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Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment, que peut apporter au banquier l'analyse des flux?

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Par   •  23 Avril 2017  •  Dissertation  •  9 973 Mots (40 Pages)  •  179 Vues

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Thème : RATIONNEMENT DU CREDIT BANCAIRE DES PME: PERSPECTIVE D’ANALYSE PAR L’INGENIERIE FINANCIERE A ECOBANK CAMEROUN

En vue d’obtention d’un Master II Professionnel en Comptabilité-Finance-Audit.

Développé par : YOUSSANGEUM Pierre

Maitrise en Economie Monétaire et Bancaire (Techniques Quantitatives)

Remerciements

Ce mémoire est l’aboutissement de longues années d’études parsemées d’enthousiasme, de peine, d’errances, de découragements, d’anxiétés et de joies. Pour traverser tous ces états d’âmes, le soutien du Seigneur et des personnes exceptionnelles a été d’une grande importance et je tiens à leur adresser quelques mots de reconnaissance. Je tiens d’abord à remercier mon encadreur Dr ONOMO qui par sa patience, ses commentaires pertinents, sa rigueur, et sa disponibilité m’ont amené graduellement à l’aboutissement de ce travail.

Mes remerciements vont également à ma hiérarchie professionnelle dans la Structure ECOBANK qui a bien voulu évaluer ce travail et apporter leur expertise et soutien inégalable.

J’éprouve une reconnaissance toute spéciale à l’endroit de ma famille (mon épouse AISSATOU Adèle, mes enfants YOGUEM MERCY, NYAHNO Victorien et NEYMADJI Princesse Sephora) qui doit être soulagé me voir finir ce mémoire. Vous m’avez toujours encouragé, soutenu, et secoué chaque fois que j’étais sur le point de me décourager et lâcher ce travail avec trop de peine, merci à tous. Je m’excuse pour mes absences et vous remercie pour tout le bonheur d’être mes progénitures, vous êtes si précieux à mes yeux et j’espère que vous allez comprendre que la réussite est le fruit de l’effort et des sacrifices.

Je dédie également ce travail à la mémoire de mes feux parents MOUKOUNDA David et MAKIYANOUDJI Madeleine qui avaient su me fortifier de leur souvenance spirituelle.

Enfin, mes remerciements s’adressent à tous les membres de ma famille, ma belle-famille, ainsi qu’à tous mes amis et collègues qui ont contribué d’une façon ou d’une autre, de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

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La banque est la firme spécialisée dans la production de liquidité. Son métier est de répondre à la demande des « fonds » dont les agents non-financiers ont besoins pour régler les dettes et/ou pour réaliser les dépenses, immédiates ou futures. En termes d’asymétrie d’information, la situation de la banque est ambivalente. D’un côté, son information sur les emprunteurs est plus riche que celle qui peut avoir des investisseurs isolés : l’avantage déterminant qu’a la banque dans la capacité d’expertise des emprunteurs. Le fait que la banque assure la tenue des comptes lui donne en effet une sorte de monopole sur une foultitude d’informations « privées » qu’elle peut mémoriser et utiliser, que ce soit pour choisir ses emprunteurs, surveiller la réalisation des contrats ou encore élargir la gamme des produits à la clientèle. La combinaison de services de paiement et d’intermédiation confère un avantage irréductible aux banques par rapports aux autres intermédiaires financiers dans la réduction des asymétries d’information. La source principale des asymétries d’information provient de la disparité entre l’information dont disposent les entreprises à la recherche de crédit et les fournisseurs de fonds dont on suppose habituellement qu’ils sont désavantagés sur le plan de l’information en comparaison avec les initiés de l’entreprise. Selon P. Roger (1988) l’asymétrie d’information peut avoir deux origines : soit du fait d’un partenaire disposant d’une information de plus que l’autre, soit des couts d’obtention de l’information et ces derniers entrainent probablement le phénomène de rationnement du crédit. Deux aspects directs de l’asymétrie d’information sont l’anti-sélection et le risque.

En effet, la tenue des comptes des clients est une source d’information continue pour la banque (périodicité et montant de revenus, capacité d’épargne, éventuels accidents de paiement etc.) qu’elle peut mobiliser lors d’une demande de prêt pour évaluer la solvabilité de l’emprunteur. Mais d’un autre côté, dans sa relation avec les agents non financiers telles que les entreprises notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Ces dernières sont considérées comme le levier de croissance économique en raison de leur capacité d’innovation de création d’emploi et de richesses. La banque est victime malgré tout d’asymétrie d’information dans la mesure où elle ne peut pas empêcher totalement ses clients et emprunteurs d’adopter éventuellement des comportements opportunistes, particulièrement les PME. Sachant que le financement est une condition sine qua non (absolue) du démarrage d’une activité commerciale ou artisanale ou du développement d’une entreprise. Or, certaines PME ne parviennent pas à se financer auprès des établissements de crédit, l’une des graves difficultés de nombreuses PME, en particulier dans les années 1990 et 2000, reste un problème récurrent qui se pose toujours dans le temps. En effet, les financements octroyés l’établissement prêteur exige une attention minutieuse sur la contrepartie, qui passe par une analyse financière détaillée elle-même dépendante de nombreuses informations, et pas seulement de celles transmises par l’entreprise. Ce qui conduit inéluctablement la banque à mettre en œuvre des mécanismes permettant d’éviter l’anti-sélection, l’aléa moral et l’opportunisme lors de l’étude d’un dossier de crédit et tout au long du processus de la relation de crédit (avant, pendant et après l’octroi de crédit) (Sharpe, 1990) d’où certains agents non financiers se trouvent dans une situation rationnée par les établissements financiers pourvoyeurs des fonds (les banques surtout). Ce qui conduit au contexte global de notre étude.

Dans une économie d’endettement, le crédit est le principal outil de création de la monnaie. C’est un acte par lequel une Institution financière met à la disposition de ses clients une somme d’argent moyennant le paiement d’un taux d’intérêt (prix d’argent) pour une période bien déterminée. En effet, le crédit joue un rôle très déterminant dans la croissance économique ; l’évolution des prêts et l’utilisation de ceux-ci dans les secteurs rentables auront un impact positif sur le développement économique à travers l’augmentation des investissements, de la production et de la consommation. Par ailleurs, lorsqu’il y a croissance économique, certaines Institutions financières ont tendance à augmenter le volume de crédit du fait que les conditions macro-économiques sont favorables (ce qui facilite le remboursement). Toutefois, lorsqu’un investisseur octroie un prêt, il ne s’intéresse qu’à la rentabilité des capitaux empruntés, à son objectif personnel et son autonomie de gestion ; par contre le préteur apprécie plutôt la solvabilité et le respect des engagements de l’emprunteur.

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