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Accès aux financements des PME via le capital risque.

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Par   •  3 Octobre 2013  •  Analyse sectorielle  •  851 Mots (4 Pages)  •  564 Vues

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Accès aux financements des PME : via le capital risque

Le capital -risque est d’origine récente au Maroc. Néanmoins avec la loi relative aux organismes de placement en capital risque (FPCR), cette méthode de financement commence à se faire connaitre par les PME en croissance, d’autant plus dans un contexte de manque de liquidité bancaire et de difficultés d’accès aux autres types de financements (bancaires et via les marchés boursiers).

Le capital-risque a été introduit au Maroc en 1989 par le biais de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui a accordé entre 1987 et 1996 un total de 40 millions d’euros sous forme de concours sur capitaux à risque financés grâce aux ressources budgétaires de l’Union Européenne. La première société de gestion de fonds d’investissement (MOUSAHAMA) a été créée en 1993 par différents intervenants du monde financier. A la date d’aujourd’hui, plusieurs sociétés se partagent le marché du capital risque marocain.

Le marché du capital investissement en général a connu deux phases de développement. La première phase, qui se situe entre 1993 et 1999, est marquée par une timide pénétration du marché. La deuxième phase, connue entre 2000-2010, est caractérisée par une hausse importante des fonds sous gestion et des volumes investis. Actuellement, selon les données de l’AMIC, on compte 31 fonds de capital investissement affiliés, appartenant à 19 sociétés de gestion, et malgré la conjoncture économique peu favorable, trois nouveaux fonds ont été créés entre 2009 et 2010, dont deux sectoriels (Santé, et NTIC). Selon le rapport annuel de l’AMIC, le montant des investissements cumulés s’élève à 2.6 milliards de dirhams à fin 2010. Notons que le capital-risque et le capital amorçage ont progressé et représentent 8% des montants investis entre 2006 et 2010.

L’activité du capital risque au Maroc est encore à ses débuts. La majorité des intervenants dans le marché ciblent principalement des entreprises existantes, à fort potentiel et souhaitant se développer. Il s’agit donc essentiellement des activités de capital développement ; l’activité du capital risque (la création et l’amorçage) est très marginale. Ceci s’explique facilement du côté de l’investisseur, qui préfère avoir une meilleure visibilité sur l’entreprise cible, des états financiers déjà établi et un potentiel de TRI (taux de rentabilité interne) élevé.

Du côté des PME, ce dispositif financier apparait peu adapté car :

• La part des PME éligibles pour l’obtention d’un financement capital – risque est très faible. Ceci s’explique par l’insuffisance de leur encadrement financier et technique qui limite leur accès à ce type de financement ; et

• Les critères d’éligibilité des sociétés de capital –risque sont rigides. Leur prise de risque est limitée souvent à l’accompagnement du développement des PME ;

Les PME marocaines se caractérisent par une structure financière déséquilibrée, une organisation centralisée et personnalisée, le manque de transparence, un très faible encadrement ce qui n’encourage

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