L'organisation du don d’organes en France, enjeu majeur de santé publique
Discours : L'organisation du don d’organes en France, enjeu majeur de santé publique. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Claudette COSTES • 3 Mai 2026 • Discours • 665 Mots (3 Pages) • 3 Vues
Grand oral question 2
Comment est organisé le don d’organes en France, enjeu majeur de santé publique ?
Il y a maintenant 6 jours, le jeudi 22 Juin 2023, a eu lieu la Journée nationale de réflexions sur le don d’organes et la greffe. Cette journée a pour but de sensibiliser le grand public à se positionner et à exprimer son choix sur le don d'organes .
Le don d'organes est considéré comme un enjeu de santé publique en raison de son impact sur la vie et la santé des individus, ainsi que sur la société dans son ensemble. Il sauve des vies, réduit les listes d'attente, améliore la santé de la population, réduit les coûts de santé, promeut la solidarité et sensibilise sur les questions de santé.
Son développement est donc essentiel pour répondre aux besoins médicaux, sociaux et éthiques liés aux transplantations d'organes. C’est pourquoi, il m’a paru intéressant de m’interroger sur l’organisation du don d’organes en France notamment ses modalités et les différentes étapes du don à la greffe.
Le don d’organes relève des compétences de l’Agence de la biomédecine qui gère notamment la liste nationale d’attente de greffe et le registre national des refus, coordonne les prélèvements d’organes et l’attribution des greffons en respectant les critères médicaux et les principes d’équité.
Le don d'organes après la mort se fait ainsi sous deux conditions :
⇒ Il faut que la personne soit dans un état de mort encéphalique : un processus de mort où le cerveau est détruit avant que le cœur ne s'arrête (les autres organes en dehors du cerveau fonctionnent encore grâce aux techniques de réanimation).
⇒ Il faut qu'elle ne soit pas inscrite au Registre National des Refus. .En France nous sommes tous donneurs d’organes, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en informant ses proches, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus). C’est le principe du consentement présumé.
Lorsque la mort encéphalique est confirmée, le défunt est pris en charge par une équipe de coordination hospitalière. Elle consulte le registre national des refus et s’il n’y est pas inscrit , elle réalise un entretien avec les proches pour savoir s’il s’était opposé de son vivant.
En l’absence d’opposition, s’en suit toute une série d’analyse comme le groupe sanguin ainsi que le groupe HLA (human leukocyt antigen),système qui permet à notre organisme la reconnaissance du soi et du non soi .Ces données ainsi que celles permettant d’évaluer la qualité des organes sont transmises à l’agence de la biomédecine (par un logiciel qui s’appelle CRISTAL) qui cherchera le receveur le plus compatible.
Le choix du receveur se fait en fonction des règles de répartition définies. C'est un équilibre entre plusieurs facteurs :
- Selon l'âge qui n'est pas un critère mais qui sert dans le choix du receveur
- Selon l'urgence de la situation.
- Selon la durée de l'attente
- Selon la situation géographique
Les équipes chirurgicales qui vont greffer, se déplacent dans l’établissement du donneur. Le prélèvement est une intervention chirurgicale réalisée dans un bloc opératoire. Les organes sont mis en hypothermie , sont refroidis à 4 degrés et sont mis dans des conteneurs spécifiques pour les transporter. La course contre la montre commence car tous les organes peuvent être greffés pendant plus ou moins longtemps après le prélèvement : 4 h pour le cœur, 6h pour les poumons, 8h pour le foie et jusqu’à 18h pour les reins.
...