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Dissertation phèdre et oedipe roi

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Par   •  13 Juin 2019  •  Dissertation  •  1 008 Mots (5 Pages)  •  362 Vues

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Mots : 898

Tanya Beaudoin

Groupe : 00011

Dissertation explicative no 1

Travail présenté à

Amélie Desruisseaux-Talbot

pour le cours

Littérature et imaginaire (601-102-MQ)

Cégep Garneau

Le mardi 6 mars 2018

Au tournant du 17e siècle, Jean Racine, un représentant par excellence de la tragédie classique, a renversé le courant littéraire français par son œuvre Phèdre. Cette pièce de théâtre indique dans sa préface que l’héroïne dans cette tragédie « n’est ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente » (« Préface », p.7). Dans cette œuvre, Phèdre, la femme du roi d’Athènes, est compromise à un amour interdit. Elle semble en être coupable, mais en fait elle n’est peut-être qu’innocente puisque l’amour est un sentiment incontrôlable. En se fondant sur les tragédies Phèdre de Jean Racine et Œdipe Roi de Sophocle, nous montrerons que ce constat s’applique en effet au personnage de Phèdre et qu’il s’applique également au personnage d’Œdipe dans la tragédie de Sophocle Œdipe Roi. Nous nous arrêterons tout d’abord au personnage de Phèdre pour ensuite nous attarder sur le personnage d’Œdipe Roi.

En premier lieu, le personnage de Phèdre dans la tragédie Phèdre de Jean Racine n’est ni tout à fait coupable et ni tout à fait innocente. Pour commencer, Phèdre n’est ni tout à fait coupable, car le coup de foudre est un sentiment puissant et obsédant qui peut même parfois nous détruire. Phèdre n’a pas décidé de tomber en amour avec Hippolyte, c’est pour cela que cette émotion est incontrôlable. Pourtant, elle est bien informée que l’homme qu’elle aime est le fils de Thésée, son mari, c’est donc pour cela qu’elle n’ose l’avouer puisque ce serait un crime. Dans la tirade de Phèdre, elle avoue son amour qu’elle éprouve pour Hippolyte à Oenone, sa nourrice et confidente. C’est à ce moment que nous pouvons comprendre que Phèdre est confrontée à un conflit intérieur : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue. » (v.273) Nous pouvons constater que Phèdre est prisonnière de l’amour dans cette antithèse à l’aide des mots « rougis » et « pâlis », car elle brûle d’amour envers Hippolyte, mais elle est aussi glacée par la honte de cet amour. De plus, Phèdre n’est ni tout à fait innocente puisqu’elle essaie à plusieurs tentatives d’attirer l’attention d’Hippolyte par des propos assez violents. Quoique’ elle sache que c’est un amour interdit, elle veut qu’Hippolyte l’aime en retour, mais ce n’est pas le cas. La jalousie s’empare donc en elle de plus en plus puisque son amour est irrésistible. Nous pouvons nous en apercevoir lorsqu’elle décide d’avouer ses intentions à Oenone : « Il faut perdre Aricie. » (v.1259) Le verbe « perdre » signifie que Phèdre désire tuer Aricie afin qu’Hippolyte se retourne vers elle. Elle veut donc parler aux dieux grecques afin de retirer Aricie dans la vie du jeune homme pour lui faire ressentir à lui aussi la douleur ressentie par l’amour. En résumé, comme Jean Racine l’indique, Phèdre n’est ni tout à fait coupable et ni tout à fait innocente.

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