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TPE Sexe et Genre

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Par   •  6 Novembre 2019  •  Compte rendu  •  12 208 Mots (49 Pages)  •  15 Vues

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Dossier de TPE

Sexe et genre : comment se définit le sexe en France ?

Année 2018-2019

Introduction

En 2018 sort le film dramatique Girl, récompensé de la Caméra d’Or à Cannes notamment, et qui met en scène Lara, quinze ans, jeune fille transgenre. Ce film est l’un des premiers à aborder ce sujet, encore aujourd’hui très méconnu du grand public ; il marque une évolution importante, déjà vue en Allemagne avec l’adoption de la loi sur le troisième genre le 15 août 2018. Cela nous a poussés à nous questionner sur le sexe et sa signification, autant sur le plan génétique et scientifique que sur l’aspect du sexe dans la littérature. Ce TPE est donc en lien avec la thématique : « Agir pour son avenir ». En effet, la détermination sexuelle est un sujet qui concerne la société d’aujourd’hui et de demain.

Ainsi dans ce dossier, nous allons nous poser la question suivante : comment se définit le sexe aujourd’hui en France ? Dans un premier temps, nous allons répondre à cela en déterminant ce qu’est le sexe biologique et son fonctionnement, puis nous étudierons les cas d’intersexuation . Dans un troisième temps, nous nous focaliserons sur l’aspect psychologique et sociologique du sexe, à savoir, la notion d’identité de genre.

Partie 1 : la détermination du sexe biologique

Partie 1a : sexe phénotypique

Définition du sexe phénotypique :

Le sexe phénotypique est le statut final d’un parcours de détermination du sexe de l’individu, comme son nom l’indique, il donne le phénotype sexuel mâle ou femelle. Le phénotype sexuel désigne le caractère observable du sexe d’un organisme vivant, se traite à trois niveaux :

• Les caractères sexuels primordiaux avec les gonades.

• Les caractères sexuels primaires avec les voies génitales, les organes génitaux et les glandes annexes.

• Les caractères sexuels secondaires regroupant les différences morphologiques, physiologiques et comportementales.

L’acquisition du phénotype sexuel :

Le développement embryonnaire établit un appareil génital. Ce développement est commun aux deux sexes. L’appareil génital au stade d’indifférenciation sexuelle se compose d’une paire de canaux de Müller, d’une paire de canaux de Wolff et d’une paire de gonades logiquement indifférenciées.

Schéma 1 : Représentation du phénotype indifférencié

A l’approche de la septième semaine du développement embryonnaire chez l’individu mâle et de la huitième chez l’individu femelle, la différenciation des gonades s’effectue :

• Du côté de l’embryon mâle, les gonades se différencient en testicules ; cela s’explique par le fait que la cellule-œuf comporte un chromosome Y contenant le gène SRY. Ce gène code pour une protéine nommée TDF qui, en activant certains gènes, déclenche le développement des testicules.

• Du côté de l’embryon femelle, les gonades se différencient en ovaires ; cela s’explique au vu de l’absence du chromosome Y, et donc du gêne SRY et de la protéine TDF.

Il s’agit de l’étape de transition du sexe génétique au sexe gonadique.

Le gène SRY du chromosome Y a été identifié par Robin Lovell-Badge et Peter Goodfellow en 1991. En 1995, grâce à leur découverte, ils se partagent le prix de médecine « Louis-Jeantet », soit un prix récompensant chaque année des chercheurs dans le domaine biomédical exerçant leurs activités dans un des pays membres du Conseil Européen.

S’en suit le développement de l’appareil génital :

• Chez le fœtus mâle, la testostérone secrétée est responsable de la différenciation des canaux de Wolff en voies génitales masculines et du développement des organes génitaux. L’AMH influe sur la dégénérescence des canaux de Müller.

• Chez le fœtus femelle, l’absence d’hormones testiculaires est responsable de la différenciation des canaux de Müller en voies génitales féminines et de la dégénérescence des canaux de Wolff.

Il s’agit de l’étape de transition du sexe gonadique au sexe phénotypique.

C’est Alfred Jost qui, en 1950, a permis d'établir clairement que les canaux de Wolff et de Müller se différencient en voies génitales masculines sous l'influence des hormones secrétées par les testicules, alors qu’ils se différencient spontanément en voies génitales femelles en l'absence de gonades mâles ou femelles. Il a déterminé cela en réalisant l’expérience suivante : il a castré deux fœtus de lapin des deux sexes à un stade où les gonades étaient différenciées, mais pas les voies génitales. Il a ensuite laissé les fœtus dans l’utérus de leurs mères respectives. A la fin de l’expérience, les lapins avaient adopté une conformation femelle.

Schéma 2 : Représentation imagée du processus d’acquisition de l’appareil génital mâle ou femelle

Le phénotype sexuel est acquis en majeur partie lors du stade embryonnaire. En effet, les caractères sexuels primordiaux et primaires apparaissent à cette période. Néanmoins, l’apparition des caractères sexuels secondaires se trouve plus tardivement, lors de la puberté.

Partie 1b : caractères sexuels secondaires

En 1767, le chirurgien britannique John Hunter fut le premier à aborder la distinction entre caractères sexuels primaires et caractères sexuels secondaires. Il greffa notamment un testicule de coq dans la cavité abdominale d'une poule, afin d'observer les modifications des caractères sexuels secondaires de cette dernière. Malheureusement, ne les jugeant pas signifiants, il ne publia finalement pas ses

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