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La religion poliade à Athènes

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Par   •  5 Décembre 2019  •  Commentaire de texte  •  2 251 Mots (10 Pages)  •  38 Vues

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La religion Poliade

Dans l’Antiquité Classique, chaque cité est placé sous la protection d’une divinité que l’on appelle “poliade” qui veut dire “protecteur de la cité”. Chaque cité a également ses héros, (héros fondateurs, éponymes,...). Cependant, leurs cultes different selon les cités et selon les attributs qui leurs sont associés. Les mythes sont parfois une manière de penser les débuts de l’histoire de la cité. Par exemple : le début de la cité d’Athènes avec le conflit qui opposa Athéna à Poséidon.

(Sous le règne du roi Cécrops, Athéna, déesse de l’intelligence utile et de la ruse, et Poséidon, dieu des mers et des tempêtes, se sont affrontés : Poséidon d'un coup de son trident frappa le rocher de l’Acropole d’Athéne et en fit jaillir une source d'eau salée. Une variante parle d'un cheval splendide, (symbole du courage et de la force qui donne la gloire militaire). Athéna décida de planter le premier olivier (symbole de la paix, tant il est long à croître, mais aussi symbole de la justice).

La religion imprègne chacun des gestes de la vie civiques des grecs. En effet, il n’y a pas de séparation entre le domaine religieux et le domaine laïcs/politique. Ces dimensions n’ont pas de sens pour les grecs dans la mesure ou chaque actes possède une dimension religieuse. Le temps de la cité est divisé selon les fêtes religieuses qui rythment la vie politique et la vie quotidienne. (Dans de nombreuse cités, la succession des fêtes est fixé par des textes que l’on appelle Calendriers Sacrés = liste de fêtes regroupées selon les mois et les jours de chaque mois).

Cet texte est un extrait de l’oeuvre Inscriptions Graecae. Il s’agit d’un important recueil ayant pour but de rassembler, dans une publication scientifique, toutes les inscriptions en grec ancien découverte en Europe. Le projet a été lancé en 1902 par Enno Friedrich Wichard Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff, né le 22 décembre 1848 en Posnanie et mort le 25 septembre 1931 à Berlin. Il fut l'un des plus célèbres philologues allemand. (=combinaison critique littéraire, historique et linguistique). Le tome 2 dont est extrait ce document parle notamment de l’Antique et du déroulement des fêtes religieuses dont celles d’Athènes.

Problématique :

- De quels manières se déroule les fêtes religieuse à Athène à l’époque classique?

- De quels manières les rituels sont-ils centrale dans les fêtes religieuses tel que les Panathénées?

I. Les Panathénées : début de la fête

1. Une procession annuelle

“Afin qu’avec piété, annuellement, et que la procession en l’honneur d’Athéna au nom du peuple athénien soit organisé le mieux possible chaque année (…)” (l.1-2)

La pompé ou procession, est l’élément le plus festif des grandes cérémonies organiser par les cités en l’honneur d’un Dieu. Souvent le premier temps de la fête.

Ici nous allons plus spécialement parler des panathénées, fêtes et festivités religieuses et sociales de la cité d’Athènes. On trouve alors des processions annuelles, donc qui se déroule chaque année et qui ont lieu du 23 au 30 du mois d’ hécatombéon qui correspond au premier mois de l’année Attique soit pour nous la moitié du mois de juillet.

Mais on trouve également les grandes Panathénées, et la, la procession se déroule le jour d’anniversaire de la déesse, le 28 juillet pour notre texte et c’est le point culminant de la fête, ainsi la cité offrait un pélos a Athéna, soit un vêtement tissé pendant l'année par les Ergastines (=jeune fille appartenant aux familles de citoyens). Le vêtement était porté en grande pompe dans toute la cité, puis ornait une statue d'Athéna poliade « protectrice de la cité » sur l'Acropole.

Le but de cette procession était de porter le nouveau péplos à l’archonte-roi qui devait à son tour en parer la statue de bois d’Athéna (le xoanon) dans l’Erechtheion (=ancien temple grec situé sur l’acropole d’Athènes et temple d’Athéna Polias). Le péplos, teint de safran, était brodé sur le thème des exploit d’Athéna contre les géants.

Cette procession solennelle permettait à la cité athénienne de donner le spectacle à la fois de la hiérarchie de son organisation politique et de l’unité dans la diversité de sa population. Un spectacle destiné tant au reste du peuple athénien, qu’aux cités alliées présentes et au monde grec.

De plus lors des grandes panathénées, on retrouve de grands jeux, appelé jeux Panathénaïques, Ces jeux étaient les plus prestigieux pour les citoyens d’Athènes mais ils n'étaient pas aussi importants que les jeux olympiques. Ces derniers étaient à peu près les mêmes que ceux des jeux olympiques, avec de la boxe, de la lutte, du pancrace , du pentathlon et de la course de chars, l’épreuve la plus prestigieuse. On trouve aussi des jeux réservés aux Athéniens qui étaient quelque peu différents. Ils incluaient une course à la torche jusqu'au Parthénon (l’ancêtre du relais de torche qui a lieu avant les Jeux olympiques modernes), des batailles d’infanterie et de cavalerie, un lancer de javelot à cheval, une course d’apobatai; (c’est l’athlète d'une course de char dans laquelle le conducteur devait sauter du chariot, courir à côté puis sauter dedans), la pyrrhique (une danse armée inventée par Athéna, des exercices militaires en musique) et l’euandrion (un concours de beauté parmi les athlètes). Dans les dernières années il y avait également une course de trières. Les vainqueurs sportifs étaient récompensés par une couronne d’olivier venant des oliviers sacrés d’Athéna, ainsi que des amphores d’huile d'olive, de même provenance. Ces vases, appelés « panathénaïques », ont été retrouvés en grand nombre en Grèce, en Sicile et en Italie. Ils comportent d’un côté une représentation d’Athéna, de l’autre une illustration de l’épreuve dans laquelle s’était illustré le vainqueur. Les vainqueurs dans le domaine artistique remportaient, eux, une couronne d'or. La tribu dont la trière avait remporté la course gagnait une somme d’or, dont une partie était consacrée à un sacrifice à Poséidon. Les épreuves et concours étaient supervisés par des magistrats spéciaux tirés au sort tous les quatre ans.

2. Parcours

“Ils feront partir la procession dès le lever du soleil, punissant conformément aux lois ceux qui n’obéiront pas

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