LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

Commentaire littéraire sur "les femmes" de Apollinaire

Commentaire de texte : Commentaire littéraire sur "les femmes" de Apollinaire. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  5 Novembre 2015  •  Commentaire de texte  •  776 Mots (4 Pages)  •  2 154 Vues

Page 1 sur 4

Commentaire de français

Ce poème intitulé « Les femmes » est écrit par apollinaire en 1901. Pendant cette période de sa vie l’artiste était en Allemagne sur les rives du Rhin, ce qui l’influença. Ce poème comporte des éléments de la culture germanique lui donnant un côté réaliste. La structure saccadée du poème composé du discours direct écrit en italique et du discours indirect  fait si que les ambiances se mêlent. On y retrouve presque deux poèmes différents fusionnées en un : l’un en italique comportant une discussion entre des femmes l’autre étant la description de la scène par l’auteur. Cependant nous verrons comment le cadre chaleureux et sûr créé par les femmes est baigné dans un cadre morbide et sombre mêlant rêve et mort. Nous étudierons dans un premier lieu le cadre hospitalier avant de voir le que le cadre irréel et morbide est très présent dans cette maison.

Le cadre est hospitalier dans ce poème, en effet « dans la maison du vigneron » plusieurs femmes sont présentes. Elles mènent une vie normale, faisant des actions poméridiennes. La plupart des « femmes cousent », d’autres s’occupent de « remplir la poêle » afin de préparer le dîner. Les sept femmes discutent des évènements nouveaux de la ville, une affirme que « Gertrude et son voisin Martin enfin s’épousent » alors que l’autre raconte que « la fille du vieux bourgmestre brode une étole pour la fête du curé ». Les femmes se connaissent toutes et vivent dans la ville depuis longtemps, elles sont toutes au courant de l’identité des personnes nommées. Alors que dehors l’hiver est présent les femmes procèdent à un goûter, sûrement la femme du vigneron demande que quelqu’un « apporte le café le beurre et les tartines [ainsi que] la marmelade le saindoux un pot de lait ». L’ambiance est chaleureuse, de la nourriture est présente et les femmes discutent de thèmes comme l’amour comme le montre l’affirmation d’une femme « Lotte l’amour rend triste ». La discussion montre que les femmes ont des âges différents une mère appelle sa fille « Ô petit cœur » et une « grand-mère » est présente en disant son chapelet. C’est donc presque une ambiance familiale qui est ressentie dans le poème.

Le discours indirect de ce poème contraste l’ambiance amicale et joyeuse crée par les femmes.  Alors que les femmes parlent du futur mariage de « Gertrude et son voisin Martin » le discours s’interrompt subitement par « l’ulul[ement] » de « l’effraie », oiseaux  proche de la chouette symbolisant la nuit, l’obscurité. Cet ululement empêche « le rossignol aveugle » de « chanter ». C’est une première image très sombre que l’auteur met en avant, le rossignol représente le printemps et son chant le beau temps ici l’effraie avec son ululement mystérieux le coupe montrant sa domination et donc celle de la nuit sur le jour. « Le vent chantait » et donc « Herr Traum survint avec sa sœur Frau Sorge ». Le vent représente le froid, l’hiver et alors que les femmes n’ont pas peur de l’hiver en annonçant que « cet hiver est très froid le vin sera très bon » Monsieur songe et Madame souci apparaissent. Ces deux personnages de la mythologie qui apparaissent suite au vent montrent le côté obscure de l’hiver. Ce sont des personnages irréels mais presque cauchemardesques. Enfin le mort est présent car « les vignobles aux ceps tordus deviennent dans l’obscurité des ossuaires ». En effet ici les ceps deviennent un amas d’os dans le noir, c’est afin de prouver que la nuit déforme les choses, tout fait plus peur pendant la nuit. Tout au long du poème le décalage entre la scène ménagère et les descriptions sombres font si que les femmes n’ont pas l’air influencées par cette présence de la mort et de la nuit. Mais un rattachement est fait lors de la mort du sacristain, en effet une femme annonce  « il est mort écoutez » ensuite à l’hémistiche le discours change et la description repart avec « la cloche de l’église sonnait tout doucement la mort du sacristain ». Cela nous montre que les femmes sont en effet rattachées à ce qui se passe dehors malgré que elle soient toutes dedans paisiblement.

...

Télécharger au format  txt (4.6 Kb)   pdf (69.1 Kb)   docx (9.4 Kb)  
Voir 3 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com