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Biographie de Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Étude de cas : Biographie de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  24 Avril 2017  •  Étude de cas  •  824 Mots (4 Pages)  •  396 Vues

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Rescapée de Ravensbrück, Geneviève de Gaulle-Anthonioz née le 25 octobre 1920 dans le Gard, est la nièce du général de Gaulle. Elle a consacré son existence à la défense des démunis. Elle est morte à Paris, à l’âge de 81 ans, jeudi 14 février 2002.

A l'inverse des juifs qui eux de part leur condition étais condamner à la déportation, le fait de rentrer dans la Résistance étais une prise de risque délibérée. Même si ce qu’était réellement la déportation, l'horreur absolue, n'était pas vraiment connu, la Gestapo et la torture l'étaient parfaitement.

Le 20 juillet 1943, la jeune résistante est arrêtée dans une librairie parisienne en possession de documents clandestins. Ce jour-là, à 22 ans, en quittant « le monde des autres », en basculant dans la captivité puis la déportation, Geneviève de Gaulle-Anthonioz avait payé le prix pour son combat qu’elle a inlassablement mené pour la dignité de tout homme, ce combat qui l'as relie à son nom. Mais il serait trop simple de s'arrêter là! Si Geneviève partage avec le fondateur de la France libre une même vision de l'homme -«la seule querelle qui vaille est celle de l'homme, c'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer», dira de Gaulle lors de la conférence de presse du 25 mars 1959 -, une même idée de la France, une même foi catholique, elle est aussi un individu à part entière, avec ses propres choix.

Geneviève de Gaulle passera six mois à la prison de Fresnes, avant d’être transférée au camp de Compiègne, antichambre de la déportation. Au matin du 30 janvier 1944, elle ne fut plus que le numéro 27 372 à Ravensbrück.

Elle avait choisi d’évoquer l’univers concentrationnaire à travers ses derniers mois de déportation, lorsqu’elle était détenue, au secret, dans une cellule du « bunker », au centre du camp. Du fond de l’obscurité et de la solitude, elle revoyait l’horreur des mois écoulés, les femmes « massacrées à coups de pioche, mordues par les chiens, jetées au milieu des folles dans les immondices », considérées comme « des stücke, c’est-à-dire des morceaux ». Du fond de son désespoir, elle avait senti ressurgir peu à peu la foi en Dieu et la confiance en cette solidarité, cette fraternité, éprouvées entre détenues qui parvenaient à maintenir un dernier rempart contre l’écrasement. Cette certitude aussi, qui ne devait plus la quitter : « Le crime le plus affreux que l’on puisse commettre, c’est la destruction de l’humanité chez un être humain. »

En avril 1945, elle fut remise à la frontière suisse, sans contrepartie, à son père, devenu Consul Général de France à Genève.

Son engagement, celui du témoignage sur la barbarie nazie, ne s'arrêta pas là. Dès la fin de la guerre, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a participé à la création de l’Association des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR), dont elle devint par la suite Présidente. En 1987, elle resta fidèle à « ce devoir vis-à-vis de nos camarades qui, elles, étaient mortes », en témoignant sur Ravensbrück au procès de Klaus Barbie.

Revenue dans le « mondes des autres » elle exprima sa solidarité vis à vis des plus démunis  c'est ainsi qu'elle avait maintes fois décrit

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