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Étude de l'acte III, scène 12 de la comédie Les fausses confidences de Marivaux

Note de Recherches : Étude de l'acte III, scène 12 de la comédie Les fausses confidences de Marivaux. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  20 Mai 2013  •  1 729 Mots (7 Pages)  •  2 768 Vues

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Les fausses confidences est une pièce de théâtre écrite par le dramaturge Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux en 1737. Dans cette œuvre, on retrouve des thèmes récurrents tel que l'amour, le mensonge ou encore le masque. Avant la scène 12 de l'acte III, on apprend qu'Araminte sait l'amour que lui voue Dorante. Elle trouve ainsi le moyen de se débarrasser de Dorante, qui, pour les autres personnages de la pièce est encombrant. Mais Araminte ne souhaite pas le remplacer, elle apprend d'ailleurs qu'il est accablé par le chagrin. A la scène 12 de l'acte III, Dorante viens la voir pour lui rendre compte des papiers dont elle l'avait chargé.

En quoi cette scène de dénouement efface-t-elle toute trace de la fausse confidence?

Nous verrons donc que le renvoi de Dorante, qui semble nécessaire est un acte trop difficile à effectuer pour Araminte, qui décide d'admettre son amour et que cela aboutit en retour à un aveu peu sincère de Dorante.

Araminte semble obligée à renvoyer son intendant. En effet, celui-ci a eu l'audace de lui faire comprendre qu'il l'aimait. Or, ce n'est pas possible qu'il en fut ainsi, puisque cela pourrait mettre en péril la situation d'Araminte. En effet, elle dit elle-même que l' "On sait que vous m'aimez, et on croirait que je n'en suis pas fâchée.", cela implique qu'Araminte craint ce que l'on risque de penser d'elle. Elle ne peut donc se permettre de garder un intendant, d'une classe sociale moins élevée que la sienne. Néanmoins, Dorante semble être un intendant sérieux, puisque même lorsqu'il se trouve sur le point d'être congédié, il rend compte des affaires de sa maîtresse "Un de vos fermiers est venu tantôt, Madame." - "Et j'ai de l'argent à vous remettre. Il semble qu'Araminte soit plus affligée par sa décision que Dorante même. Elle dit d'ailleurs au début de la scène "ce n'est pas la dessus que j'aurai à me plaindre.", en parlant de son travail. Elle semble presque perdre ses esprits "Je ne sais ce que je lui réponds.", mais les reprends vite lorsque Dorante lui dit "Ne serait-il pas temps de vous l'apporter ce soir, ou demain, Madame ?" et qu'elle lui répond "Demain, dites-vous ! Comment vous garder jusque-là, après ce qui est arrivé ?". Il semble qu'Araminte soit forcée à renvoyer Dorante, mais qu'elle n'en a pas envie, elle a l'air de lui reprocher d'avoir trahit son amour au travers de l'épisode du tableau. Elle se raffermir au fur et a mesure de la scène, lorsqu'elle dit "Ah! Allez, Dorante, chacun à ses chagrins.", on dirait qu'Araminte cherche a faire encore du mal à Dorante, comme si elle lui faisait ressentir ce qu'elle-même ressent.

Mais ce renvois qui semble nécessaire est fait à contre cœur. On s'en rend tout d'abord compte grâce aux didascalies, en effet Araminte se trouve souvent "émue" et dit quelques paroles "à part". Comme si elle remettait en question ses choix et décisions. On remarque aussi que lorsque Dorante viens la voir et lui dit "Madame… j'ai autre chose à dire… Je suis si interdit, si tremblant que je ne saurais parler.", elle semble mécontente, puisqu'elle annonce, à part, qu'elle " craint la fin de tout ceci". On ne sait pas s'il s'agit du fait qu'elle doive renvoyer son intendant ou qu'elle craigne la fin de l'histoire ambigüe qu'elle entretien avec Dorante. De plus, Dorante essaie de l'émouvoir en disant " Hélas Madame ! Que je vais être à plaindre !" mais tout d'abord Araminte ne semble pas rentrer dans son jeux. Elle est fâchée contre lui. Puis, Araminte montre des signes de faiblesse en employant le verbe "avouer" et en répondant "d'un ton vif et naïf" à Dorante. C'est alors qu'on comprend qu'elle compte bien renvoyer Dorante. Ce n'est que de son statut d'intendant qu'il est congédié, puisqu'Araminte veut le garder auprès d'elle.

L'aveu d'Araminte a donc un double sens. En effet, elle souhaite, en acceptant de le revoir, d'éclairer certains points sur l'amour que lui porte Dorante. Elle cherche, en lui faisant du mal, a le pousser à bout et qu'il devienne sincère. On voit par là que son envie de savoir trahit un peu son amour. Si elle ne ressentait rien pour Dorante elle ne l'aurait pas gardé. On se rend aussi compte que son aveu a un double sens : en effet, lorsqu'Araminte dit "Vous donner mon portrait ! Songez-vous que ce serait avouer que je vous aime ?", Araminte semble en colère, pensant plus aux conséquences. On pourrait se demander si les mots qu'elle emploi ne lui échappe pas. Elle est donc obligée, par la suite, de dévoiler son amour. On peut donc se demander si ce n'est pas le mensonge le vecteur de l'amour. Sans lui, Araminte n'aimerais pas, c'est grâce à lui que Dorante a ce qu'il a abondamment souhaité. L'aveu d'Araminte montre donc que même si son amour est vrai, il ne découle pas d'un raisonnement sincère mais d'une manipulation des sentiments.

Toutefois, l'amour d'Araminte, tout comme celui de Dorante est sincère. S'il ne l'était pas, Araminte ne se risquerait pas à froisser sa famille, le comte et ses employés, pour l'un de ses intendants. De plus, on sent

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