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Cultural Studies

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Par   •  30 Octobre 2022  •  Cours  •  6 124 Mots (25 Pages)  •  70 Vues

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Cultural studies

Introduction

NOTIONS : -culture code -HOGGART-hégémonie-GRAMSCI-études en réception-déviance-sous culture-

Aussi les points de l’école de Chicago, avec les notions de déviance et sous-culture

WILLIAMS :la dualité culturelle qu’il observe entre une culture d’élite et une culture de masse ne ferait que refléter la domination sociale structurelle exercée par une minorité qui contrôle les appareils de diffusion de la culture et reproduise son pouvoir sur une majorité. 

« la race est la modalité́ par laquelle la classe est vécue » (Hall, 1980)...

Sous-Courant  : black british cultural studies

Gender and Queer :Créant une théorie collective de la notion de genre et différentes sexualités

ϒLe courant théorique qui suit le structuralisme ( 60’s), MAIS =
 intérêt pour le discours médiatique et ses effets,
 replace le sujet au cœur de sa réflexion.
 LA MÉDIATION est pensée en rapport étroit avec le sujet, l’acteur et l’audience.

D’analyser ces stéréotypes de genre ,de classes, à travers les médias

Contexte d’apparition de ce courant :

-Les cultural studies se construisent dans les années 60 sur les polémiques qui surviennent aux Etats-Unis autour de la notion de culture de masse. Ces polémiques sont un écho des travaux européen mais les réflexions proposées marquent durablement la pensée sociale sur les médias.

-Les critiques américains réagissent à une série de phénomène particulièrement marquée en Amérique du Nord et donc aux États-Unis comme l’extrême croissance des divertissements publics de tout genre (spectacle, concert, radio …) et la diffusion massive de publicités sous toute forme de support.

-Les cultural studies vont observer ces objets populaires dont l’école de Francfort et le Structuralisme se méfient. 

Il y a 3 caractéristiques qui ressortent dans les études menées aux Etats-Unis : 

  • Les contenus sont largement diffusés à des publics essentiellement constitués de masse de travailleurs qui ont rejoint la société de consommation grâce à l’enrichissement progressif d’après-guerre. 
  • La diffusion de masse suppose la mise en place d’un nouveau genre d’industrie (appelée l’industrie culturelle par l’école de Francfort)
  • Les critères esthétiques qui président à cette production de masse sont nécessairement nivelés, il y a une forme de standardisation. 

Constatant ces phénomènes caractéristiques d’une société de masse, certains intellectuels américains pointent le caractère inférieur de cette culture de masse : la perte d’originalité du message, la destruction des valeurs esthétiques donc finalement de la capacité critique des individus qui sont complétement engloutis par les médias et la culture de masse. 

: La culture de masse est entrée dans la vie quotidienne des citoyens

Les élites américaines observent que cette culture de masse détruirait progressivement le lien social qui unissait les gens auparavant parce que la somme des individus serait plus encline à consommer une culture facile et distrayante qu’à rester encrés sur leurs cultures traditionnelles. Les cultural studies émergent en contre-point de ces intellectuels américain et vont tenter de dépasser ces reproches pour préciser les effets de la culture de masse sur les sujets. C’est cette volonté de contredire un discours élitiste venant de l’Amérique du Nord autour des consommateurs de ces cultures de masse que va naître le courant des cultural studies. 

Eric Maigret, dans une interview, met en avant deux aspects : Les cultural studies sont MOINS ancrés dans le marxisme que les autres écoles critiques, elle ne s’intéresse donc pas aux superstructures mais vont davantage s’intéresser au microcosme des cultures populaires et aux subcultures. 

https://www.dailymotion.com/video/x8mzqk

Cultural studies : ne plus se contenter d’une pensée parfois un peu pareusseuse, mais que le pouvoir est interpersonelle, il est présent partout, il faut le penser dans les médias de masse.

Les auteurs des origines

(LEAVIS-HOGGART-WILLIAMS)

-Franck Raymond Leavis (1895-1978) est considéré comme un précurseur des cultural studies. Dans les années 30, il s’interroge sur le développement du capitalisme et ses effets sur la culture. Il écrit un ouvrage en 1930, Mass civilisation and minority culture, dans lequel il développe son idée sur l’utilisation des écoles pour propager la connaissance de valeurs littéraires qui soient susceptibles de donner aux élèves les outils d’appropriations de la culture donc la comprendre et l’interpréter de façon pertinente. L’approche de Lewis est donc basée sur l’éducation, l’analyse textuelle, la recherche du sens et les valeurs socio-éducatives. Pour lui, la connaissance des valeurs littéraires doit permettre aux individus de vivre dans une société des romans savons, du travail aliénant, des publicités stupides et des médias de masse abrutissants. Lewis propose une sorte d’éducation aux médias. 

-Richard Hoggart (1918-2014) est un des fondateurs des cultural studies. Il publie un ouvrage, The Uses of literacy en 1957, dans lequel il s’intéresse à la working class (classe ouvrière) et à son rapport à la culture.

Penser le monde contemporain comme intégralement culturel.

-Approches ethnographiques réalisée dans les milieux socialement défavorisés

 Dans cet ouvrage, Hoggart décrit les changements qui ont affectés ces classes ouvrières sous une forme d’hommage à la résistance populaire face à cette culture de masse et une critique de celle-ci. Hoggart prétend que le consommateur lorsqu’il est en contact avec la culture de masse à toujours conscience du décalage entre le monde réel et le monde représenté. La méthode de Hoggart est fondée sur des approches ethnographiques (étude des groupes humains qui consiste un groupe homogène), il va travailler cela par l’observation et les entretiens qu’il va mener auprès des individus issus des milieu socialement défavorisés. Il a d’autant plus de facilité à le faire qu’il provient de cette classe populaire et donc il la connaît bien. Hoggart tente d’envisager la façon dont la culture de masse et notamment le discours des médias sont reçus et réinterprétés par les publics populaires. Il y aurait une forme d’indifférence des lecteurs populaires par rapport aux conseils des journalistes sur la politique et notamment sur ce qu’il appelle la politique baratin. A l’époque de la publication, la pensée commune était pourtant que pour les publics populaires l’appropriation de la nouvelle culture semblait faire problème, on avait l’impression qu’ils n’avaient pas la capacité de comprendre cette culture de masse.

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