LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

Travail social projet alcoolisme

Dissertation : Travail social projet alcoolisme. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  5 Mars 2019  •  Dissertation  •  2 335 Mots (10 Pages)  •  126 Vues

Page 1 sur 10

Premièrement, plusieurs facteurs nous démontrent que l’alcoolisme est indésirable dans notre société actuelle. La prévention est un des facteurs qui nous le démontrent. En faisant de la prévention, la société prône une consommation d’alcool responsable ce qui nous prouve que cela n’est pas désirable dans la société. Les jeunes sont le public cible pour les campagnes de sensibilisation et de prévention, car ils sont plus à risque de développer une dépendance à l’alcool. Une des campagnes de sensibilisation organiser par le gouvernement du Canada en 2017 était divisée en deux grands thèmes. Le premier thème « Choisis des solutions gagnantes » s’adresse aux 10 à 16 ans, le deuxième thème « Ça peut devenir automatique- reste en contrôle » s’adresse aux 17 à 24 ans. Cette campagne vise à informer les jeunes sur les risques et les conséquences pouvant les aidées à faire des choix éclairés en ce qui concerne leur consommation.[1] L’alcool est généralement bien accepté dans la société, par contre celle-ci peut amener la stigmatisation et la discrimination en particulier les gens qui vont dans des centres de thérapies ou des regroupements de personnes vivant la même situation.  [2] 

De nombreux règlements concernent l’alcool. Comme dans plusieurs pays et provinces, un âge est déterminé au Québec pour consommer légalement de l’alcool. Au Québec, l’âge minimum pour consommer de l’alcool est de 18 ans par contre, la majorité des adolescents mentionnent avoir consommé de l’alcool avant d’avoir atteint cet âge. Des règlements s’appliquent aussi lorsque des publicités sont faites concernant l’alcool. Par exemple, le promoteur ne peut pas faire de publicité qui s’adresse aux personnes mineures ou qui met en scène une personne mineure ou un personnage fictif. [3]

Un sondage au sujet de la perception de la consommation d’alcool excessive a été fait au Québec les résultats étaient « qu’un Québécois sur deux considère que la consommation régulière d’une ou de deux boissons alcooliques par jour est mauvaise pour la santé (49 %), soit une hausse de 11 points par rapport à 2012. Cette opinion est encore plus répandue chez les consommateurs occasionnels d’alcool (58 %) » [4]ce qui démontre que l’alcoolisme est une problématique qui est plutôt mal perçue par la société. De plus, plusieurs villes au Québec ont mis en place des règlements n’autorisant pas l’état de consommation ou la consommation d’alcool sur des lieux publics sauf ou cela est autorisé. Par exemple, la ville de Trois-Rivières a comme règlement de sécurité publique l’interdiction de « consommer une boisson alcoolisée sur un chemin public, sur ou dans une place publique, sauf sur une terrasse où la vente d'alcool est autorisée par la loi »[5]

        De plus, plusieurs ressources sont disponibles pour la population. De nombreux organismes communautaires traitent de la consommation de l’alcool. Comme un organisme communautaire nait d’un besoin de la société, cela prouve que la population souhaite la résolution de cette problématique.

En effet, « L’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec reconnaît 246 organismes communautaires. De ce nombre, 223 sont des organismes dont la mission principale se situe dans le domaine de la santé et des services sociaux. L’Agence reconnaît également 23 organismes « associés », dont la mission principale relève d’un autre ministère, mais qu’elle soutient financièrement pour des activités spécifiques. En fonction de leur mission, ces 246 organismes sont regroupés sous 25 catégories. Concernant l’alcoolisme, 14 d’entre elles traitent de l’alcoolisme et des autres dépendances ». [6] Il est possible de voir que l’alcoolisme est un problème qui préoccupe la société actuelle.

  1. Conséquence

  2. Conséquences individuelles/familiales & sociales

  3. Les effets de l’alcoolisme sur la santé psychologique ( Individuel)

  4.  L’alcoolisme peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale d’un individu. Les personnes anxieuses, souffrant d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble psychotique comptent parmi les plus vulnérables. « De nombreuses études confirment l’association fréquente entre les problèmes de santé mentale et l’abus ou la dépendance à l’alcool. »[7]

  5. L'alcool touche un grand nombre de systèmes biologiques, ce qui a des effets sur la santé, le bien-être et le comportement à court terme comme à long terme. La qualité de prise de décision est altérée et la prise d'alcool à long terme peut engendrer de l'anxiété et de la dépression ou en aggraver les symptômes. Une consommation importante d'alcool est reconnue comme un facteur de risque concernant des dommages cérébraux importants (accident vasculaire cérébral, démence, détérioration cognitive, diminution des capacités de mémoire et d'apprentissage, troubles émotionnels pour ne citer que ceux-ci). [8]

  6. Conséquences psychologiques pour les adolescents dues à l’alcoolisme

  7. Le cerveau des adolescents, puisqu'il est encore en développement, est plus vulnérable aux effets de l’alcool. Cela peut entraîner diverses répercussions sur leurs facultés cognitives en développement et sur leur comportement.  « Les jeunes qui consomment de l’alcool de façon excessive peuvent développer des problèmes d’attention, de mémoire et de prise de décision ainsi que des problèmes sociaux, émotionnels et comportementaux. »[9] En effet, la consommation abusive d’alcool attaque davantage la mémoire et la plasticité du cerveau des adolescents que celui des adultes.[10]

