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La déviance et le contrôle social

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Par   •  7 Octobre 2016  •  Fiche  •  1 330 Mots (6 Pages)  •  431 Vues

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La déviance et le contrôle social

« Montrer que la déviance est une construction de la société. »

  1. Déviance : transgression de la norme /peut varier selon les sociétés.
  2. Produit d’interactions sociales qui aboutissement à étiqueter l’individu comme déviant et à le sanctionner.
  3. Situations de déviance peuvent aussi s’expliquer par des situations d’anomie.

  • Doc 1 : la déviance n’est pas un phénomène individuel mais social, car la société édicte des normes qui rendent certains comportements déviants. Le déviant se voit attribuer une étiquette par la société.
  • Doc 2 : la société crée des normes juridiques, qui quand elles sont transgressées, génèrent une déviance particulière, la délinquance
  • Doc 3 : la déviance peut être liée à une situation d’anomie, c’est-à- dire de relâchement des normes

  1. Les mécanismes du contrôle social
  1. Qu’est-ce que le contrôle social ?

Contrôle social : ensemble des moyens mis en place par la société pour forcer ses membres à respecter ses règles.

  • But : garantir la cohésion sociale (unité des membres, volonté de vivre ensemble).

Sans contrôle social : anarchie, la notion de groupe n’existe pas.

  1. Les différentes formes du contrôle social

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Contrôle social formel : assuré par les institutions, il prend une forme explicite (règlements, codes moraux…).

Contrôle social informel : intériorisé au cours du processus de socialisation ; il s’impose aux individus de façon inconsciente.

  1. L’évolution des modes de contrôle en fonction des groupes

  1. Au sein des groupes primaires
  • Exemple du contrôle social des corps : la pratique des seins nus, par exemple, est une pratique hypernormée (JC Kauffman, « La pratique des seins nus » : rapport à la pudeur, limites, réactions etc). Certains comportements humains sont sous contrôle (manière de manger, se tenir, parler, codes vestimentaires) et diffèrent selon les classes sociales, les âges et les sexes.
  • Sinon : mise à l’écart du groupe, exclusion. Donc une certaine forme de tyrannie des groupes de pairs (libertés réduites) : l’intégration au groupe n’est pas le fruit d’une négociation, il y a obligation de se conformer aux normes attendues.

C’est le contrôle social informel qui domine au sein des groupes de pairs (famille, amis, voisins…). Les sanctions peuvent être positives (valorisation, geste d’affection, récompense) ou bien négatives (punition, mise à l’écart).

  1. Au sein des relations sociales impersonnelles
  • Les individus sont insérés dans des réseaux sociaux plus vastes et plus nombreux qu’aux siècles précédents : le contrôle social est + formel.
  • Il est effectué par l’Etat, l’école, la police… avec des sanctions positives (rémunérations, médailles) ou négatives (amendes, peines de prison).
  • Exemple de la consommation de tabac et d’alcool : pas interdite mais réglementée. / ou recommandations de l’Etat : manger sainement, se protéger sexuellement, pratiquer du sport…

  1. Quels sont les processus qui conduisent à la déviance ?

  1. La déviance, une transgression de la norme

Déviance : qualifie un comportement de transgression des normes.

  • Pour le sociologue Edwin Lemert, c’est un processus en deux étapes :
  1. La déviance primaire : transgression de la norme.
  2. La déviance secondaire : reconnaissance de l’acte déviant par une instance de contrôle social.

MAIS :

  • Notion très large, qui peut correspondre à des comportements qui n’ont aucun rapport entre eux (un meurtrier, un gothique, quelqu’un qui crache par terre…)
  • Notion problématique car elle est relative au contexte : varie selon les époques (mariage homosexuel…), les espaces (différentes cultures ou pays).
  • Il existe des normes sociales (entraînent la réprobation si elles ne sont pas respectées) et des normes juridiques (sanctionnées par la loi). Parfois elles correspondent (tuer) ou sont tolérées socialement, et inversement.

  1. La déviance, le produit d’une interaction  

Stigmatisation : processus au cours duquel une personne, au nom de ses caractéristiques particulières, est discriminée, discréditée (sexe, origine, religion, handicap, âge…)

  1. L’étiquetage
  • Pour Howard Becker, déviance = processus de reconnaissance et de stigmatisation d’un acte ou d’un attribut qui transgresse une norme.
  • L’acte en lui-même n’est pas significatif pour reconnaître un déviant ; c’est « l’étiquette » qui lui est attribué (on peut être déviant sans avoir transgressé de norme : « La chasse » réalisé par Thomas Vinterberg).

  1. La carrière
  • H. Becker, « Outsiders » 1963. Il est parti d’un constat observé par l’opinion publique : un fumeur de marijuana est un accro, donc un déviant. Théorie : devenir fumeur, une carrière.
  1. Un fumeur doit d’abord entrer en contact avec d’autres fumeurs pour essayer
  2. Apprendre à apprécier le goût, les effets
  3. Apprendre la technique
  4. Savoir où/comment en trouver

Si l’une de ces étapes est inexistante, le fumeur n’est pas accro donc pas déviant. Becker voit ainsi la déviance comme une carrière : il faut respecter une suite d’étapes pour le devenir (et il peut y avoir un arrêt).  

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