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Voltaire, Candide

Commentaire de texte : Voltaire, Candide. Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  14 Décembre 2025  •  Commentaire de texte  •  1 199 Mots (5 Pages)  •  52 Vues

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Lorsque Voltaire publie « Candide » en 1759, celui-ci critique la guerre et la société.

Cepandant presque deux siècles plus tard , les choses n’ont toujours pas changées ; en

effet la Guerre d’Espagne bat son plein celle-ci ayant opposé Républicains et

Nationalistes. Dans les deux camps , les soldats étaient emmenés en masse comme des

animaux et idôlatrés comme des héros. C’est ainsi cette guerre qui va inspirer Bernanos et

qui va ainsi publier « Les grands cimetières sous la lune » en 1937, un ouvrage destiné à

se moquer des soldats durant cette bataille mais également le peuple fantasmant sur ces

« héros ». Il utilise un registre polémique pour provoquer mais également un registre

satirique ayant pour but de se moquer d’un individu ou d’une idée en utilisant l’ironie. Dans

ce texte , Bernanos critique le peuple mais également cette idéalisation des soldats par ce

peuple. De plus , il va jouer avec le logos , l’éthos et le pathos pour provoquer et jouer

avec le lecteur. Son texte porte ainsi le nom de pamphlet , qui est un texte ayant pour

objectif d’attaquer des adversaires . Il va même utiliser de la réthorique classique pour

accentuer sa critique des soldats.

Quelles stratégies d’écriture Bernanos utilise t-il afin de faire de ce texte polémique un

discours répondant aux caractéristiques de la réthorique de l’argumentation ?

Pour répondre à cette problématique , nous étudierons d’une part son argumentation

efficace , jouant à la fois sur la réthorique classique et la distinction entre discours et récis

tandis que dans une seconde partie , nous abborderons sur la critique des héros par le

mécanisme de la déshumanisation et pour terminer nous nous interresserons à ça

technique spéciale de la double énonciation ancrée dans son texte polémique.

Bernanos ouvre son texte avec une question rhétorique provocatrice : "Ça vous embête de

m’écouter parler si longtemps des imbéciles ?" (ligne 7). Cette interpellation instaure un ton

polémique et force le lecteur à réagir. En qualifiant les soldats "d’imbéciles", il les juges

directement et réduit ces hommes à une masse incapable de réflexion.L’accumulation "ils n’ont

pas inventé ni le fer, ni le feu, ni les gaz" (ligne 10) insiste sur la passivité des soldats. L’emploi de

la négation et la répétition du "ni" soulignent qu’ils ne sont à l’origine d’aucune avancée

technologique, mais qu’ils les utilisent aveuglément. Ce procédé rhétorique met en avant leur

incapacité à réfléchir et leur soumission au système.

Bernanos utilise ensuite une opposition pour critiquer la glorification des soldats : "Le monde a

connu un temps où la vocation militaire était la plus honorée après celle du prêtre" (ligne 22). Il

rappelle que la guerre a longtemps été perçue comme un devoir noble, presque sacré. En

associant la figure du soldat à celle du prêtre, il ironise sur cette admiration excessive et souligne

l’absurdité d’un tel respect pour un rôle qui consiste avant tout à tuer.

Il alterne entre un discours argumentatif et des passages narratifs pour rendre son propos plus

frappant. Il évoque la manière dont les soldats sont recrutés et envoie une image saisissante :

"Vous leur donnez un billet pour l’Enfer avec le timbre du bureau de recrutement" (ligne 25). En

assimilant la mobilisation militaire à un simple billet de transport, il ridiculise le système qui envoie

les hommes au front comme s’il s’agissait d’une formalité administrative.

La critique des héros par le mécanisme de la déshumanisation

Bernanos insiste sur la perte d’humanité des soldats en les comparant à des machines. Il écrit :

"ils utilisent parfaitement tout ce qui les dispense du seul effort dont ils sont réellement

incapables, celui de penser par eux-mêmes" (lignes 11-12). Cette phrase montre que, selon lui, la

guerre transforme les hommes en simples exécutants, dénués de réflexion. Ils n’ont pas besoin

de penser, car tout est mécanisé pour eux.

Cette

...

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