  8. La maladie mentale et l’alcoolisme

  9. Pour certains individus, l’alcool peut sembler supprimer les sentiments de dépression. L’individu va moins ressentir ses sentiments négatifs mais seulement temporairement. La vraie cause n'est pas traitée : elle n'est qu'endormie. Donc, à long terme, c'est l'effet inverse qui se produira : l'alcool renforcera le sentiment de dépression. « La preuve est qu’une enquête canadienne sur la santé a démontré que ceux qui ont souffert d’une dépression majeure dans les douze derniers mois étaient plus susceptibles d’avoir abusé de l’alcool (12,3 %) que le reste de la population (7 %). » [11]  De plus, certains experts vont jusqu’à dire que la base neurobiologique des troubles mentaux et celle de la dépendance à l’alcool pourraient être fortement comparables. Les personnes qui se sentent particulièrement anxieuses ou dépressives peuvent éprouver de la difficulté à se concentrer, une diminution de l’attention, un besoin de retrait social ou des troubles du sommeil. Elles devraient éviter toute consommation d’alcool. En effet, l’alcool peut fragiliser les personnes génétiquement vulnérables aux troubles mentaux. Lorsque les symptômes précurseurs de la maladie sont associés à la consommation de substances psychoactives comme l’alcool, le risque est plus élevé de développer une maladie mentale. En effet, l’alcool pourrait altérer de nombreux neurotransmetteurs, dont le glutamate, qui joue aussi un rôle dans la schizophrénie. Donc, la consommation problématique d’alcool peut contribuer à l’apparition de la maladie mentale chez certains individus. Il y a même des études qui affirment que les alcooliques présentent davantage de troubles mentaux que les n personnes qui n'ont pas de problèmes avec l'alcool.[12]

  10. La violence dû à l’alcool sur la population (sociales)

  11. L’alcoolisme a bien sûr un impact sur la société. « Selon un sondage réalisé par l’Office fédéral de la Santé publique en 2007, près de la moitié des actes de violence, quels qu’ils soient, sont perpétrés sous l’emprise de l’alcool. Les plus fréquents sont le tapage nocturne, les altercations, les coups et blessures, les vols, mais aussi la violence domestique et les crimes sexuels. Même s’il ne suffit pas à lui seul à expliquer le recours à la violence, l’alcool en est le principal facteur de risque. »[13]D’après ces conclusions, boire trop d'alcool rend très souvent agressif et violent. « L’alcool est impliqué dans près de 30 à 40% des cas de violence domestique (à l’égard du conjoint, des enfants, d’un membre de la famille ou de soi-même). L’abus d’alcool favorise le passage à l’acte, mais augmente aussi la vulnérabilité tant aux violences agies que subies. »[14] Ces actes sont souvent commis sur des victimes qui n’avaient pas consommé d’alcool. À titre d'exemple, la violence conjugale apparaît souvent lorsque la personne aux prises avec des problèmes d'alcool consomme. Il est important de mentionner les altérations cérébrales permanentes que la consommation excessive d'alcool engendrer.

  12. En effet, des altérations sur la partie préfrontale ont été observées et cette zone du cerveau est le siège de l'autocontrôle du comportement d'un individu. Des dommages cérébraux peuvent entraîner une baisse des capacités mentales ainsi que d'affaiblir l'aptitude à évaluer des situations et à contrôler ses impulsions. L’abuseur ne se rendra parfois même pas compte de la violence qu’il peut faire. Les alcooliques sont souvent portés à ne pas penser aux conséquences à long terme quand ils boivent. Ils agiront donc impulsivement et ne considéreront pas les possibles conséquences de leurs gestes. Par exemple, selon un journal, un homme alcoolique aurait tué un homme âgé dans son sommeil après que celui-ci eut refusé de lui payer une bière. Si l’homme n’avait pas consommé beaucoup d’alcool, ceci aurait probablement pu être évité car l’homme aurait eu pleine conscience de ses actes. À chaque année des alcooliques tue des millions d’innocents. [15]

  13. Solutions apportées

Comme l’alcoolisme est un problème fréquent dans notre société, nous avons dû mettre en place des services pour répondre aux besoins de la population. Que ce soit des groupes de soutient, des organismes communautaires tels que la Maison Carignan inc. [16] ou encore des programmes financer par le gouvernement, les ressources pour arrêter de consommer sont mises en place pour les alcooliques et leurs familles.

  1. Al-non/Al-teen Québec

De groupe de soutient pour aider les proches de personne alcoolique ont été mis en place tel que Al-non/Al-teen Québec.  Ce groupe a pour but d’aider les familles et les proches des alcooliques en pratiquant les Douze Étapes des Alcooliques Anonymes, en accueillant les familles des alcooliques, en apportant une compréhension et en apportant de l’encouragement à l’alcoolique. Les membles d’Al-non et d’Al-teen sont convaincus que l’alcoolisme cause un mal familial et que cela touche au-delà de la personne alcoolique.  Lors des réunions Al-non/Al-teen , les membres peuvent discuter entre eux des différentes problématiques rencontrer et des différentes façons de réagir face à l’alcoolisme. [17]Al-non est un groupe de soutient mutuel de personnes qui partagent leurs expériences face aux conséquences d’une vie auprès d’un alcoolique. Le groupe de soutient n’est pas animé par des professionnels ce groupe est un complément qui renforce les traitements professionnels. Quant à lui, le groupe de soutien Al-teen est un groupe de soutient spécialement pour les adolescents qui vive les conséquences de la vie auprès d’un buveur problème. Les réunions sont uniquement réservées aux adolescents. Pour participer aux réunions des deux groupes, aucuns frais d’inscription ou de préavis ne sont nécessaires. [18]

...

Télécharger au format  txt (16.4 Kb)   pdf (142.9 Kb)   docx (221.7 Kb)  
Voir 9 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com