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Samuel Beckett et le théâtre de l'absurde

Fiche de lecture : Samuel Beckett et le théâtre de l'absurde. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  29 Mai 2019  •  Fiche de lecture  •  1 134 Mots (5 Pages)  •  179 Vues

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Introduction :

Samuel Beckett est né en avril 1906 et mort en 1989 à Paris.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Beckett participe à laResistance, apr_s la guerre il publie aux Editions de Minuits « Molly » en 1951, « Malone meurt » en 1952 et «L’innomable » en 1952. Après ça Beckett se consacre totalement au théatre et devient populaire. Il obtient le prix nobel de la littérature en 1969.

Il était dans le théâtre de l’absurde.

Problématique : Comment se monologue peut il être interpréter comme un dialogue / Comment se monologue met-il en place un personnage seul et faussement serein.

Lecture Analytique :

🡪 Comment ce monologue présente-t-il un personnage faussement serein ?

  1. Le monologue nous présente un personnage en apparence superficiel et inconséquent :
  1. Winnie pratique le bavardage futile :
  1. « babil ». ( bavardage futile, continuel, enfantin)
  2. Insistance sur un fait sans importance : « la brosse est là. Me Suis-Je Peignée ? ». Répétitions : pas trace de peigne. Pas trace de brosse. » Remarques prosaïques, qui n’informent pas.
  3. Elle commente l’usage de ses accessoires : « normalement je ne rentre pas mes choses », « la brosse est là. »
  4. Change rapidement d’humeur, semble inconséquente : « sourire, soudain insouciante ». « Très simple » 2x ; « je me coifferai plus tard »
  5. Futilité suggérée par l’apparence stéréotypée : « blonde, plantureuse, corsage très décolleté » : femme séduisante mais peut-être vaine. Sourire plus ou moins mécanique. Insiste sur son apparence, sa coiffure
  6.  contraste comique avec sa situation : enlisée dans une dune, paysage désert : « herbe brûlée »

b.Elle parle à son mari tout en sachant qu’il ne l’entend pas : portrait d’un vieux couple qui ne se parle plus. Effet caricatural et comique.

  1. Adresse et énonciation : « tu »
  2. proximité onomastique : Winnie/ Willie. Presque honomymes ; cf vieux couples qui se ressemblent.
  3. double énonciation et présent d’habitude : « tu n’entends pas grand’chose ; des jours peut-être où tu n’entends rien ;  d’autres où tu réponds. »
  4. l’interpelle plus fort, 3 fois consécutives, quand elle attend de lui une vraie réponse.
  5. Son mari ne répond qu’avec l’injonction brève, à l’impératif : « dors »

c. Monologue qui passe du coq à l’âne et traduit une pensée qui divague. Cela renforce le comique de caractère.

  1. Elle se parle à elle-même : énonciation change : « tu ne parles pas seule tout à fait, tu te fais entendre, je ne peux pas supporter
  2. Elle emploie de nombreux modalisateurs : peut-être
  3. phrases averbales et inquiétude soudaine : « mes cheveux » [après un passage métaphysique]
  4. phrases dont la syntaxe se coupe : « je n’ai jamais pu supporter- à la longue »
  5. parenthèse averbale et exclamative : le vieux style !
  6. les pauses hachent le monologue et donnent l’impression qu’elle veut empêcher le silence à tout prix
  7. elle commente ses propres expressions : « drôle de tournure »

  1. Ce monologue montre cependant très bien l’inquiétude et l’angoisse qui imprègnent la pensée de Winnie :
  1. Angoisse face au temps qui passe :
  1. Importance des présents d’habitude qui montrent l’ennui et la répétition fastidieuse : des jours, d’autres
  2. Importance et répétition des pauses ; temps long, qui s’éternise et semble souligner la lenteur de la journée pour Winnie
  3. Impression d’un temps borné et répétitif dans les subordonnées relatives : « moment où ça sonne pour le réveil/ ça sonne pour le sommeil » : humains mécaniques, soumis au temps
  4. Nostalgie : « le vieux style, le doux vieux style ! » Exclamations averbales
  5. Temps et peur de l’oubli : phrase hachée : « et pourtant…il me semble… me rappeler… »
  6. Phrases inachevées, points de suspension marquant le doute : le temps est à dieu et à moi… l’affirmation devient un doute
  1. Angoisse de la solitude :
  1. Souhait : « Si seulement je pouvais supporter d’être seule »
  2. Questions inquiètes au conditionnel quand elle évoque la disparition de Willie : « qu’est-ce que je ferais ? »
  3. image du désert
  4. Isolement douloureux quand elle évoque le silence et la surdité de Willie : surdité feinte ou réelle ? Indifférence ?
  5. Peur de l’« abandon » irréel du présent: « si tu venais à mourir ou à t’en aller en m’abandonnant »
  6. « Tu ne parles pas toute seule tout à fait » : tente de se rassurer/ emphase : « c’est ce qui permet de continuer, de continuer à parler s’entend »
  1. Vers l’absurde et la dissolution de l’être. Une réflexion métaphysique et philosophique entrecoupée par des moments forts de prosaïsme
  1. Question du rapport à dieu : « dieu et soi » : insistance, apostrophe Willie sur la question, qui restera sans réponse.
  2. Evocation de la nature humaine : insistance, phrases verbales et anaphore, négation restrictive: « ce n’est qu’humain. Que nature humaine. Que faiblesse humaine. Que faiblesse naturelle »
  3. Sentiment d’impuissance avec l’adverbe intensif et l’adverbe « peu » : « Si peu qu’on puisse faire », « 
  4. Lucidité douloureuse : « non pas que je me fasse des illusions » / « simplement regarder droit devant moi, lèvres serrées » : posture courageuse mais tragique et muette. Répétition de la négation absolue : « plus un mot, plus rien qui rompe le silence de ces lieux »
  5. Enfermement symbolique dans la dune : vieillesse qui ralentit, immobilise.

Winnie détachée de la situation        

Willie rôle sur scène et dans le monologue

Importance des didascalies

Expression de la solitude

Répétition et ennui

Le rapport au temps

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