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Lecture Analytique Les Femmes Savantes, Molière, Acte III, Scène 2

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Par   •  16 Décembre 2012  •  1 559 Mots (7 Pages)  •  15 399 Vues

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Lecture analytique : Les femmes savantes, Molière, Acte III, scène 2.

Introduction:

La première scène de l'acte III est marquée par la première appartition de Trissotin, homme prétentieux et pédant. Il est entouré de sa "cour" de femmes savantes qui éprouvent de la sympatie pour ce poète mondain.

Dans la scène qui suit, Trissotin, Philaminte, Armande et Bélise ont une discussion à propors de l'Académie que ces femmes savants comptent ouvrir.

Nous étudirons d'abord leurs légitimes revendications, puis, leurs ridicules prétentions, enfin en quoi leurs motivations sont superficielles.

En quoi ces " femmes savantes" sont-elles ridicules?

Ier axe : Des revendications légitimes.

Dès sa première tirade (v.852-856) Philaminte exprime des revendications légitimes. Elle parle au nom de toutes les femmes " toutes tant que nous sommes" (v.851) et prône les premières revendications féministes, une femme de devrait pas se réduire aux taches banales " De borner nos talents de futilités" (v.855), comme par exemple entretenir un foyer ou s'adonner à la couture.

Armande et Bélise s'affirment également, armande revendique le fait que la femme est jugé pour ce qu'elle possède matériellement " Qu'a juger d'une jupe et de l'air d'un menteau (...) d'un brocart nouveau. " (v.859-860). Quant à belise elle revendique l'égalité entre les hommes et les femmes " Il faut se relever de ce honteux partage " (v.861).

Toutes ces revendications sont plus que légitimes, dès la révolution française, les femmes souhaitent s'affimer et lutter pour détenir les mêmes droits que les hommes.

Au premier abord, Trissotin semble être un poète mondain et pédant ayant la sympathie de ces femmes savantes, plus particulièrement de Philaminte. Cependant derrière ce jeu se cache un poète peu prestigieux, orgeuilleux qui sait jouer de la flatterie envers ces femmes pour en tirer un bénéfice. En effet, il agît ainsi uniquement par intêret, il est plus intéresser par leur argent que par leur savoir.

Pour toucher ces femmes, il les flattent, les complimentes, les honorent avec habilité dans sa tirade du vers 863 à 865. De ce fait, il gagne l'admiration de Philaminte.

IIeme axe: des prétentions ridicules.

La première déclaration de Philaminte dans sa première tirade est ridicule, elle pense pouvoir se placer au dessus du créateur de l'Académie, Platon, elle pense pouvoir finir le travail de ce dernier (cf v. 847-850). Cette volonré est ridicule et grossière. Elle pense pouvoir poursuivre la plus célèbre des oeuvres de Platon, son dialogue sur la République, montre en Philaminte une femme prétencieuse aux volontés dérisoires.

Dans ces deux autres tirades (cf v. 866-876 et v. 909-918) elle a court au pédantisme, emploie un language maniéré et utilise des expressions appartenant au language soutenue le plus souvent abstraite " doctes assemblées" (v.870) , "orgeuilleux savoir" (v.868).

Philaminte recheche la difficulté, par de complexes tournures, elle inverse la syntaxe pour montrer qu'elle s'est manié les mots " Que de sciences aussi les femmes sont meublées" (v.869). Cette "femmes savante" cherche la subtilité dans ces propos, en réalité elle ne fait que citer des mots sophistiqués qu'elle a sans doute entendu ou lu dans des livres sans apporter d'explications. Du vers 909 à 918, elle pousse le vice du ridicule et de la prétention " Un dessein de gloire, et qui sera vanté" Prouve qu'elle aspire plus à la gloire et à la célébrité plus qu'au savoir.

Du vers 899 à 908 Armande à l'absurde projet de supprimer les mots de la langue française qui lui déplaise (cf 902-903) et (v.908).

IIIeme axe: des motivations superficielles.

Philaminte, Armande et Bélise souhaitent persuader de leur supériorité par le pédantisme et en se valorisant. Cependant, elles donnent l'impression qu'elles se contente de réciter des mots à tout va sans comprendre leur réele signification par le fait de les placer dans toutes leurs répliques " pour les abstractions, j'aime le platonisme" (v.877)

Leur rapport au savoir et artificielle. Certains de leurs propos sont exubérants, leur démarche intellectuelle semble plus se tourner vers l'aspiration d'une notoriété dans la socitée mondaine. Elles veulent tirer plus de la gloire de leur savoir que de réelles connaissances.

Conclusion: La comédie de moeurs est au coeur de cette scène. Molière fait une satire de tout les personnages présent dans cette scène. Il se moque du pédantisme et le dénonce à travers ces femmes savantes en tenant toujours comte des qualités et des défauts de ces dernières. Pour faire ressortir la préciosité de ces personnages il a recourt au comique de mots et de caractères.

Ces femmes ne sont pas ridicules parce qu'elles veulent s'intruire mais par leur pédantisme et leur prétention. Trissotin est lui aussi présenté comme un pédant avare sans talent.

a travers cette scène Molière dénonce le pédantisme, le snobisme et l'hypocrisie de la société de son temps.

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