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Еxtrait de Zola, Nana – proposition de commentaire littéraire

Fiche de lecture : Еxtrait de Zola, Nana – proposition de commentaire littéraire. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  21 Février 2015  •  Fiche de lecture  •  1 188 Mots (5 Pages)  •  588 Vues

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Texte 3 : extrait de Zola, Nana – proposition de commentaire littéraire

Publié en 1880, Nana est le neuvième roman du cycle des Rougon-Macquart écrit par Zola, relatant

l’histoire d’une jeune prostituée. Par l’intermédiaire de ce roman Zola, en vrai romancier naturaliste, ne

peint pas seulement l’existence d’une femme mais cherche à montrer au lecteur un aspect de la société de

son époque, le Second Empire.

Cet extrait du chapitre central, le chapitre VII présente une scène intime et érotique entre Nana et son

amant Muffat, selon un double, voire triple regard : Nana s’admire dans la glace, sous l’œil fasciné de

Muffat, le lecteur étant placé dans la position du troisième spectateur.

A travers cette description de Nana, nous allons étudier toute la richesse et l’ambiguïté de ce personnage,

tout d’abord son portrait élogieux, sa posture entre la femme et l’enfant, et enfin son influence paradoxale

sur Muffat.

On peut remarquer que le portrait de Nana est extrêmement élogieux ; dépeinte à travers le point de vue

interne de Muffat, comme le prouvent les verbes de vision tels « il leva les yeux » (l. 1), « regarder » (l. 15),

« contempler » (l. 11), Nana ressemble presque à un personnage de tableau, ce qui est confirmé lorsqu’elle

est comparée à une « Vénus grasse » évoquant certains tableaux illustres tel celui de Botticelli, ce qui la

place dans la lignée des déesses mythologiques.

Le vocabulaire pour la décrire est extrêmement mélioratif et met en évidence la vigueur de son corps,

assimilé à celui d’une « cavale » (l. 26) (« flancs tendus », « reins solides », « muscles forts » aux lignes 20-

21), vigueur qui s’entend dans les allitérations en [d] et [g] de « gorge dure d’une guerrière », ligne 21. Sa

peau est comparée au tissu le plus soyeux (« grain satiné », l. 21, « reflets de soie », l. 24, « velours », l. 26),

et ses courbes sont parfaites, la « ligne fine », le « profil si tendre ». Enfin, son principal atout, sa longue

chevelure blonde, lui donne une apparence de félin comme le montre la métaphore filée, « poil de lionne »,

« fauve » et « bête d’or », dans les lignes 20 à 28. La beauté de Nana éclate dans ce passage, rehaussée par

les « lueurs dorées » des « flammes des bougies » (l. 23).

D’autre part, à côté du vieux Muffat, Nana resplendit dans toute sa jeunesse et sa fraîcheur. A peine à

l’aube de sa « puberté », elle a gardé un comportement enfantin dénoté par le lexique du jeu et de

l’amusement : « drôle », « amusée » (l. 4-5), « jeu » (l. 8), « rire » (l. 19). Uniquement « absorbée » par

l’image d’elle-même, selon l’égoïsme inhérent aux enfants, elle explore avec un plaisir narcissique son corps

de « jeune fille » en pleine métamorphose, comme l’indiquent les verbes « étudier » et « découvrir » (lignes

4 et 6), présupposant son inexpérience, ainsi que le vocabulaire de l’étonnement : « curiosités » (l. 5),

« surprenait », « air étonné » (l. 5-6). Le choix même du prénom Nana, diminutif d’Anna, peut également

suggérer son aspect enfantin.

Pourtant, elle ne semble pas si innocente que son âge et son comportement le laissent supposer et elle

s’affiche avec impudeur, dévoilant les parties les plus intimes de son être et le champ lexical du corps

parcourt tout le texte : « hanche », « taille », « gorge », « cuisse », « reins », « croupe », « sexe », « sein »,

lui conférant une charge érotique évidente. De plus, elle alterne différentes poses et mouvements qui

prennent

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