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Analyse de la scène 3 de l'acte II de la pièce de théâtre des caprices de Marianne d'Alfred de Musset

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Par   •  25 Avril 2012  •  716 Mots (3 Pages)  •  3 459 Vues

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Voici mon analyse de la scène 3 de l’acte II des Caprices de Marianne, celle que j’ai faite a mon oral blanc de français. La problématique était la suivante : En quoi peut-on dire que ce texte présente un caprice ?

Coelio est un homme amoureux de Marianne qui ne l’aime pas. Marianne est déjà mariée mais Coelio tente par tous les moyens de la séduire. Dans cette scène il demande à son ami qui est le cousin de la jeune femme de lui parler en son nom afin qu’elle accepte enfin de le rencontrer. Le texte est extrait de la scène 3 de l’acte II donc l’action a déjà bien commencée et l’on connait les personnages. Marianne acceptera car elle a décidé de prendre un amant. Nous remarquons que le titre de la pièce éponyme contient le mot « caprices ». On en déduit donc que la scèn étudiée expose un caprice de l’héroïne. Quel est-il ? En quoi peut-on dire que ce texte constitue un caprice ?

I- La demande d’Octave

II- La demande de Marianne

Octave est chargé d’une mission qu’il réalisera en 3 temps. Tout d’abord il évoquera les différents refus de Marianne : « vous avez déchiré ses lettres », « vous lui avez fermé la bouche » puis il sera étonné et insistera « vous voulez rire ? », « en vérité vous êtes en colère » enfin, il argumentera en faveur de Coelio : « la passion dont je fais l’éloge ». On retrouve le champs lexical de la supplication avec les termes « pitoyable », « complaisance », « au nom du ciel », « supplier », « il en mourra » ainsi que la didascalie « se jette à ses genoux ». On remarque aussi le champ lexical de l’amour avec « mourir pour vous », « cœur », « passion », « langage de l’amour ». Octave s’autocritique ensuite faussement : « je ne sais pas le langage de l’amour », ce qui renforcera l’impact de son message. Enfin, on peut voir que l’emploi du « je » et du « mon » permet au jeune homme d’exprimer sa pensée. Il séduit Marianne car il pique sa curiosité en affirmant vouloir lui parler puis se rétractant, la forçant à le questionner et à lui ordonner de parler avec l’impératif « parlez ». Cela est renforcé par le champ lexical de la parole : « parlez », « j’écoute », « vous ne parlez pas », « vous dis ».

Avec « Il s’est donné au diable » on apprend que le refus de Marianne de voir Coelio était total durant les scènes précédentes. On remarque aussi son insistance, son agacement avec l’impératif « Eh bien ! Parlez-moi de lui. ». On a le sentiment qu’elle perd son temps. Elle est dure et dis d’Octave qu’il est « pitoyable ». Puis elle change de comportement : « parlez que je veuille rire ou non ». L’intérêt est suscité chez elle, elle est curieuse. Mais c’est avec la déclaration : « je veux prendre un amant ! » que le changement radical est le plus flagrant. C’est un changement inattendu que même Octave ne comprend pas : « Marianne ! ». Un caprice est une chose que l’on désire sur un coup de tête, sans vraiment réfléchir et qui, souvent, ne nous est pas indispensable. « Je veux » est une affirmation mais incertaine, sans réelle réflexion. Elle constitue en cela un caprice. Cette idée de non choix et donc de caprice est renforcée par la phrase « Coelio ou tout autre, peu importe

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