects négatifs de manière à pouvoir mieux assumer les nombreux aspects positifs. Au fond la philosophie cherche à construire une explication cohérente des choses et des phénomènes en utilisant cet instrument qui fait l’originalité, la particularité et la pertinence de l’humain à savoir la raison. Mais cette dernière doit prouver sa légitimité et son efficacité en opérant à un retour sur elle-même. Il s’agit donc pour l’humain de s’auto interroger et selon une certaine tradition, c’est cela le début de toute philosophie. C’est la raison pour laquelle on voit en Socrate (470-399) véritable père de la philosophie pour avoir énoncé la double affirmation suivante « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux » ; « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien ». Derrière ces propos se cachent l’humanité, la tolérance et la rigueur qui doivent caractériser le philosophe. Le premier souci de ce dernier est de reconnaître qu’il n’a pas le monopole de la vérité. C’est l’idée exprimée par Karl JASPERS « L’essence de la philosophie c’est la recherche de la vérité non sa possession….faire de la philosophie c’est être en route »

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