L'émotion derrière un mouvement
TD : L'émotion derrière un mouvement. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar 181011 • 12 Janvier 2026 • TD • 4 582 Mots (19 Pages) • 14 Vues
Dans le cadre de la Licence 2 Arts du spectacle parcours création | Dramaturgies: texte et scène - Nieva Maria Magdalena- étudiante étrangère.
Texte : Lichen par Magali Mougel. Consigne: à la manière de Magali Mougel, écrivez à la deuxième personne du singulier un récit sur/pour ce personnage qui doit proposer une description de son environnement et comprendre comment il s’y inscrit (30 à 90 lignes).
Contrainte: vous devez utiliser au moins 4 des 8 mots soulignés lors du premier exercice
Mots choisis: Le noir, tranpercer, la bouillasse, le paradis, un rescapé, ineluctable.
Texte 1:
Au parc de la Glissoire, l’arbre est éclairé par le soleil de quinze heures l’après-midi. Tu te poses dans l’herbe, elle est mouillée, presque comme la bouillasse des oiseaux, mais les rayons du soleil compensent ce malaise. Mes yeux ne s'arrêtent pas, ils sont empreints par les nuances qui forment les vents et les feuilles. Tu le sens. Tu le sais, ton père est mort. Ta maman a demandé ton aide. Qu’est ce que t’as fait? T'échapper. C'est tout. Un vent fort glisse sur ta peau. Tu regardes les nuages gris. Peut-être qu'il va pleuvoir. Ça me donne de la paix.
Le soleil est quasiment pareil à ceux des catalogues que maman aimait poser dans les toilettes. Ces paysages remplis de joie et de bonheur. C’était qu’un désir. Tu fais une longue respiration, l’air froid transperce dans ta gorge, tu le sens dans tes poumons. Le cœur te fais payer le péage de ce souvenir. Les palpitations et l'angoisse reviennent. Aah! Maman et ces paysages tu te dis, je sens la froideur sur ma peau. Un jour j’irais à Bora Bora. J'emmènerais avec moi les oiseaux de papa pour les libérer. La situation est trop compliquée, comment elle n’a pas cherché à s’interroger? Comment expliquer à un enfant que son père est mort? et EN PLUS tu lui demandes de l’aide pour soutenir son corps?! c’est MON PÈRE de qui on parle. Tu t'es allée et moi… Moi, je pense que j’étais toujours dans cet état de trance. Comme s’il pouvait me traiter de n’importe quelle manière. Il fallait que je comprenne son rôle de père et moi de sa fille. Que je comprenne sa colère, sa frustration, c’était inéluctable. Ils voulaient tout détruire. Ma maison, notre maison.
Silence. Elle essaye de regarder le soleil directement.
Il paraît que notre histoire n’est plus la nôtre.
Ce vent qui revient me donne envie de danser, il me pousse et amène mon regard vers le grand arbre. Maintenant. Je ne peux pas danser sans me sentir une petite pute. Cela c’est ce qu’ils veulent? Non? C’est pour cela qu’il l’ont fait? Il commence à pleuvoir. Petit à petit, les gouttes tombent dans ton visage. Au moins tu sens quelque chose tu te dis. Tu regardes derrière toi il y a personne, tu regardes en face. Un arbre.
Il est rempli de cerises tu te dis , il faut que tu prennes au moins une, mais pourquoi maman est partie? Et pourquoi elle est revenue? Toujours avec les extrêmes. Elle est revenue et la maison à passé d’une froideur à la chaleur brûlante. De toute façon tout cela, toutes ces réclames sont dans ma tête je ne pourrais jamais les dire en face à son visage. Parce que la dame est rentrée et parce que moi, je suis partie. Je m'enfuis avant que tout soit brûlé.
L’arbre est là, je suis au moins plus proche de lui. L’histoire que je veux garder c’est celle du paradis de mon père, admirant ces oiseaux, celle de ma mère et les histoires qu’elle me racontait avant de dormir, celle de mon père et les caresses qu’il me faisait dans les cheveux. Je continuerai à dessiner les soleils dans toutes les mûres que je trouve. Dans ce cimetière, le rescapé est ce petit œuf d'oiseaux. J’ai ce dernier œuf d'oiseaux qui appartient à Bora Bora. Je le soignerai et je l'amènerai là-bas. Je trouverais l’endroit, il sera excellent et finalement mon père trouvera sa voix. Ça c'est beau et c’est mon histoire.
Texte: Mère, Wajdi Mouawad. Consigne: Dans votre jeu des 7 familles, sélectionnez la mère et la fille. À la manière de Wajdi Mouawad, écrivez deux dialogues entre ces personnages: l’un quotidien; l’autre imaginaire ( de 20 à 40 répliques chacun). Ces dialogues peuvent avoir un caractère autofictionnel, sans que celui-ci soit pour autant affiché.
Contrainte: vous devez réutiliser au moins 1 des 2 choses à savoir soulignées lors du premier exercice.
À savoir: 1) on est tous prisonniers de nos certitudes. 2) Ne pas changer nous maintient dans une fausse sécurité.
Texte 2 :
Dialogue quotidien:
Dans la cuisine d’une maison à Paris.
Mère: Nayla! Viens, je vais t’apprendre la recette des maamoul.
Nayla: Pourquoi faire?
Mère: Viens! Il faut que tu perfectionnes cette recette pour la personne que tu épouseras plus tard.
Nayla: à quoi sert de savoir cuisiner pour quelqu’un dont je ne suis pas amoureuse?
Mère: Ne recommence pas avec tes trucs d’amour.
Nayla: Tout ce que tu veux c’est me taire. tu veux juste me faire taire parce que tu sais que je suis en train de dire la vérité.
Mère: (Elle prend son couteau nerveusement et commence à couper la pâte) La vérité? La vérité tu me dis? Est-ce que tu ne vois pas ce qui se passe? Je suis en train de vous perdre!
Nayla: Fais attention à tes doigts, s’il te plaît.
Mère: S’il te plaît, s'il te plaît, c’est tout ce qu’ils savent dire. Regarde!
Nayla: Je sais déjà les faire je te dis.
Mère: Depuis quand tu me parles comme ça? Prends la farce.
Nayla: Qu’est ce qu’il y a avec la farce?
Mère: Il lui manque encore de l’eau de fleur d’oranger et tu n’a pas mis le sucre.
Nayla: Maman j’ai déjà mis , si je mets encore plus ça devient gras.
Mère: Arrête de questionner la recette que les femmes de ton ascendance nous ont transmise.
Nayla: (à voix basse) Il faudrait que quelqu'un le fasse, un jour…
Mère: Qu’est ce que t’as dis? Les traditions qui nous ont été apprises ont fait de moi et de tes grands mères une femme, une vrais dame.
Nayla: Si critiquer les autres femmes juste pour son corps c’est être une femme, je te remercie, je ne veux pas, dit-elle à voix basse .
Mère: Mais c’est juste drôle Nayla, tu veux être une vieille dame celibataire qui n’a pas d’enfants, ni de la famille. Avec quoi tu vas alimenter tes enfants, si tu as?
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