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Note de recherche sur la douleur induite par les soins

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Par   •  5 Janvier 2018  •  Mémoire  •  2 612 Mots (11 Pages)  •  1 578 Vues

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NOTE DE RECHERCHE

UE 3.4 – S6


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SOMMAIRE

1        INTRODUCTION        2

2        SYNTHESE DE LA SITUATION D’APPEL        2

3        ANALYSE DE LA SITUATION AU REGARD DES DIFFERENTS CHAMPS PROFESSIONNELS        3

3.1        Le champ biomédical        4

3.2        Les pratiques infirmières        4

3.3        Que dit la loi ?        5

3.4        La réflexion Sociologique, Economique et Ethique.        6

4        CHOIX DE LA QUESTION DE DEPART        6

5        PHASE EXPLORATOIRE        7

5.1        RECHERCHE DOCUMENTAIRE        7

5.2        RECHERCHE EMPIRIQUE        8

5.2.1        Type de recherche        8

5.2.2        Projet de thématique du guide d’entretien        8

5.2.3        Choix des personnes interviewées        8

6        BIBLIOGRAPHIE        8


  1. INTRODUCTION

Si le dernier n’a pas été validé par le Ministère de la Santé, depuis plus de 10 ans, 3 plans « douleur » ont été mis en place par les gouvernements. Par ailleurs, le législateur a produit différents textes de Lois qui abordent la question de la douleur. L’objectif, véritable enjeu de santé publique, est de faire reconnaitre, évaluer et prendre en charge cette douleur. En effet, si celle-ci a été ignorée pendant des siècles, elle est aujourd’hui au centre des préoccupations des professionnels de santé et doit être prise en charge.  L’infirmier est le premier à y être confronté car les soins qu’il est amené à dispenser sont, dans certains cas, douloureux pour les patients qui les subissent.

Malgré les nombreux moyens dont ces professionnels disposent, il semble exister encore des freins au sein des équipes soignantes à sa prise en charge lorsqu’elle est induite par les soins.

A l’occasion de mes différents stages, durant ces trois années, j’ai, de façon récurrente, été confrontée à des situations où les soins étaient réalisés sans prendre en compte la douleur induite par ceux-ci. Je me suis interrogée sur les raisons qui peuvent conduire un soignant à ignorer cette douleur. Et d’ailleurs, l’ignore-t-il vraiment ?

La situation d’appel que j’ai choisie comme base à mon questionnement concerne la prise en charge de la douleur induite par les soins d’un un patient, adulte, cognitivement adapté, qui, au décours d’une prise en charge hospitalière, a dû subir la pose d’une sonde urinaire à demeure.

Outre l’aspect biomédical, l’analyse de cette situation relève de différents champs professionnels dont la législation, l’éthique ou encore la sociologie et les pratiques infirmières que je me contenterai de résumer dans cette note pour des raisons de place évidentes.

  1. SYNTHESE DE LA SITUATION D’APPEL

La situation se déroule dans un service de médecine de néphrologie d’une clinique privée. Le service accueille des patients poly-pathologiques ayant en commun l’insuffisance rénale.

Je m’occupe de Monsieur G, patient de 78 ans poly-pathologiques entré il y a 3 jours pour altération de l’état général et suspicion d’insuffisance rénale. Il est, incontinent urinaire et fécal et  porte une protection. Il n’est pas algique. Le bilan du jour, les différentes observations cliniques et ses antécédents de prostatite et d’adénome prostatique, m’oriente vers la possibilité d’une rétention urinaire.

Suite aux différents examens, le médecin pose le diagnostic de  rétention urinaire aigüe et dilatation des cavités pyélocalicielles et prescrit la pose immédiate d’une sonde vésicale à demeure (SAD).

J’obtiens l’accord du  patient. J’informe ma tutrice car elle m’accompagnera dans ce soin.

En entrant dans la chambre, j’informe mon patient que nous venons réaliser la pose de la sonde. Il répond  « Oui, puisqu’il le faut… » En soupirant, il semble résigné.

Nous l’installons confortablement et le rassurons mais nous ne communiquerons pas plus.

Lors de la toilette j’observe que son méat est extrêmement étroit. J’informe discrètement ma tutrice de mon inquiétude par rapport à la taille de la sonde. Elle me dit que la sonde choisie ira très bien. Je prépare le matériel. C’est à ce moment qu’elle m’avertit que nous n’aurons pas le temps de réaliser l’anesthésie locale. Elle me demande également de  me presser.

J’imagine l’inconfort du patient, le risque de douleur, l’anxiété. Je ressens aussi une pression inconfortable en lien avec la contrainte de temps qui m’est imposée. Mon non verbal exprime toute la contradiction que de la situation m’évoque. Je l’interroge du regard mais cela ne semble ne pas la déranger en apparence.

Mon patient, est anxieux et demande : « Ca va me faire mal ? ».

Je tente de le rassurer, lui souris et lui conseille de se détendre. Je lui propose de respirer à fond lorsque je présente la sonde lubrifiée devant le méat.  Celui-ci est trop étroit. J’observe que le patient, il est algique et verbalise sa douleur. Malgré sa petite taille, la sonde n’entre pas. Je tente une seconde fois puis laisse la main à une seconde infirmière arrivée en renfort pour l’occasion. La sonde sera finalement insérée après plusieurs tentatives sans que soit prise en compte la douleur induite par ce soin.

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