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Analyse Réflexive: prise en charge d'une patiente

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Par   •  3 Juin 2014  •  576 Mots (3 Pages)  •  639 Vues

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La situation que je suis amenée à décrire, se passe au cours de ma deuxième année d’études en soins infirmiers, lors d’un stage au CHSF aux urgences adultes.

A mon arrivée la cadre de santé me fait visiter le service qui se compose en différents modules.

Le service des urgences adultes accueille 24h/24 et 7j/7 les urgences médico-chirurgicales adultes, ainsi que la traumatologie pédiatrique. Il assure la prise en charge des patients dans 26 salles d’examens réparties en 4 modules de soins. Une salle est dédiée spécifiquement à l’urgence vitale (SAUV) en lien direct avec l’accueil. L’accès au plateau technique radiologique est facilité 24h/24 pour les urgences. L’hospitalisation de courte durée est gérée par les urgentistes et comprend actuellement 19 lits ouverts. Les patients sous mains de la justice sont pris en charge dans l’unité d’hospitalisation sécurisée et sous la responsabilité du service des urgences.

Je sortais de ma pause déjeuner lorsque dans la salle d’attente une jeune femme d’une vingtaine d’années en pleure était installée sur un brancard. Je me suis alors approchée d’elle. Je lui ai demandé pourquoi ses pleurs. Elle était recroquevillée, muscle contracté, son angoisse se lisait sur son visage, les larmes coulaient sans cesse sur ses joues.

Malgré sa position sur le brancard qui pourrait sembler défensive, elle a immédiatement réagi à ma présence, elle semblait seule sans accompagnant. Intriguée et pensant que la douleur ressentie était très forte je me suis approchée et lui ai demandé ce qui provoquer ces pleurs et essayé de localiser la douleur.

A mon grand étonnement elle m’expliqua qu’elle était apeurée, angoissée qu’elle avait peur de se retrouver à l’hôpital, aux urgences. « Les locaux, le personnel ressemble à une fourmillière plutôt qu’à un lieu où l’on pouvait s’occuper d’elle » selon Mlle X.

C’était pour elle la première fois, elle redoutait le diagnostic, imaginait une éventuelle hospitalisation essayait d’organiser dans sa tête ses jours prochains. Tout ceci majorait son angoisse.

A ce moment là, je ne savais quoi dire ou presque et aussi quoi faire. Je me suis tout naturellement mise en situation d’écoute, de grande disponibilité, d’aide. J’ai essayé de la rassurer de ne pas nier son angoisse, de lui montrer mon empathie. Je lui dis que sa peur était justifiée, j’ai aussi essayé d’avoir des renseignements quant à une personne à prévenir me disant que cela la rassurerai de se savoir entourée.

Et enfin, obligée de la quitter pour me rendre dans mon module, je l’ai informé que j’allais prévenir l’IDE de son module et lui relaté notre conversation. Tout ceci en lui serrant la main dans les deux mains.

L’appréhension de l’hôpital est naturelle pour chacun. Il est l’endroit qui permet à des malades d’être soignés mais aussi un lieu où l’on peut rencontrer « la mort ». Cela marque chacun d’entre nous, plus ou moins intensément selon notre aptitude à gérer ses émotions.

Qu’aurai-je pu faire de plus ?

J’ai compris pendants cette journée, l’importance de connaitre certaines techniques d’aides thérapeutique et de diminuer du même coup ce sentiment d’impuissance

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