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La connaissance de soi par Aristote

Cours : La connaissance de soi par Aristote. Recherche parmi 298 000+ dissertations

Par   •  15 Novembre 2017  •  Cours  •  365 Mots (2 Pages)  •  1 163 Vues

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En peinture le miroir traduit souvent une réflexion sur l’image de soi, et le tableau de Picasso peint en 1959, intitulé Femme au miroir, montre le contraste entre le visage inquiet et rougi du personnage qui se contemple et le reflet idéalisé ; cette œuvre permet de comprendre qu’il est difficile pour chacun de parvenir à une vision lucide de soi-même. Aussi convient-il de se demander, à l’instar d’Aristote dans cet extrait de L’Ethique à Nicomaque, à quelles conditions peut-on se connaître soi-même ? Cette question s’inscrit dans la perspective de l’impératif énoncé par Socrate : « Connais-toi toi-même » pour lequel il s’agissait de développer la connaissance de la nature de l’homme, et Aristote prolonge cet impératif du côté de la connaissance de soi par soi. Peut-on vraiment parvenir à se connaître soi-même ? Dans la mesure où nous reprochons bien des choses aux autres sans mesurer que nous développons les mêmes défauts, Aristote met en garde : il doute que nous puissions nous suffire à nous-mêmes. Ne faut-il pas reconnaître que nous manquons de recul lorsque nous sommes livrés à nous-mêmes, et que nous sommes enclins aux illusions ? Dans un premier temps l’auteur dénonce le danger des passions qui nous aveuglent et notre propension à un certain narcissisme. Qui pourrait nous aider à éviter pareil écueil ? C’est alors que le philosophe soutient l’idée que l’ami est celui qui peut nous aider à nous mieux connaître. Et nous serons d’autant plus susceptibles de nous rapprocher de l’ami que la connaissance de soi peut apporter un véritable plaisir, peut-être celui de l’accord de soi à soi-même. Ainsi le regard bienveillant de l’ami nous délivrera de l’orgueil et nous aidera à nous découvrir. S’en remettre à l’ami n’est-ce pas précisément parvenir à cette humilité qui nous poussera à apprendre à nous connaître ? Et Aristote fustige celui qui par vanité croit se suffire à lui-même. Pour autant l’ami est-il vraiment le mieux placé, ne peut-il pas être aussi aveuglé par ses sentiments à notre égard ? En lisant ce texte, nous nous demanderons aussi si une connaissance de soi est vraiment susceptible d’aboutir ou si, êtres en devenir, nous ne sommes pas voués à nous découvrir et à nous surprendre infiniment ?

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