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Peut-on Affirmer Que, Dans Le Survenant, La Vie sédentaire Est Idéalisée

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Par   •  23 Février 2012  •  875 Mots (4 Pages)  •  7 923 Vues

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Question : Peut-on affirmer que, dans Le Survenant, la vie sédentaire est idéalisée ?

Thèse défendue : Oui, la vie sédentaire est idéalisée.

Argument principale 1 :

La vie sédentaire représente l’accomplissement de la vie pour les habitants.

Sous-argument 1 : l’amour de la terre et le droit légitime à la nourriture.

Sous-argument 2 : Le respect des ancêtres, la culture de la terre comme vocation. Léguer sa terre à sa descendance.

Sous-argument 3 : le respect des valeurs et traditions : les veillées et la maison comme lieu de rassemblement.

Argument principale 2 :

La vie nomade et urbaine est un mauvais mode de vie, l’auteur dévalorise la vie en ville. (Il faut donc être sédentaire.)

Sous-argument 1 : La ville est une incitation à la débauche : la dépense de l’argent et l’endettement, l’attrait au sexe et à l’alcool.

Sous-argument 2 : le nomade n’a pas de point d’attache : le Survenant n’a pas d’origine ni de nom. Aucunes racines.

Sous-argument 3 : la liberté de choisir son destin est contraire aux mœurs rurales.

Étape 2 : Rédaction

1er paragraphe

Dans Le Survenant de Germaine Guèvremont, nous assistons à la vie quotidienne des habitants Québécois du début du XXème Siècle. La famille Beauchemin est présentée comme étant sédentaire. Ils possèdent une maison, un nom mais surtout une terre, ce qui leur donne un droit légitime à la nourriture. Dès le début du roman, la nourriture est associée à l’épanouissement, à l’abondance et à la force des traditions qui veulent que les hommes s’occupent des biens agricoles. Le Survenant, à son arrivée, interrompt donc un moment crucial de la journée : le souper familial, fruit du dure labeur du père Didace. « Quand vint son tour, lui, Didace, fils de Didace, qui avait le respect du pain, … l’appuya contre sa poitrine demi-nue encore moite des sueurs d’une longue journée de laboure, et … se découpa un quignon de la grosseur du poing » (p.20). Cela montre bien que Didace a passé la journée à cultiver la terre, mais également que la famille n’est pas en manque de nourriture car le père de famille prend une part de pain généreuse. Les habitants en milieu rural ne manquent de rien.

La culture de la terre, mais aussi le respect des ancêtres sont ancrés dans les mœurs de la vie sédentaire. Germaine Guèvremont démontre le bonheur de vivre sur la terre paternel. Le fils Beauchemin est voué à perpétuer cette tradition. Même Survenant, qui n’a ni famille, ni terre en sa possession, affirme, qu’il n'y a rien de mieux que d’avoir une terre et des enfants qui, à leurs tours cultiverons la terre et vivrons d’elle. Didace lui aussi dit qu’il est mieux pour le bonheur d’un homme d’être sédentaire : « Le malheureux qui porte dans son cœur un ennui naturel, s’il croit trouver

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