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Forces et faiblesses du capitalisme

Dissertation : Forces et faiblesses du capitalisme. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  18 Décembre 2019  •  Dissertation  •  2 406 Mots (10 Pages)  •  82 Vues

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Benoit GABAIX

Le capitalisme a récemment été présenté comme un système irresponsable, destructeur par des minorités notamment les altermondialistes dont fait partie Greta Thunberg élu personnalité de l’année par le New York Times.                                                                                                                                                                           Cette vision est cependant erronée, le capitalisme a avant tout permis de sortir d’une société régie par la loi de Malthus et le féodalisme pour passer à une société ou le profit était certes valorisé tout comme également le progrès technique ou scientifique permettant ainsi la hausse globale du niveau de vie de la population ainsi que l’allongement de son espérance de vie. Avant lui, l’homme travaillait pour un seigneur, sa charge de travail était sans limite car Dieu l’avait placé dans cette situation, avec le capitalisme, le travailleur est au pire seulement encadré par le marché, au mieux par des lois et des normes le plus souvent mises en place par les Etats le protégeant dans son activité professionnelle.                                                                                                                               Le capitalisme est multiforme et, s’il est présent dès le 15 -ème siècle avec la mise en place de comptoirs dans les colonies, c’est véritablement au 19ème siècle qu’il s’impose avec notamment l’émergence des « factory » en Angleterre faisant ainsi d’elle la première puissance mondiale ainsi que le centre du monde. Le capitalisme a alors une forme ultra-productiviste et s’étend alors vers les Etats-Unis l’Allemagne et la France. Cette première phase du capitalisme est caractérisée par un faible coût du travail et une production très élevée entrainant ainsi des profits très élevés. Ce modèle perdure jusqu’au prémices du « five dollars day » de Henri Ford, un changement s’opère et petit à petit et le salaire n’est plus juste perçu comme un coût permettant de restaurer la force de travail des salariés comme cela est décrit par Marx mais comme une potentielle source de revenus. C’est cependant véritablement après la seconde guerre mondiale et la mise en place de politiques de relance keynésiennes que cette vision devient dominante. Le capitalisme entame sa deuxième phase et si le coût du travail augmente, les profits augmentent également, en effet grâce à ces politiques de relance ceux qui ont la propension marginale la plus importante à consommer sont favorisés et peuvent davantage consommer entrainant ainsi une hausse globale du niveau de vie, les entreprises sont également poussées à innover de par les garanties qu’apporte un brevet à savoir une situation de concurrence monopolistique temporaire (North), il en résulte ainsi une hausse globale du niveau de vie dû à la recrudescence d’innovations.                                                                                                                                                                             Cependant, un phénomène s’opère au tourant des années 70, un phénomène décrit dès 1974 par J.Hicks  et caractérisé par le passage d’une économie d’endettement à une économie de marchés financiers ainsi que par une désintermédiation, un décloisonnement et une déréglementation de ces mêmes marchés comme le décrit Henri Bourguinat . Dans ce cadre, les perspectives d’investissements et de financements des agents économiques explosent, ce phénomène est encadré et encouragé par des institutions internationales comme le GATT et l’OMC ; le capitalisme mute de nouveau et grâce à la DIPP et aux écarts de niveaux de vie entre les pays peut retrouver une forme plus productiviste.                                                                                            Le capitalisme est ainsi multiforme et évolue avec le temps comme le dit Michel Beaud dans histoire du capitalisme de 1500 à nos jours. Le capitalisme est donc un mode de production multiforme tantôt austère tantôt hédoniste (Luc Boltanski) ayant permis la sortie du féodalisme ainsi que la hausse du niveau de vie global de la population, malgré le fait qu’il présente des limites évidentes notamment en termes d’inégalités et d’exploitation du travailleur, il reste le modèle le plus viable pour une société face à l’absence d’alternatives.      

Dans cette première partie, nous verrons que le capitalisme a permis la sortie du féodalisme et qu’il a permis la hausse globale du niveau de vie de la population.  

  1. Une rupture permettant le développement des sociétés
  1. Le capitalisme est une rupture      

- La généralisation du capitalisme est corrélée à la reconnaissance de l’homme. L’individu est reconnu en tant qu’entité doté de sa propre raison, il devient sujet à part entière, c’est ce processus que décrit Françoise Dolto dans « Les étapes majeures de l’enfance ».

- Un fermier anglais au 18ème siècle à le niveau de vie d’un fermier sous l’empire Romain, cette stagnation du niveau de vie s’explique par l’asservissement du peuple qui voit en sa condition une volonté divine, l’émergence de se nouveau mode de production va voir la chute de l’ancienne noblesse et la nouvelle domination des bourgeois sur l’appareil productif.  Cette hausse du niveau de vie est dû au passage d’un capitalisme austère à un capitalisme hédoniste (Luc Boltanski).

-Le capitalisme va favoriser les échanges, en favorisant dans un premier temps les échanges des pays avec leurs colonies, puis entre les pays. Si les échanges ont toujours existé cette multiplication des interactions va favoriser la transmission des connaissances et permettre l’émergence de plusieurs pôles à savoir dans un premier temps. L’Angleterre, les Etats-Unis et l’Allemagne, la présence de ressources va également permettre l’intégration de certaines parties du monde aux échanges. Le capitalisme favorise les interactions et donc l’investissement qui peut s’obtenir par la contraction d’une dette, or celle-ci est le fondement de la société (Graeber).

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