Le positionnement de l’élève infirmier en stage
Dissertation : Le positionnement de l’élève infirmier en stage. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Anna Laetitia Sepicacchi • 19 Avril 2026 • Dissertation • 3 506 Mots (15 Pages) • 6 Vues
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Mlle Sepicachi Laetitia
Année 2024_2025
IFSI La Palmosa Promotion 2024-2027
Référente : Mme Roche
Analyse de Pratique Professionnelle
Stage n° 3 SMR
2ème semestre
4 juin 2025 au 04 juillet 2025
« Le positionnement de l’élève infirmier en stage »
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Introduction :
J’ai l’opportunité d’effectuer mon troisième stage de deuxième semestre de ma première année en école de soins infirmiers dans un centre hospitalier d’un groupe hospitalier de la Riviera Française. Cet établissement public de santé et de proximité propose une capacité d’accueil de 207 lits et 15 places. Il assure une activité de médecine polyvalente, de chirurgie (orthopédique, viscérale, urologique, gynécologique, ophtalmologique et en gastro-entérologie), de soins médicaux et réadaptation (SMR) ainsi que des soins de longue durée au sein d’une unité dédiée (USLD). Cet établissement bénéficie également d’un service d’accueil d’urgence et de réanimation (SMUR). Un plateau technique complète l’établissement avec l’imagerie (radiologie, échographie, IRM, scanner), de la rééducation (appareil de réadaptation, et balnéothérapie). Un service de consultations externes et un hôpital de jour (HDJ) accueille les patients sur rendez-vous du lundi au vendredi.
L’établissement est desservi par des autobus, une gare de train à 500 mètres de l’hôpital et par l’autoroute.
Je me trouve dans l'un des 4 secteurs de SMR (Soins Médicaux et de Réadaptation) de l'hôpital. Ce service a une autorisation de 82 lits d'hospitalisation complète (spécialisée en prise en charge polyvalente et des Personnes Âgées Polypathologiques (PAP) et de 10 places d'Hôpital De Jour. Deux équipes de une ASH, deux aides-soignantes et une infirmière tournent en roulement du lundi au dimanche par secteur. Plusieurs médecins praticiens exercent au sein du service. C’est un service en relation constante avec une équipe du plateau technique de réadaptation : Les assistantes sociales, diététiciennes, ergothérapeutes, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, professionnels en Activités Physiques Adaptées, psychomotriciennes, psychologues, neuropsychologues. Le SMR dans lequel je me trouve prend en charge plus particulièrement les patients ayant subi des troubles neurologiques tels que des AVC,mais on peut retrouver également des rétablissements post opératoires de chirurgie orthopédique. Ce service dispose de 20 chambres simples dont deux doubles.
Cette analyse de pratique professionnelle, clôt cette première année de formation riche de situations vécues en stage. Ces situations sont sources d’émotions entre la joie et tristesse,fiérté, stupeur, déception et incompréhension voir colère. Cela permet de nous initier à l’analyse sur ces situations. J’ai ainsi choisi de travailler sur des expériences qui m’ont marquée dans mon vécu de stage en m’interrogeant sur la situation que j’ai vécu et comment j’aurais pu l’améliorer en ce qui concerne ma posture d’élève, aide-soignante de profession, en relation avec une équipe dont une jeune infirmière diplômée récemment. La thématique que je vais aborder et le positionnement de l’étudiant infirmier en stage. L’objectif étant que mes recherches puissent me permettre de faire évoluer ma vision des choses.
Description de la situation :
Nous sommes mardi 10 juin 2025, le matin, c’est le service du matin et je viens d’apprendre pour ma première matinée que je vais suivre les aides-soignantes qui vont m’attribuer deux patientes afin de faire des toilettes (compétence 3). On me précise que je pourrai une fois fini mes tâches, suivre l' infirmière dans leur soins ( traitements, pansements, sous-cutanées). Je me présente donc à une jeune infirmière nouvellement diplômée ainsi qu’à l’élève infirmière de deuxième année qui a fait mon accueil la semaine dernière alors que j'étais du soir. Les horaires de ce service débutent à 06h45 et se finissent à 14h 15 pour les horaires du matin et 13h 45 et 21h 15 pour les horaires du soir. C’est donc mon premier matin et je n’ai effectué que deux soirs dans ce service, la semaine précédente en compagnie d’un infirmier avec qui cela s’était bien passé. Je n’avais pas alors mes deux patientes quoi que j’avais déjà l’idée dans choisir une. Après que les aides soignantes se sont décidées sur « mes patientes », je me prépare à aller faire le soin à ma première patiente qui se déroule avec une aide-soignante. Il s’agit d’une toilette au lit d’une patiente qui est en rééducation pour rupture d’anévrysme avec hydro-encéphalie. Elle à une hémiplégie gauche et doit être levée au lève-malade. Elle a également une gastrostomie. Je suis observée par l’aide-soignante mais cela ne me pose pas de problème. L’aide-soignante me pose beaucoup de questions sur mon parcours et ma formation ce qui, je dois dire, me déconcentre grandement. J’observe cependant la patiente et ses téguments, la protection est sèche, et avec l'aide soignante nous nous faisons la réflexion. Je fini donc ma toilette et lève la patiente pour l’installer au fauteuil. Il est 11 heures et me rend vers ma seconde patiente pour une douche quand j’entends l’infirmière et l’élève de l’autre côté de la porte ,rentrer et « papoter » et attendre que je finisse mon soin. C’est une patiente algique, avec une faible tension et qui manque de chuter. Elle est aussi pressée car elle a rendez-vous avec le kiné pour 11h30. Je m’active tant bien que mal. Je ne sais plus trop comment rassurer Mme G qui est inquiète d’être en retard. Une fois mon soin terminé j’installe Mme G au fauteuil laissant la place à l’infirmière et l’élève. Nous sommes toutes les trois surprises de la couleur de la jambe de Mme G dont l’extrémité est bleue et froide. L’infirmière et l’élève soignent de sur l’autre jambe un ulcère et un escarre. Mais il faut faire vite. Je n’ai pas eu le temps de sécher ses cheveux et le kiné attend derrière la porte. Les soins sont terminés. Mme G peut aller faire sa séance. Assez contente de moi car j’ai pu permettre à Mme G de ne pas être en retard, je me rend dans le bureau infirmier remplir mes soins. La jeune infirmière vient me voir pour enfin me demander ou j’en suis. Je lui dit que j’ai donc commencé par Mme P. puisque les aides-soignantes me l’ont confié. Elle me demande « comment était sa protection ». J’ai dit qu’elle n’avait pas uriné, et que c’était sec. Elle demande alors à l’élève infirmière deuxième année d’effectuer un bladder scan et de préparer le matériel de sondage. Il est midi. Je ne bronche pas me rendant compte de mon erreur c’est-à-dire de ne pas l’avoir averti plus tôt, désorganisant ses traitements. La patiente étant à 750 CC il convient donc de sonder. L’infirmière et l’élève sont agacées. A plusieurs reprises elles pestent du retard que va prendre le sondage sur l’administration des traitements. Qu’il va falloir mettre au lit la patiente pour la relever ensuite. Puis je prend la parole, m’agace à mon tour en disant « de toute manière la patiente est épuisée il conviendrait de la laisser au lit », l’infirmière me répond qu’il ne s’agit pas uniquement de « fatigue » mais que la patiente « vomi dès qu’elle mange au lit ». Dans ma tête je pèse le pour et le contre mais si la patiente est fatiguée il vaudrait mieux la laisser au lit mais je n’en rajoute pas plus.
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