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Analyse Pratique: Infectiologie Hygiène

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Par   •  25 Janvier 2014  •  2 637 Mots (11 Pages)  •  755 Vues

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UE 2.10:Infectiologie Hygiène

SARM ET PROTOCOLES

Élève en soins infirmiers de première année, j'effectue mon premier stage dans un Centre Hospitalier dans le service de court séjour gériatrique. Le service compte 40 lits répartis sur 40 chambres.

Dès mon premier jour donc le 20 novembre, après m’être présentée à l’équipe soignante je découvre ma première relève, on me précise alors qu'il y a un patient en isolement contact dans le service, il a des plaies colonisées par un SARM, Monsieur C.

N'ayant encore que très peu de connaissances théoriques et découvrant le travail soignant sur le terrain, je me suis tout de suite intéressée à ce patient et son isolement.

Donc le 2ème jour avant de suivre les aides soignantes, comme j'allais rentrer dans la chambre du patient en isolement, j'ai demandé s'il y avait des documents dans le service sur les protocoles d'hygiène. J'ai cherché le protocole standard et complémentaire afférent à ce type d'infection mis en place dans le service pour éviter que la bactérie touche d'autres patients. Ensuite j'ai étudié le dossier du patient, pris des notes pour connaître la personne et la pathologie puis j'ai complété mes recherches sur le SARM via internet.

Une fois mes recherches effectuées j'ai pu prendre part aux soins apportés à MC. que je vais présenter.

MC. a 87 ans, il mesure 1m74 pèse 74 kg, est retraité de la maçonnerie, il est veuf, a 2 enfants, un fils chez qui il vit et une fille. Il est arrivé à l’hôpital suite à une chute à domicile le 5/07/2013, envoyé par son médecin traitant et pris en charge en médecine 2 le 10/07/2013. MC. à son arrivée a une luxation de l'épaule gauche et une altération de l'état générale (AEG) ; de plus ce patient présente une surinfection de plaies variqueuses au niveau des membres inférieurs dans un contexte de négligence à domicile. Vu l'état de ses plaies le service de médecine 2 fait immédiatement un prélèvement et l'envoie au laboratoire d'analyse. Les examens biologiques révèlent que les plaies sont colonisées par un Staphylococcus Aureus Résistant à la Méticilline=SARM.

MC. est alors placé en isolement septique type contact, sans traitement symptomatique.

MC. est par la suite déplacé dans le service de soins de suite et de réadaptation (SSR2) de l’hôpital le 23/07/2013 car un retour à domicile semble être difficile au vu des conditions de vie de MC. chez son fils et les problèmes relationnels entre eux dus à l'alcoolisation du patient et apparemment du fils . Un recueil de données est alors effectué à l'entrée dans le service et montre que le patient a des troubles cognitifs, des changements d'humeur certainement dus aux problèmes d'alcoolisation chronique vu par la psychologue du service, de multiples plaies variqueuses colonisées par un SARM sur les membres inférieurs, des antécédents d'hypertension artérielle, d'hypertrophie prostatique, et un déambulateur pour se déplacer. MC. reste en isolement septique ; le suivi des analyses biologiques montrent que les plaies sont toujours colonisées par le SARM.

Le 24 octobre je commence ma matinée par une relève entre équipe de nuit et équipe de matin, ensuite je suis les aides soignantes dans leurs soins apportés aux patients. MC. sera lavé en dernier en respect du protocole établi dans le service suite au SARM du patient. J'observe donc une des aides soignantes dans ses toilettes puis je vais aider à la distribution des petits-déjeuner. Je retrouve alors MC. dans le couloir en train de se servir sur le chariot devant sa chambre, je le préviens alors que nous allons passer et que, s'il a besoin de quelque chose, nous pouvons lui apporter à ce moment là. Il me répond alors que vu le prix qu'il paye il estime avoir le droit de changer ses protections quand il le souhaite, il retourne dans sa chambre avec son butin pour se changer. Je fais part à l'IDE de ce que j'ai vu. Au moment du débarrassage des plateaux, MC. est retrouvé dans la chambre de son voisin en chemise fendue, il n'a pas encore eu son aide pour la toilette et se rase avec le rasoir électrique du voisin en discutant tranquillement.

MC. ne comprend pas alors pourquoi nous le ramenons dans sa chambre et lui expliquons pour la Xème fois qu'il ne doit pas sortir ou du moins ne pas toucher aux affaires des autres patients ou même toucher aux patients directement.

Partant de ce que j'ai pu observer et les recherches que j'ai effectuées sur le SARM et les protocoles applicables, je vais maintenant présenter mon analyse.

MC. a donc des plaies variqueuses sur les membres inférieurs colonisées par un Staphylococcus Aureus Résistant à la Méticilline. Une plaie variqueuse se caractérise par une perte de substance au niveau de l'épiderme. Elle n'atteint généralement que les deux premières couches superficielles de la peau : le derme et l'hypoderme. Les plaies variqueuses sont dues à une accumulation de sang au niveau des veines, provoquant de fortes démangeaisons. Dans la zone de stase (où le sang stagne), la paroi veineuse est très affaiblie et la varice apparaît en relief sous la peau.

Au moindre choc, traumatisme ou grattage intensif, une plaie peut survenir :

Dans la zone variqueuse, sous l'effet du grattage et de la fragilisation de l'épiderme, la peau se creuse et un cratère apparaît en surface.

La plaie est suintante ou infectée, ce qui l'empêche de cicatriser correctement.

Elle continue alors à s'étendre et se creuser. La peau ne peut plus bourgeonner.

Cette complication est très fréquente chez les personnes âgées, car elles ont plus de mal à cicatriser.

Un SARM comme tous les staphylocoques, est un coque à Gram positif d'un diamètre d'environ 1 micromètre apparaissant en amas à l'examen microscopique. Il est immobile, non sporulé et ne présente pas de capsule visible au microscope optique. Le Staphylococcus aureus est d'abord un germe pyogène et toxinigène responsable de la plupart des infections suppurées de la peau et des muqueuses ; il surinfecte souvent les plaies négligées et est responsable de nombreuses infections nosocomiales et communautaires qui représentent un problème de santé publique.

Le principal "réservoir de virus"

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