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En quoi peut-on dire que ces documents témoignent sur les conditions de vies et l’état d’esprit des combattant lors de la Première Guerre mondiale ?

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Par   •  3 Juin 2018  •  Commentaire d'oeuvre  •  757 Mots (4 Pages)  •  171 Vues

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        La première guerre mondiale débute le 28 juin 1914 après l’assassinat de l’Archiduc d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand et sa femme à Sarajevo. 1 400 000 soldats français perdent la vie lors des combats, les conditions de vies dans les tranchées sont exécrables et les soldats perdent rapidement le moral et la motivation de se battre à cause des temps d’attentes interminables qui en font une guerre interminable. Nous étudierons les conditions de vie et l’état d’esprit des soldats à l’aide de deux documents. Le premier est une lettre d’un soldat, Joseph Deschanet, à son frère, Henri, écrite le 15 février 1915 dans laquelle il témoigne sur les conditions de vie dans les tranchées. Le second est une illustration d’un article du journal J’ai vu… paru le 11 mars 1916.

En quoi peut-on dire que ces documents témoignent sur les conditions de vies et l’état d’esprit des combattant lors de la Première Guerre mondiale ?

        Les conditions de vie des soldats au front lors de la Première Guerre Mondiale étaient déplorables. Ils vivaient dans la boue (« C’est une boue infecte, épouvantable, inouïe »), le froid glacial de l’hiver, la chaleur torride de l’été, la pluie ; dans l’attente de la prochaine ascension vers la mort. « Depuis des mois et des mois, on est là, face à face, sans bouger, sans pouvoir bouger » (lettre de Joseph Deschanet). Ces soldats qui ne vivent presque uniquement grâce au vin ou à l’eau de vie qui leur donne un peu de chaleur dans ce froid glacial et de courage pour se jeter dans cet enfer qu’est le No man’s land, « On grelotte,[…], on boit de l’alcool et encore de l’alcool, pour se réchauffer et… s’abrutir ». Leur habitat qui n’était autre que les tranchées, ces tranchées creusées dans la terre à la main, retenues par de simple planches de bois à quelques mètres de la tranchées ennemies, « On est à 150, 100, 10 mètres de l’ennemie ». Les poilus (nom que l’on donnait au soldats français dû au manque d’hygiène) n’ont qu’une chose qui leur donne encore un peu d’espoir pour vivre : les lettres. Les soldats reçoivent et écrivent des lettres à leur proches, comme Joseph Deschanet qui écrit à son frère Henri, pour se remonter le moral ; pour se libérer des horreurs qu’ils voient tous les jours, leurs camarades, leurs amis, leurs voisins qui meurent sous les balles ou les obus de l’armée adverse et qui les traumatisent à vie. « Que je suis heureux de t’écrire, de pouvoir converser avec toi, te raconter un peu la vérité dans toute sa dureté ».

        Au début de la guerre, les soldats pensaient qu’elle serait courte. Que ce ne serait l’histoire que de quelques semaines. Mais les jours passaient, puis les semaines, les mois… La guerre ne finissait toujours pas et le nombre de morts augmentait sans cesse. Le moral des soldats baissait au fur et à mesure que les jours passaient. Les bombardements des premières lignes traumatisent physiquement mais aussi psychologiquement, « des hommes enterrés vivants, d’autres devenus fous, d’autres sourds et hébétés par la commotion » ( lettre de Joseph Deschanet). Mais le gouvernement cache la vérité de ce carnage par des affiche de propagande comme la photo du journal J’ai vu… qui montre un soldat « aussi calme que sur un champ de tir, abat 60 Allemands » à Verdun en 1916. Sauf qu’aucun soldats n’est aussi calme lorsqu’il est dans les tranchées que lorsqu’il est dans un champ de tir. De plus la bataille de Verdun est connu comme la plus meurtrière du côté des français. Ce manque d’État d’esprit combatif soulève une vague de mutinerie. L’année 1917 est celle ayant eu les mutineries les plus importantes. Mais l’État d’esprit des combattants remonte lorsque l’armée française commence à prendre le dessus et qu’on retrouve une guerre de mouvement.

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