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Les Gilets Jaunes: Le lien social né sur les ronds-points

Thèse : Les Gilets Jaunes: Le lien social né sur les ronds-points. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  23 Avril 2026  •  Thèse  •  2 711 Mots (11 Pages)  •  2 Vues

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Lycée Paul Valéry

Les Gilets Jaunes: Le lien social né sur les ronds-points

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Source : Xavier Leoty/AF

 

Sommaire:

Introduction............................................................................................................................................................. 1

I) La naissance des Gilets Jaunes: Ces Français créant du lien social en hurlant contre les injustices…………………………………………………………………………………………………………………………..………………………2

II) Le traitement des médias face aux mouvement des Gilets Jaunes : le lien social fragilisé par la méfiance et la défiance …………………………………………………………………………………………………………………………..4

III) La répression de l’état: quand les violences policières mettent à l’épreuve le lien social……………………………………………………………………………………………………………………………………………….…………8

Conclusion….............................................................................................................................................................10

Lexique et bibliographie.......................................................................................................................................11

Introduction:

Les Gilets Jaunes sont un mouvement de protestations qui a commencé en 2018, d’abord principalement sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook. Tout part d’une simple pétition en ligne d’une habitante s’intitulant : « Pour une baisse des prix du carburant à la pompe ! », à partir de là de plus en plus de Français rejoignent cette pétition. Ils se rendent compte de leurs nombreux points communs et qu’ils souhaitent les mêmes changements. De plus en plus d’appel à manifester et a bloqué les routes et les ronds-points commencent à circuler sur différents réseaux sociaux: la première mobilisation du 17 novembre a ramené des centaines de milliers de personnes environ autour de 30 000 Français partout en France, dans les grandes villes comme Paris ou encore les petites communes des zones rurales.Ce mouvement qui né au début d’une opposition à la hausse des taxes sur les carburants s’oriente au fil du temps de plus en plus contre Emmanuel Macron, le Président de la République. Les revendications des Gilets Jaunes prennent de l’ampleur et sont variées: le SMIC à 1300€, la retraite à 60 ans ou encore la fin de la hausse des taxes. Les Gilets Jaunes se rassemblent sous un même vêtement: le gilet jaune que les automobilistes doivent mettre afin d’être visibles la nuit et sont rapidement devenu un symbole de contestation sociale. C’est grâce à ce gilet, que les membres se reconnaissent entre eux, mais aussi en portant le gilet jaune ont montre qu’on soutien le mouvement. Depuis la première mobilisation, les manifestations et les blocages se multiplient et deviennent de plus en plus violentes: notamment à Paris où il y a eu de nombreux affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ainsi que des casses et des dégradations. Dans l’opinion, les avis sont divisés entre ceux qui voient le mouvement des Gilets Jaunes comme dangereux et violent et de l’autre ceux qui le soutiennent. On peut donc se demander : En quoi le mouvement des Gilets Jaunes a contribué à créer du lien social entre les Français mais aussi a amplifier les tensions dans la société française ? A travers ce dossier nous verrons que le mouvement des Gilets Jaunes a permis de créer du lien social grâce au sentiment d’injustice (I), jusqu’à ce que les médias donnent une mauvaise image fragilise le lien social (II ) et pour finir nous parlerons de la pandémie de Covid-19 qui mettra fin au mouvement (III) ainsi que de la société française qui cherche à rétablir le lien social malgré la fin du mouvement (IV)

  1.  La naissance des Gilets Jaunes: Ces Français créant du lien social en hurlant contre les injustices

Le​‍​‌‍​‍‌ mouvement des Gilets jaunes a commencé en novembre 2018, après que l'on a pu constater le sentiment d'abandon exprimé par une grande partie des Français, notamment les classes moyennes et les habitants des territoires ruraux. Ce sentiment de ras-le-bol concerne aujourd'hui un large panel de Français : le pouvoir d'achat qui diminue, les fins de mois difficiles, l'injustice fiscale et le sentiment de ne pas être suffisamment représentés ​‍​‌‍​‍‌politiquement.

L'annonce​‍​‌‍​‍‌​‍​‌‍​‍‌ du gouvernement concernant une augmentation des taxes sur les carburants, soit +6,5 centimes par litre pour le diesel et +2,9 centimes pour l'essence, qui devrait entrer en vigueur à partir de novembre 2018, a été la goutte de trop. Elle a mis le feu aux poudres chez les ruraux, qui utilisent leur voiture pour se rendre à leur travail, emmener leurs enfants à l’école ou faire les courses, et qui y voyaient une nouvelle taxe de ​‍​‌‍​‍‌trop.

Mais le problème était plus grave. En effet, la colère des Gilets jaunes venait de bien autre chose : elle était nourrie par l’augmentation de l’électricité, du gaz, ou encore des besoins alimentaires, des assurances, de la santé… alors que les salaires, eux, stagnent et n’augmentent pas. Cette situation bousculait notamment les classes populaires, qui malgré leur labeur et leurs impôts, ont du mal à boucler leurs fins de mois et à faire des choix.

Il y avait aussi un sentiment de ne pas être traité de la même façon. La suppression de l’impôt sur la fortune en 2017 – qui a profité aux plus riches – semblait illustrer cette affaire. Les choses ne sont pas toujours simples, mais elle a cristallisé les choses en association avec la hausse des taxes sur les carburants.

Le président Emmanuel Macron n’a pas toujours été bien compris, voire a parfois été mal perçu, au point de conforter l’idée que les politiques étaient loin des préoccupations des Français en galère.

C’est ce sentiment d’injustice qui, finalement, avait tendance à tendre un peu les bras. Car si les participants aux rassemblements différaient d’un rond-point à l’autre, il y en avait aussi beaucoup en commun : les Gilets jaunes venaient du peuple et des classes moyennes, avaient souvent peu de diplômes et exerçaient en grande majorité des métiers manuels. Et puis, sur les ronds-points, c’était devenu possible de se voir, de se parler, d’échanger sur ses problèmes du quotidien…

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