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Le Gai Savoir, Nietzsche

Commentaire de texte : Le Gai Savoir, Nietzsche. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  31 Mars 2017  •  Commentaire de texte  •  1 136 Mots (5 Pages)  •  1 116 Vues

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Commentaire de texte

  1. Définition conscience de Nietzsche
  1. Réseau de communication

La conscience est considérée habituellement comme quelque chose de personnel, on parle sur l'intériorité de la conscience. Or selon ce texte de Nietzsche, la conscience est « un réseau de communications entre hommes », elle est bien située entre les hommes, donc à l'extérieur d'eux. Nietzsche ici fait une opposition entre son concept de conscience et  le concept de conscience de Descartes dans lequel il faut passer par une introspection, le doute méthodique, radicale et hyperbolique de Descartes, le cogito. Contrairement à toute autre espèce animale, nous sommes capables de prendre conscience de nos pensées, pensées elles-mêmes forgées par la raison. Cette pensée consciente, la plus petite partie des pensées qui parcourent notre esprit, est alors transformable sous forme de mots. Cela constitue alors un mode de communication d’homme à homme. Mais la conscience est-elle influencée par d’autres facteurs ?

  1. Conscience naturelle forcée

 De plus, la conscience est souvent vue comme ce qui nous sépare des animaux, nous met au-dessus, elle est par exemple, selon Descartes, de nature métaphysique, comme on le voit aussi dans les religions. Or, Nietzsche parle de la conscience comme quelque chose qui est réveillée par une nécessité, puisque elle dépend des nécessités de survie, comme il le dit dans : «(…)  c’est en cette seule qualité qu’elle a été forcée de se développer (…) » et donc elle a dépendu de la situation de l’Homme comme par exemple si au lieu de « bête de proie » il aurait été le plus fort des animaux et donc avoir eu des proies au lieu de l’être. On parle donc de conscience naturelle. De plus Nietzsche parle de « (…) l’homme qui vivait solitaire (…) », il fait référence ici á l’homme en Etat de Nature comme l’écrit Rousseau dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.  En effet il parle de l’homme dans l’état de nature pour dire qu’il est isolé, sans relation avec ses semblables et donc la conscience le fait sortir de son état de nature et vers une interaction.

  1. La conscience comme produit de la vie en société

La conscience étant un « réseau de communication entre hommes » admet la nécessité d’une interaction avec d’autres hommes pour communiquer sa conscience. On déduit donc que ce qui rend possible cette conscience est cette interaction. On dit donc que la conscience est un produit de la vie en société, c’est-à-dire de l’interaction des hommes entre eux dans une société et donc la conscience est une expression de soi dans cette société.

Nietzsche stipule que pour que ce « réseau de communication » soit « forcé de se développer », c’est-à-dire qu’il émerge il a fallu des besoins et conditions.


  1. Origine de la conscience
  1. Faiblesse de l’homme  besoin

Nietzsche énumère ce qui appartient á la conscience avec : « (…) actions, pensées, sentiments et mouvements(…) » qui apparaissent á notre conscience, pour nous montrer que tout ce qu’on fait, sent pense appartient á la conscience. La conscience est, selon Nietzsche, le résultat d’une « terrible nécessité qui a longtemps dominé l’homme ». En effet l’homme nait avec une faiblesse naturelle, il est exposé au monde, vulnérable, « le plus menacé des animaux ». Nietzsche le dit avec : « il avait besoin de secours et protection » en faisant référence á la faiblesse physique de l’homme, vulnérable au monde entier. Aussi « il avait besoin de son semblable » en faisant référence á la nécessité de l’homme à transmettre sa conscience sous forme de paroles ou d’une forme de langage, pour communiquer son besoin, la conscience devient un besoin. Le comportement visant à s'appuyer sur les autres membres de l'espèce répond à cette faiblesse. Cet appui mutuel des hommes produit la vie en société. Celle-ci suppose l'existence du langage, un instrument de communication. Or pour cela il faut un récepteur capable de se rendre compte de ce que l'on dit, et ce récepteur est la conscience, la conscience nous permet de comprendre la conscience des autres transmisse par la parole. Mais, si le besoin est ce qui entraine la conscience, qu’est-ce que nous sépare des animaux ?

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