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Ecole des Femmes Acte, III scène 2, Molière.

Commentaire de texte : Ecole des Femmes Acte, III scène 2, Molière.. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  16 Novembre 2016  •  Commentaire de texte  •  268 Mots (2 Pages)  •  7 417 Vues

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Acte III scène 2 de L’Ecole des Femmes

Dans les actes précédents, Arnolphe s’était déjà montré dans son désir d’épouser une jeune fille, en l’élevant seul et en l’écartant du monde pour éviter un éventuel rival. De plus, il est fermement opposé au cocuage.

Arnolphe est enfermé dans l’orgueil de sa propre supériorité comme en témoigne le ton solennel adopté au début du texte, avec « bénir l’heur de votre destinée », comme si cet union se faisait avec un dieu, ou « nœud glorieux » avec la diérèse qui renforce l’adjectif. Il rabaisse totalement sa pupille, par un lexique péjoratif pour son origine sociale : « bassesse », « le peu que vous étiez », « vil état de pauvre villageoise ». Cela permet de montrer à Agnès qu’elle est « chanceuse » d’épouser un homme d’une condition sociale plus élevée.

Son attitude révèle aussi son égoïsme. À travers la façon dont il présente ce mariage, on comprend qu’en réalité la condition sociale d’Agnès est pour lui un avantage car il pourra mieux la dominer grâce à la reconnaissance qu’elle lui devra : « admirer ma bonté », « l’honneur qu’il vous veut faire », à mériter l’état où je vous aurai mise ». 

En même temps, il développe un éloge de sa propre personne pour lui montrer à quel point il lui fait une faveur en l’épousant, mais sans penser un seul instant aux sentiments de la jeune fille. Il ne l’épouse en fait que pour lui : « jouir de la couche et des embrassements… » L’aspect odieux d’Arnolphe est donc particulièrement mis en avant dans cette scène.

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