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Philosophie dissertation

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Par   •  19 Avril 2019  •  Fiche de lecture  •  2 000 Mots (8 Pages)  •  74 Vues

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Devoir maison 3 : Philosophie                Quentin Guillou

Tout peut-il s’échanger ?                    TES3

                                             Vendredi 5 avril 2019

Dès la sortie de la seconde guerre mondiale, la volonté de reconstruction et de prospérité a placé le libéralisme maitre de nos sociétés en plaçant l’échange, dont celui économique avec le volonté du profit et du « toujours plus » à son point d’orgue, le prolétaire louant ainsi son travail aux bourgeois par exemple. Les deux contractaires d’un échange doivent en effet  trouver un interêt dans l’échange, or face à l’exploitation du bourgeois sur le prolétaire, que reste-il au peuple mis à part sa force de travail ? Quant à la liberté de commerce, qui serait garante de la prospérité des peuples, peut-on croire et affirmer que tout biens seraient échangeables, même lorsque ceux-ci bafouent morale et donc l’ordre social. De plus, supposer que tout peut s’échanger équivaut à admettre que n’importe quel objet, personne, valeur peuplant la Terre pourrait trouver un équivaillent, à valeur égale, ce qui parait compliqué à justifier, malgré l’interdépendance de nos sociétés qui renforce l’omniprésence de ce phénomène. Ainsi, peut on affirmer légitiment que chaque composant de la Terre puisse à travers le nouage d’un contrat s’échanger ?

        Il est perceptible de voir la nécessité d’échanger. Celle ci permet en effet d’enrichir nos sociétés à travers les différentes cultures mais est également facteur de lien social, à travers l’unité que ceux-ci génèrent. 

                Effectivement, nos sociétés, au début indépendantes les unes des autres, ont su se rencontrer, permettant ainsi un enrichissement culturel.  

Alors que durant l’ère préhistorique les hommes ne se réunissaient pas en groupe, formant ainsi une société, les hommes le sont aujourd’hui, et c’est en partie grâce à l’échange. Ils permettent en effet la rencontre entre plusieurs individus, qui sans cette nécessité d’échanger, ne se seraient probablement jamais rencontré ni unis. L’échange donne le respect entre les Hommes, par la connaissance que ceux-ci se transmettent, ce qui permet de mieux comprendre l’autre.

Ainsi, connaitre les langues, les traditions ou encore les cultures construisent et développe peu à peu notre savoir personnel, que nous transmettons autour de nous. De ce fait, lorsque l’on s’intéresse, étudie, et donc échange avec autrui, l’on comprend sa façon de faire et de percevoir les choses. Cela permet la tolérance envers autrui et les autres cultures, donc le fonctionnement n’aurai pas été compris à premier abord. L’échange bouleverse ainsi le mode de vie de l’homme en agissant tout au long de sa socialisation, ce qui lui permet de remettre en question ce qu’il considère comme acquis et d’évoluer vers un homme davantage construit et ouvert d’esprit. Cela s’est montré bénéfique au sein de nombreuses sociétés. En effet, au XVIIe et  XVIIIe siècle, dans de nombreux pays européens, les jeunes aristocrates (britanniques, français, scandinaves…) effectuaient un long voyage appelé le « Grand Tour » pour parfaire leur éducation et élever certains de leurs centres d’intérêts. Ce voyage éducatif, fondé sur les humanités grecques et latines, à travers l’échange, permettait ainsi un enrichissement des cultures européennes.

                Ces échanges favorisent également le lien social, et sont le résultat de la liberté des hommes.    

En effet, l’homme comme il est écrit dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, est né libre. Il dispose ainsi d’un libre-arbitre et d’un usufruit lui permettant le libre usage de son corps. Ainsi afin de respecter et de ne pas brider la liberté des Hommes, il sera nécéssaire de tout échanger pour assurer la satisfaction de la société. C’est au nom de ce droit de disposer librement de son corps que certains légitiment le droit de pouvoir vendre ses organes, ceux-ci leur appartenant à eux, pourquoi le libre-usage d’une partie de leur corps ne leur reviendraient pas, dans le but de l’échanger comme un objet qui permettrait de satisfaire un désir ou un besoin. Ce libéralisme économique absolu peut toutefois poser des questions éthiques, voir morale. Egalement, l’échange pourrait permettre l’égalité naturelle que réclame Rousseau. Ainsi, par les échanges économiques, une redistribution adéquate favorisant l’équité et donc la véritable égalité de la société serait bénéfique. La société. Les membres de la société étant tous interdépendant, la société ne peut pas fonctionner avec l’inégalité, notamment décriée dans le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, essai du philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau publié en 1755.

Ainsi, le lien social est assuré à la fois par l’enrichissement des sociétés permis par les échanges rendant les individus interdépendant. Par les échanges, les hommes s’enrichissent, intellectuellement, spirituellement ou matériellement, il pourrait donc sembler nuisible au progrès humain de les limiter. Toutefois, malgré les avantages apparent de ces échanges, peut-on réellement supposer que tout échanger ne se ferait pas au prix de conséquences douloureuses ?

        Et donc, tout échanger se fait parfois au dépend des hommes et de leur morale. 

                En effet, avec l’échange qui se développe, la volonté du « toujours plus » arrive elle aussi à son apogée. Alors qu’il servait originellement la satisfaction des besoins, et parfois l’épanouissement à travers certains désirs, il permet aujourd’hui l’accroissement d’une richesse qui ne cesse de repousser les limites. Alors que le contrat au sein d’une société, suppose que personne ne soit au dessus des autres ou au dessus de lois, par on côté économique, il semble pervertir les hommes et aller à l’encontre de l’intérêt commun. En effet, cela s’illustre notamment dans un comportent culturel, basé sur le don, le le potlach. C’est en réalité un système de contre dons, comme dans des tribus indiennes, où une tribu organise une grande cérémonie et invite le chef rival. Tout cela dans le but d’impressionner la tribu rivale et lui montrer sa puissance et sa domination. Or, remplir ces objectifs, non nécéssaire à la survit réelle de la tribu est en réalité une aberration économique qui peut mettre la situation du peuple en difficulté face aux grand moyens employés durant la cérémonie. De plus, cet échange se fait sous forme d’une double obligation : recevoir, puis rendre. Ainsi, le don n’est pas toujours désintéressé et permet bien souvent de créer une forme de hiérarchisation. On peut ainsi le percevoir comme valeur d’individualisme et don contraire à l’intérêt commun.

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