Puissance de la douceur d’Anne Dufourmantelle
Commentaire de texte : Puissance de la douceur d’Anne Dufourmantelle. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar pascali4 • 21 Février 2026 • Commentaire de texte • 1 309 Mots (6 Pages) • 9 Vues
DM de français, Puissance de la douceur d’Anne Dufourmantelle
Dans un monde où les tensions géopolitiques sont palpables, on pourrait oublier l’importance de la douceur dans les relations humaines. Comme le dit l’empereur Marc-Aurèle, “la douceur est invincible” et Martin Luther King ou Gandhi l’ont bien compris et appliqué. Les Grecs définissent la puissance en tant que force de vie. La douceur est définie comme une qualité qui procure aux sens un plaisir délicat mais également comme une qualité morale qui porte à ne pas heurter autrui de front, à être patient, conciliant et affectueux.
L’auteur Anne Dufourmantelle nous fait réfléchir dans cet extrait de son œuvre, Puissance de la douceur, publiée en 2013, à la douceur qui peut être une force et une alternative à la violence et l’oppression. Comment Anne Dufourmantelle fait-elle l’apologie de la douceur?
Dans un premier temps, nous nous pencherons sur la description que l'écrivain fait des différentes facettes de la douceur. Puis, nous verrons que l’auteur transcrit la douceur jusque dans son écriture pour inviter ainsi le lecteur à une parenthèse de douceur dans sa vie.
Anne Dufourmantelle nous démontre l’importance de la douceur en faisant un tableau de ses différentes facettes en convoquant de riches références pour appuyer sa démonstration et en s'engageant discrètement en faveur de la douceur comme mode de survie pour l'humanité.
Premièrement, l’auteur expose ses idées principales concernant la puissance de la douceur. En effet, elle nous parle de la douceur qui est impliquée dans chaque événement de la vie humaine: “aucun événement de ce monde ne lui est étranger, car elle porte la responsabilité de la parole” (ligne 6). Pour l’enfant, la douceur est une condition du développement de l’enfant, il apprend la douceur, et la parole, grâce à la douceur maternelle. “L’apprivoisement du monde se fait à partir d’une parole aussi suave qu’un chuchotement qui berce” (ligne 10 à 11). Une fois la parole acquise, elle permet la compréhension du monde. De plus, elle nous parle de la douceur en tant que force de vie conditionnée par le secret. A plusieurs reprises, l’auteur utilise des expressions afin de souligner l’aspect secret de cette douceur: “Passer en douce. Sous le manteau. Invisible” (ligne 1). Les secrets permettent d’échapper à l’oppression de la norme sociale pour vivre la douceur comme les “amants” qui échappent aux “radars” (ligne 4). L’importance du secret est à nouveau accentuée plus loin dans son essai, lignes 15 à 17 où elle montre que la surveillance empêche la douceur qui a besoin de se cacher, sinon elle tournerait “comme le lait”. L’auteur exprime également que la violence, issue de la pulsion de mort freudienne, ne suffit pas pour survivre mais que les êtres humains ont également besoin de douceur dans leur vie: “Je ne pense pas que la haine suffise à survivre” (ligne 22). Enfin, on sort du domaine de l’esprit et du matériel pour retourner dans une communion avec la douceur de la nature telle que “l’eau turquoise dans la lumière du matin”, “une odeur de feuille froissée et de mandarine” et “la furtivité de l'animal sauvage” (lignes 28 à 30).
Par ailleurs, l’auteur a composé un essai très convaincant grâce à son érudition et enrichit ainsi la réflexion du lecteur. En effet, elle utilise des références dans de nombreux domaines. Elle commence son essai par une citation de Marcel Proust: “Sous toute douceur
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charnelle un peu profonde, il y a la permanence d’un danger”. Elle fait sans doute référence à l’homosexualité de Marcel Proust qui n’exposait pas sa douceur afin d’échapper à la réprobation de la société. Puis, elle fait une référence psychanalytique à Freud concernant sa théorie sur la pulsion de mort: “Freud a fait l’hypothèse à la fin de sa vie que la pulsation de mort était originaire” (lignes 19 à 20) pour y opposer l’instinct de la douceur. Enfin, l’auteur parle d’un mythe grec, la “boîte de pandore” (ligne 27) pour montrer qu’en se concentrant sur la douceur, on ne ressent plus le besoin d'ouvrir la boîte de pandore et on peut donc se détourner des événements du monde.
Outre
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