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Le rire, Bergson

Commentaire de texte : Le rire, Bergson. Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  6 Janvier 2026  •  Commentaire de texte  •  1 222 Mots (5 Pages)  •  22 Vues

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Lacroix--Mougin        16/12/2025

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Explication de Texte Méthodologie

Le Rire, Bergson

L’Homme voue une confiance quasiment infaillible en ses sens. Ces derniers détiennent en effet une centralité dans notre façon d’appréhender le monde extérieur, s’imposant comme moyen quasi-exclusif de percevoir le réel.

De même, dans le texte soumis à notre étude, extrait de l’ouvrage Le Rire, Bergson se voue à ébranler notre conviction de la véracité de notre perception du réel, en questionnant l’objectivité de cette dernière.

Si l’on tend à croire que nous entretenons un rapport exhaustif au réel, que notre perception du monde extérieur semble en effet s’avérer dans l’ensemble fidèle au réel, Bergson privilégie une approche plus complexe :

En effet, il formule dans ce texte la thèse selon laquelle il y aurait une sélectivité dans notre perception du réel. Cette perception - en tant que phénomène de l’esprit à organiser les données que lui transmettent les sens dans le but de créer une représentation et de prendre conscience du réel - serait inévitablement filtrée par son utilité pour l’action.

L’introduction de cette notion d’action illustre alors la volonté de l’auteur à affirmer la centralité de cette dernière dans le processus de connaissance du réel.

Bergson semble donc entendre une certaine fatalité de notre perception du réel à ne demeurer qu’une réalité biaisée par ce besoin de ne percevoir, et en fin de compte de ne connaître, que ce qui nous est utile pour agir.

Ce qui nous amène à nous demander

Dès la première ligne de l’extrait, Bergson assure l’idée selon laquelle “Vivre consiste à agir”. Il transmet dès lors sa conception singulière de l'existence de l’Homme, c'est-à-dire le fait que pour lui, notre vie ne se résume qu’à nos actions. Nous pouvons émettre l'hypothèse qu’il entendrait même que nous n’entreprenons rien si ce n’est dans le but d’agir, c'est-à-dire de réellement passer à l’acte de réaliser une intention.

En posant ce fondement, Berson nous permet ainsi de comprendre les raisons pour lesquelles il considère une centralité de l’action dans notre existence. Nous pouvons en comprendre dans un premier temps une volonté d’encourager une opposition à la passivité, dans le sens où nous devons entreprendre de transformer nos idées en acte par l’impulsion de l’action.

Cependant, l’argument de l’auteur semble diverger de cette intention.

En effet, il ne semble pas mettre en avant un contrôle de notre existence par l’action mais davantage une subordination, une dépendance à l’action dans le cadre de notre perception du réel. De ce fait, il défend l’idée selon laquelle vivre serait “n’accepter des objets que l’impression utile pour y répondre par des réactions appropriées” (l.1). Le réel est donc bien présent, qu'il soit autour de nous, ou même en nous même, pourtant, nous ne semblons pas le percevoir dans sa totalité. L’appel à l’action serait donc une sélection du réel.

Ainsi, car nous sommes guidés par le but unique d’aboutir à une action, un passage à l’acte, nous ne percevons du monde ou de nous même que ce qui représente une utilité à cette dernière. À l’inverse, la partie du réel qui ne nous confère aucune utilité dans l’action doit “s’obscurcir ou ne nous arriver que confusément” (l.2).

Parallèlement, l’argument de Bergson se fonde sur une opposition entre “impression” et “réactions”. Les impressions peuvent en effet être associées à ce que nos sens et notre conscience captent du réel, qu’il soit le monde extérieur ou nous même. Dans le réel, nous sommes donc bien en présence d’une multitude d'impressions sensorielles telles que les couleurs ou les sons, cependant, nous n’en retenons que celles qui sont utiles à notre action. À titre d’exemple, je ne vais percevoir du réel que les obstacles à éviter et non pas l’entièreté du paysage.

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