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Introduction : les racines juives du christianisme

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Par   •  17 Décembre 2018  •  Fiche de lecture  •  2 752 Mots (12 Pages)  •  196 Vues

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Histoire de l’Eglise

Sujet : étude de l’Introduction du livre

Les racines juives du christianisme

de Frédéric Manns

Introduction

Les racines juives du christianisme aux Presses de la Renaissance – 2006

L’auteur :

[pic 1]

 Frédéric MANNS  ofm (ordre des frères mineurs franciscain) prêtre français habitant à Jérusalem (+40 ans)[pic 2]

né en octobre 1942 (75 ans) à Windhorst (Croatie) devenu Nova Topola (Bosnie-Herzégovine) 

Diplômé de Littérature Classique (Université de Lyon 1964)

Licence en théologie avec spécialisation biblique (SBF Jérusalem[1] 1973)

Doctorat en Écriture Sainte (délivré par la Commission biblique pontificale[2] 1988)

Professeur et directeur émérite actif du Studium Biblicum Franciscanum SBF depuis 2002

Directeur du SBF (1996-2001)

Directeur adjoint du SBF (1990-1993)[3]

Professeur d’exégèse du Nouveau Testament et de littérature juive ancienne depuis 1984.

Bibliste spécialiste de la relation entre le judaïsme et le christianisme dans les premiers siècles et de ses implications exégétiques (contexte juif du Nouveau testament), particulièrement dans l'Évangile selon Jean. En 2008, il a participé au Synode des Évêques sur le thème de la Parole de Dieu en tant qu'expert nommé par le Saint-Siège.[4]

Résumé

Mise en exergue d’une citation de Frédéric Mistral[5] « Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. » tirée de Lis isclo d’or (Les îles d’or).

Dans cette introduction Frédéric Manns tente de démontrer pourquoi il est nécessaire pour le christianisme de redécouvrir ses racines juives.

I - Etat des lieux et enjeu :

Constat de départ

L’introduction s’ouvre avec une citation du Cardinal Roger Etchegaray[6] tirée d’un discours prononcé le 6/11/1983 (23ans) lors du synode des évêques à Rome. Ce dernier interroge l’Eglise sur ses origines juives et sur ce qui signifie pour elle la co-existance avec le judaïsme, en termes de relation mais aussi par rapport à sa propre mission. La mise en parallèle des relations de l’Eglise et d’Israël et de la parabole du Père qui avait deux fils, insiste sur le fait que Le Salut donné par Dieu ne peut être confisqué par l’un ou autre. Les deux ne sont pas en compétition, mais le fruit de l’Histoire du Salut. L’auteur met ces propos en lien avec Nostra Aetate[7] (41 ans en 2006) du Concile Vatican II en souligne l’actualité notamment à Jérusalem où il vit (22 ans en 2006) et où se côtoient les grandes religions monothéistes.

L’enjeu

Il appuie son propos en prenant pour exemple Giorgio La Pira[8] qui a œuvré pour la paix dépendante selon lui de « la réconciliation des fils d’Abraham ». L’auteur nous invite sans naïveté à entrer dans à la même démarche devant la montée des fondamentalismes.

Des signes ont été posés par l’Eglise : Nostra Aetate 1965, commission de dialogue Saint Siège-Israël 1974, visite de Jean-Paul II à Jérusalem 2000.

L’Eglise ouvre la voie du dialogue pour rechercher la Paix.

Le livre propose une réflexion à propos des racines juives du christianisme pour rechercher la Paix par le dialogue. L’auteur veut tenir ensemble : Israël comme peuple élu, choisi par Dieu et l’incarnation (la condescendance) de Dieu en Jésus. L’auteur rappelle que les Pères (Origène IIIs, St Jérôme IVs) reconnaissaient « cette fraternité » et dialoguaient avec les Rabbins (Rabbi Bar Hanina IVs) l’oublier c’est risquer le Marcionisme[9] c’est-à-dire un rejet systématique et brutal du judaïsme c’est-à-dire de l’Ancien Testament et du Dieu des juifs qui s’opposeraient au Nouveau Testament et au Dieu des chrétiens.

II- Etudier les racines de l’Eglise quelle signification ? Argumentation

Métaphore de l’arbre

L’auteur développe l’image de l’arbre. Sans racine ou avec des racines malades c’est la mort ou le retard de croissance. La bonne santé des racines se voit dans la vigueur de la ramure et dans sa croissance équilibrée. Place particulière de l’olivier (Jg 9,9[10]) dont l’huile honore Dieu et les hommes.

Reprise de Rm 11, 17-24[11] avec l’image de deux oliviers : un cultivé (juifs) et l’autre sauvage (païens). Une branche de l’arbre sauvage (les païens reconnaissant Jésus comme Messie) est greffé sur le cultivé qui porte la racine et qui a été émondé de ses branches symbolisant les juifs incrédules. L’ensemble forme un nouvel arbre (nouvelle communauté). L’image est reprise au Moyen Age par le Rabbi Eléazar (petit fils de Rachi) en commentaire de Gn 12,3[12]. Des étrangères ont épousé de grandes figures bibliques (Ruth épouse de Booz grand-mère de David, Naama épouse de Salomon, Aséneth épouse de Joseph, Séphora épouse de Moïse).  L’olivier cultivé a déjà reçu des branches païennes.

Le peuple chrétien est comme une branche greffée sur l’olivier cultivé. Il reçoit donc son identité d’un autre : le peuple juif. C’est plus que dire que Jésus était juif et que cela transparait dans la culture et la liturgie de l’Eglise. Il nous faut reconnaitre l’Ancien Testament comme racine (déjà au IIs contre Marcion) pour rechercher la globalité du Mystère du Christ. Le reconnaitre ne suffit pas.

Quelle mission pour l’Eglise et pour Israël ?

Il existe un mystère dans la co-existance du christianisme et du judaïsme. Il faut s’interroger sur la mission du peuple juif. Car St Paul lui-même dit que la Nouvelle Alliance n’a pas remplacée la première Rm 11,29[13].

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